Accéder à Facebook en mobilité… sans l’app Facebook (qui est le Mal)

Facebook, c’est probablement ce qui s’approche le plus d’un des cavaliers de l’Apocalypse, un autre étant Donald Trump, et… non, en fait, plus j’y réfléchis et plus a) c’est pas cool pour les cavaliers de l’Apocalypse et b) ils ne sont que quatre et y a largement trop de candidats aux postes par les temps qui courent.
Donc : parmi les comportements déloyaux et insupportables du réseau bleu, il y a celui de son application. L’application Facebook bouffe ta batterie (et tes enfants), pourrait bien écouter ton smartphone pour te « rendre service » (probablement le même raisonnement qui consiste à dire que la pub est « utile »), a longtemps joué un son inaudible en fond pour que l’app reste active (et donc collecte des données)… Facebook, c’est vraiment le mal, on a tout intérêt à revenir au bon vieux RSS pour organiser sa veille, mais bon, on n’a pas forcément le choix d’être dessus, pour diverses raisons. Prenons moi, par exemple, parce que je trouve que c’est un bon exemple, je ne suis pas du tout partial : s’il ne tenait qu’à moi, j’aurais #deletefacebook depuis au moins trois baux (pluriel d’un bail, on est d’accord) MAIS, auguste lectorat, tu t’y trouves, et je ne veux pas te laisser tout seul (ou, plus sérieusement, me couper de cet important canal d’échange où les conversations – chouettes par ailleurs ! – ont lieu).
Mais alors ? Comment s’affranchir, tel un beau timbre, de cette application démoniaque ? J’en parle, parce que c’est une astuce finalement assez mal connue, constaté-je, et donc, faisons-la connaître.
La version la plus simple : Facebook offre un site web mobile qui présente quasiment toutes les fonctionnalités de l’app… sans l’app. Il est donc entièrement possible de virer manu militari l’app de son téléphone, et d’accéder uniquement au réseau via son navigateur. (On peut, dans la foulée, virer cet étron de Messenger avec, dès lors qu’on ne veut pas avoir les notifications – et vous devriez les avoir désactivées depuis toujours, donc ça n’a pas d’importance – parce que le site mobile offre aussi accès à Messenger.) Pour un raffinement d’esthète, tous les navigateurs mobiles dignes de ce nom proposent d’ajouter un lien direct vers le site en page d’accueil : ça simule l’apparence d’une app, sauf que ! Non ! Haha ! Sous Safari, c’est dans la feuille de partage (capture d’écran par ici ou par là).

Raffinement supplémentaire : pour éviter les manipulations agaçantes et ajouter quelques fonctionnalités pratiques, il existe des apps qui se proposent d’encapsuler le site mobile de Facebook dans une app à part entière… mais qui n’est pas Facebook non plus. Sur iOS, j’utilise Friendly (lien d’affiliation) qui existe en version gratuite financée par la pub, ou sans contre un achat intégré modique (aussitôt acheté, parce que le but, c’est justement de s’affranchir de la pub). Pour info, Friendly propose aussi la même chose pour Twitter, ce qui permet de tout rassembler au même endroit. J’ai moins de griefs contre l’application mobile de Twitter, mais si jamais ça vient, je saurai quoi faire. Je suis sûr qu’il existe des tas d’autres applications similaires tout aussi bonnes, ainsi que sur Android, à vous de voir.
Un mot d’avertissement quand même : le générateur de code Facebook est associé à l’application mobile. Plus d’app, plus de générateur de code, ce qui peut compliquer votre connexion à de nouveaux appareils quand le réseau voudra bien s’assurer que vous êtes bien vous et pas un hacker qui dira à tout le monde comment il a gagné un Samsung Galaxy S-trente-douze en envoyant POUTINE au 7 20 20. En gros, il faudra demander tous ses codes de validation par SMS et non plus avec le générateur. Mais pour moi, ce petit désagrément (présent uniquement à la première connexion sur un nouvel appareil) en vaut très, très largement la chandelle.
Ce samedi, rencontrons-nous autour de l’imaginaire à Sèvres !
Sèvres ! C’est proche de Paris ! (Et pas de Babylone, je vous ai vu venir, humph.) Et c’est bien, car il n’y a pas tant que cela d’événements relatifs à l’imaginaire dans la ville-lumière, et nous allons nous éclairer mutuellement de notre clarté… Je… Cette métaphore est naze.
MAIS l’événement est l’opposé de mes métaphores de blog (soit : l’opposé de naze), à ce que j’ai entendu dire, car devinez quoi ! Ce sera ! Ma première fois là-bas ! (Toute toute première fois.) Yeah.
Rendez-vous donc ce samedi, à la médiathèque de Sèvres dès 10h, ainsi qu’à tous les lieux indiqués sur l’affiche ci-contre, là → ou bien là ↑ si vous êtes sur mobile, enfin un mobile pas trop grand, parce que sinon après ça dépend, et ça peut, oui, oui, bel et bien dépasser.
Bref. Sèvres. Samedi. Super chouette. Venez. Sinon je continue cet article, et aucun de nous n’en envie de ça, on est bien d’accord.
Procrastination podcast S03E05 : « Retours des poditeurs 01 »

