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Ayerdhal

Putain, 2015.

Un grand monsieur, un grand écrivain, nous a quitté hier, et il m’engueulerait copieusement pour le traiter de « grand », et c’est justement aussi pour ça qu’il l’était ; un grand auteur, c’est souvent une personne grande qu’il y a derrière. Et dans son cas, quel panache, mêlé de quel altruisme ; quelle puissance intellectuelle, et quelle simplicité à la fois.

Photo Pascale Doré, ActuSF

Photo Pascale Doré, ActuSF

Sous le choc, je ne sais absolument pas quoi dire. Raconter des anecdotes sur sa gentillesse, sa force de volonté, sa droiture dans l’espoir maladroit d’invoquer sa mémoire et son immense humanité me donnerait l’effet absolument intolérable de vouloir m’arroger un peu de sa grandeur. Alors, silence et respect. Adresser mes pensées à ses proches, sa compagne. Boire un verre à lui. Et puis plein d’autres, parce que vraiment, vraiment, fait putain de chier.

Auguste lectorat, si tu ne le sais pas déjà, sache que nous avons perdu hier un bonhomme absolument majeur de la SF française, un pilier de sa littérature et aussi de la défense des auteurs, surtout des petits et des débutants, qui n’a jamais compté son énergie pour aider les autres, toujours disponible, à la fois gentil et franc. Un être humain splendide et fort. La meilleure façon de rendre hommage à un écrivain, dit-on, c’est de le lire, et tu dois lire Ayerdhal, vraiment, parce qu’il était le seul de son espèce, à la fois révolté et mû par un profond amour pour l’humanité et ce qu’elle pouvait devenir de meilleur, offrant des livres passionnants, forts, jamais démonstratifs mais toujours intelligents. Vois sa bibliographie ici, et pioche dedans à l’envi et avec la joie de lire un auteur majeur. Si tu ne le fais pas, tu passeras à côté d’un des grands plaisirs de ta vie, et tu te coucheras aussi bête qu’avant. Alors lis-le. Éclate-toi. Réfléchis.

Vraiment, fais-le, s’il te plaît. 

Lire son interview la plus récente.

L’hommage d’ActuSF.

Celui d’Actualitté.

2015-10-27T18:52:38+01:00mardi 27 octobre 2015|Humeurs aqueuses|9 Commentaires

Mise à jour de la bio

funny-cat-lolcat-my-planet-needs-meCe n’est pas grand-chose mais ce sera l’article du jour : comme elle est parfois utile pour les organisateurs d’événements, (voix de la speakerine Avast) la page biographie du site a été mise à jour. Une autre est dans les cartons, plus complète et surtout plus factuelle. Parce que bon, l’ancienne avait été écrite par mon stagiaire, mais la compléter pour me jeter des fleurs me procure une dissonance cognitive qui se rapproche d’une tentative de division par zéro ou d’une lecture du Necronomicon à un centre aéré. Don’t try this at home. 

En attendant : http://lioneldavoust.com/orca-crossing/

2015-10-26T11:12:00+01:00mardi 27 octobre 2015|Dernières nouvelles|1 Commentaire

Annonce de service temporaire : veuillez rester en attente

picard-morningBon, bien, après un rapide passage en revue de ma liste de choses à faire, des mails en attente, des messages Facebook, et le fait que ça s’étale sur plusieurs écrans, il faut faire un constat : je suis proche de l’implosion.

Auguste lectorat, je ne vais pas tourner autour du potimarron, je dois m’occuper de beaucoup de choses en ce moment sur toute une variété de plans. Donc, je ne disparais pas, mais si tu attends de mes nouvelles, je vais devoir te demander un poil de patience, si tu veux bien, le temps que j’arrive à reprendre le dessus, ce qui est en cours. (J’ai déjà fait un grand ménage chez moi, suite à mes deux mois d’absence ; j’ai l’impression d’avoir déménagé tellement c’est différent.) (On ne se moque pas de ma propension à l’entropie.)

Donc, j’arrive. Please wait while Lionel Davoust is loading. 