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Retours des poditeurs 01« .
Une nouveauté de cette saison de Procrastination : tous les cinq épisodes (au plus), Mélanie, Laurent et Lionel vous proposent de revenir sur vos commentaires, retours, questions reçus au sujet du podcast. Si un thème est trop vaste, il pourra donner un épisode à part entière, mais c’est le lieu idéal pour discuter de points de détail ou éventuellement revisiter rapidement un sujet précédent. Au programme de cet épisode :
– Peut-être pourrait-il y avoir davantage d’exemples tirés d’autres genres que l’imaginaire dans le podcast ?
– Pourquoi ce titre, Procrastination ?
– Pourriez-vous faire une émission sur la cartographie ?
– Ne pas vouloir lire… peut conduire à un plagiat involontaire.
– Word peut-il vraiment servir à écrire un livre ?
– Lionel Davoust fera-t-il une imitation idiote dans cet épisode ?
Pour transmettre vos questionnements et retours, l’endroit le plus indiqué est le fil correspondant de la saison sur le forum Elbakin.net : http://www.elbakin.net/forum/viewforum.php?id=31Références citées
– Writing Excuses https://writingexcuses.com
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Exactement le truc à ne pas faire
Je veux dire, si tu viens là, c’est que tu as des raisons de ne pas y voir clair, donc bon.

Mais si, en fait ! Je vois la lumière ! Je vois la lumière ! Je voaaAAAAAAAAAAAAAH
De la porte NON DIMENSIONNELLE comme avancée science-fictive majeure

Aïeuh.
Une réflexion parfaitement aléatoire mais qui m’a amusé l’autre jour : quand je découvrais, à grands renforts de Canal Jimmy et d’un ami qui enregistrait religieusement tout sur Sky grâce à sa parabole pour me faire des COLIS DE VHS MA POULE (eh ouais, c’était avant le partage par Internet et toutes ces technologies de zazou), quand je découvrais, donc, la licence Star Trek dans tout ce qu’elle a de chouette à l’ère moderne (The Next Generation en tête), forcément, je m’efforçais de partager la Bonne Parole auprès de mon entourage.
Le geek en moi était totalement fasciné par l’esthétique du LCARS (les interfaces tactiles de l’Enterprise), l’usage du moteur d’Alcubierre, et j’étais profondément marri quand mon entourage supposément bienveillant et intelligent me faisait à un moment cette réflexion :
« Ouais, bon, c’est sympa ton truc, mais leurs portes, là, c’est un peu abusé, non ? Elles s’ouvrent comme par hasard quand l’équipage veut les traverser, c’est quand même bidon, haha. »
(Alors le moteur à distorsion, les extra-terrestres surpuissants façon Q, Data l’androïde, les phasers, TRANQUILLE, mais toujours, bordel, on me parlait à un moment de ces foutues portes. C’est à ça que vous comprenez que je suis le dangereux déviant dans cette famille.)
« Euh… Nan… disais-je, soudain saisi d’un élan d’éloquence rare. Mais bon, tu vois, ils ont une technologie avancée, hein, alors les portes, elles détectent quand les gens veulent les traverser, et elles s’ouvrent quand ils s’en approchent, mais si… genre… t’es en train de discuter avec quelqu’un… Que tu restes juste devant… » À ce stade, je rougissais de plus en plus, souvent : « Euuuuh, elles s’ouvrent pas.
— Mouaiiiiis. »
Et par ce simple mot, toute la morgue du monde s’abattait sur moi en un tombereau de rêves spatiaux brisés. (Un jour, je vous raconterai comment j’ai formé en école d’ingénieur une association visant à construire l’Enterprise-C, la classe Ambassador étant quand même l’une des plus chouettes qui aient été conçues, mais c’est une toute autre histoire.)
Eh bien, tu sais quoi, auguste lectorat ? L’autre jour, donc, quand je réfléchissais (je réfléchis le mercredi, pas davantage, c’est fatigant), je me suis dit que ça faisait bien dix ans que personne, absolument personne, ne m’avait sorti ce genre de réflexion sur les portes automagiques de Star Trek ou de la SF de manière générale. Et tu sais quoi ?
Parce que ça n’étonne plus personne, effectivement.
En une époque où les algorithmes de reconnaissance faciale sont à la disposition de tous sur un terminal qui tient dans la main, où des discussions à haute voix avec des assistants vocaux deviennent la norme et où l’on compare, le plus naturellement du monde, les bénéfices des différentes IA (Alexa ? Siri ? Cortana ? HAHAHA non pas Cortana je déconne), ça n’abracadabrate plus personne (du verbe abracadabrater, je vous défie de le prononcer à haute voix comme de l’orthographier correctement du premier coup) qu’il puisse y avoir, après tout, hein, une fucking porte intelligente qui s’ouvre quand elle détecte tes intentions. Détection de démarche et de la vitesse, après tout, c’est pas si difficile.
Et devine quoi ? Une équipe de chercheurs l’a fait. YEP, pour 1000 dollars, tu peux changer ta porte idiote à cellule qui s’ouvre pour un oui ou pour un non, par une porte intelligente à lidar et tous ces bidules, qui ne s’ouvre que pour un oui. (Cette phrase est étrangement dérangeante.)
C’est quand même à ce genre de petit détail idiot qu’on vit dans un monde de science-fiction. Et cela explique peut-être pas mal de choses sur l’acceptation des évolutions technologiques par le grand public (et, par extension, de la SF). Un vaisseau spatial qui quadrille la galaxie (techniquement, le quadrant, mais bon, quadriller un quadrant, c’est moche) à trois mille fois la vitesse de la lumière, pas de souci, mais une porte intelligente ! Quoi ! Pas possible. Je connais la porte, elle s’ouvre comme ça, regarde, je la pousse ou la tire, et quand elle coulisse, je la regarde quand même un peu de travers, parce que c’est bizarre.
Eh bien voilà. La porte intelligente est une avancée de premier plan dorénavant acquise dans l’inconscient collectif. Je suis quand même un peu dépité, j’aurais préféré qu’on hiérarchise un peu mieux nos priorités en tant qu’espèce et qu’on commence par le moteur d’Alcubierre, mais bon. Je vais prendre la porte, je suppose.
Présences d’Esprits lance le concours de nouvelles Visions du Futur 2019

Illus. Manchu
Une petite brève là-dessus, parce que les concours de nouvelles d’imaginaire sérieux ne sont pas si nombreux, et je pense que cela devrait intéresser au moins une ou deux personnes par ici (non, pas forcément toi, maman, je suis désolé1). Le club Présences d’Esprits, association vétérane de la SF, organise l’édition 2019 de son concours de nouvelles. À gagner : des abonnements aux revues du club, et surtout une publication dans la revue AOC. Avant que quelqu’un signale que ça n’est pas payé, rappelons que PdE est une association entièrement composée de bénévoles dont les rangs ont vu naître quantité d’auteurs et essayistes ; apparaître dans AOC représente une chouette occasion de connaître une première expérience éditoriale. Et puis, ça fait toujours écrire, se frotter à un jugement, et c’est bien ; soumettre un manuscrit à la publication est, comme par hasard, le sujet de la quinzaine dans Procrastination.
(Oui, c’est vraiment un hasard. Nous enregistrons les épisodes à l’avance par séries de cinq, parfois des mois avant la diffusion. J’aimerais bien vous dire qu’on est géniaux ou bien totalement opportunistes, mais il faudra qu’on vous le démontre autrement.)
Toutes les infos sur le site du club Présences d’Esprits.
- C’est là que je vais voir si ma mère ne lit vraiment pas ce blog, en fait. ↩
Trois (ou plutôt deux) romans préférés
Octobre, c’est dorénavant le mois de l’imaginaire, et à cette occasion ActuSF m’a demandé, ainsi qu’à un grand nombre de mes petits camarades (Thomas Geha, Estelle Faye, Stefan Platteau, Fabien Cerutti…) quels étaient nos trois livres d’imaginaire préférés.
J’ai cité mes deux influences principales, parce qu’après ça devenait vraiment trop déchirant de devoir choisir un troisième, et je ne voulais faire de peine à personne, à commencer par moi, hé.

Après 