2015-10-26T10:36:40+01:00lundi 26 octobre 2015|Journal|3 Commentaires

Écoutez en entier la piste « Hero, Really? » de la B.O. de Psycho Starship Rampage

playinglaunchpadL’article du jour est un morceau ! Je prépare toujours la sortie de la bande-originale complète du jeu Psycho Starship Rampage que j’ai réalisée sous le nom Wildphinn, mais il y a quelques formalités à régler. En attendant, voici en écoute libre et complète la version finale d’un des morceaux employés dans le jeu, « Hero, Really? »

N’oubliez pas de jeter un oeil (ou une oreille) à la liste de lecture dévouée au jeu sur Soundcloud : ici.

2015-10-20T18:38:33+02:00mercredi 21 octobre 2015|Alias Wildphinn|Commentaires fermés sur Écoutez en entier la piste « Hero, Really? » de la B.O. de Psycho Starship Rampage

Entretien autour de la Science du Disque-Monde

Couv. Paul Kidby

Couv. Paul Kidby

ActuSF : Pouvez-vous nous présenter ces ouvrages ?

Lionel Davoust : Ils ont la particularité de mêler un récit du Disque-monde, tel que les lecteurs les connaissent et les apprécient, et des chapitres de vulgarisation scientifique qui reprennent les événements du récit discal pour les développer et les présenter sous un jour amusant et didactique, relié à notre propre monde. Loin d’être assommants, ils répondent parfaitement au style incisif et plein d’esprit de Terry Pratchett, ce qui ne les empêche pas d’être très pointus et d’aborder des sujets vitaux à l’heure actuelle comme l’évolution, la naissance des cultures, les rapports entre science et religion ou… la fabrication de machines à voyager dans le temps !

ActuSF, un des sites français de référence de l’imaginaire, m’a fait l’honneur d’un entretien autour de mon travail de traducteur sur la série La Science du Disque-monde, coécrite par Terry Pratchett et les scientifiques Ian Stewart et Jack Cohen. C’est ici ! 

2015-10-16T09:27:45+02:00mardi 20 octobre 2015|À ne pas manquer, Entretiens|Commentaires fermés sur Entretien autour de la Science du Disque-Monde

Scrivener Windows 1.9 est disponible

scrivener-512Scrivener, dont je te rebats les oreilles, auguste lectorat, a sorti sa version 1.9 la semaine dernière pour Windows. Rien de bien dingue dans cette mise à jour, dont les notes complètes sont lisibles sur le site officiel, à part un truc que j’attendais et qui fait du bien : il est maintenant possible d’utiliser les tabulations et retours à la ligne dans les macros de compilation. Ce qui aidera grandement au formatage propre des manuscrits en sortie sans avoir à refaire une passe à la main.

Le plan de développement de Lit’n’Lat consiste toujours à ce que la version 2.0 de Scriv pour Windows rattrape la version Mac (même si je commence à m’interroger sur la faisabilité d’un tel projet vu que Scriv Mac est en 2.7). Une modification peu visible pour l’utilisateur dans cette version 1.9 est une mise à jour du format des projets pour une future compatibilité avec les versions iOS (le gros projet qui occupe les développeurs actuellement). Bref, cela sent la version d’attente, toujours en préparation, je l’espère personnellement, d’un rattrapage de la version Mac par la version Windows. On verra bien.

En tout cas, je suis toujours content quand on met à jour mes jouets.

(Pour en savoir plus sur Scrivener, télécharger les suppléments maison et essayer gratuitement, c’est toujours ici que ça se passe dans la boîte à outils de l’écrivain.)

2015-10-15T14:45:33+02:00lundi 19 octobre 2015|Technique d'écriture|7 Commentaires

La boîte à outils de l’écrivain : focus@will, l’arme secrète de la concentration

focusatwill

Je t’en ai déjà parlé dans un article précédent, auguste lectorat, et les retours d’utilisation ont été excellents parmi ce-ux-lles qui s’y sont essayé : pour ce mois-ci dans la boîte à outils de l’écrivain, je te propose de découvrir (si ce n’est pas déjà fait) focus@will.

A quoi ça sert ?

Du mal à te concentrer, auguste lectorat ? Du mal à te mettre à un projet d’envergure (genre écrire la prochaine décalogie adaptée par HBO) ou à rester focalisé dessus au lieu de vérifier des photos de chats sur Twitter ? L’écriture est un travail au long cours, comme toute pratique artistique, mais la narration peut-être plus que toute autre se nourrit de longs moments de concentration pour faire surgir les bonnes idées, pour se plonger dans l’histoire et l’atmosphère.

Focus@will apporte la (une) réponse. Se fondant sur des travaux scientifiques de haute volée, le service se propose de diffuser de la musique spécialement calibrée pour aider à la concentration. Ca a l’air d’un bullshit new-age néoproductiviste, mais ça marche.

L’idée est la suivante (autant que je puisse la résumer) : notre cerveau a évolué pour repérer les lions tapis dans les herbes hautes de la savane africaine, pas pour boucler en open space le rapport comptable de la Cogedip pour hier soir. A l’échelle évolutive, seul un clin d’œil sépare la Cogedip et la savane africaine. Il en résulte qu’une certaine périphérie de nos facultés intellectuelles reste en éveil même devant Excel, attendant que surgisse le lion (ou bien Monique de l’accueil, afin de lui proposer un café). Il est assez rare d’atteindre l’état d’immersion totale dans une tâche, état dit de flow et décrit par Mihaly Csikszentmihalyi (en savoir plus ici) (oui, je n’ai pas été capable de taper son nom, j’ai fait un copier-coller).

faw-beauty

Ce que fait focus@will, c’est diffuser de la musique ou des ambiances spécialement calibrées et mixées (avec un rythme de basse calme, par exemple) pour apaiser cette part toujours éveillée de nous-mêmes, en la récompensant. Elle se trouve donc non seulement occupée, mais contente, ce qui aiguise et facilite la concentration à la fois. La barrière d’entrée dans une tâche complexe s’abaisse, la durée de travail augmente, et s’instaure une dynamique vertueuse qui accélère la productivité, par exemple le nombre de pages écrit en une journée.

Au début, j’ai pensé comme tout le monde en voyant les avis éberlués et enthousiastes des utilisateurs du service : ils parlaient d’une telle révolution, d’un tel bouleversement, que j’ai cru au discours marketing bien calibré – et, en fait, tellement dithyrambique qu’il en devenait abusif.

Sauf que ça marche, du feu de dieu. J’ai ouvert mon compte d’essai gratuit, et en une semaine, je sortais sans sourciller la carte bleue pour cracher un abonnement à vie. Ce truc est le hack mental le plus impressionnant que j’aie jamais rencontré.

Comment on s’en sert ?

C’est extrêmement simple (à tel point que c’en est suspect) : le service fonctionne sur abonnement et propose un gros lecteur ultra-simpliste dans un onglet web (ou une application mobile). Un gros bouton play, un sélecteur de canal, quelques trucs en plus qu’on va voir, et c’est parti :

faw-player

C’est volontaire : vous n’êtes pas censé-e remarquer la musique qui passe. Vous êtes censé-e l’oublier au plus vite pour vous permettre de vous concentrer. Ne cherchez pas un genre qui vous plaît, le but n’est pas de faire le mélomane mais au contraire, de ne rien remarquer. Le service diffuse la musique en streaming (il faut donc une connexion Internet, navré).

focus@will propose 21 radios, proposant soit de la musique, soit des atmosphères pures (ambiance de café, bruits d’eau…). Pour chaque canal, trois niveaux d’énergie (bas / moyen / intense) sont proposés :

FAW-musicenergylevel

Quand vous ouvrez votre compte, le service vous envoie un petit questionnaire pour cerner vos habitudes et vous aider à choisir les canaux vous convenant le mieux, mais il est judicieux de les essayer un peu tous et voir ce qui correspond le mieux en fonction de vos habitudes : c’est-à-dire, ce que vous remarquez le moins et vous rend le plus efficace.

L’interface se complète d’un minuteur (pour fixer une session de travail d’une durée déterminée) et d’un bouton « skip » pour passer la piste en cours. Ce bouton sert à éliminer intégralement de la liste de lecture du service le morceau qui passe : vous ne l’aurez plus jamais. A utiliser quand, à force d’utilisation, un morceau vous rentre dans la tête et attire votre attention, ce qui est contraire à la finalité de l’outil : sortez-le donc. Pas d’inquiétude, focus@will rajoute en permanence de nouvelles pistes.

C’est à peu près tout, et ça suffit très amplement.

Quelques conseils pour maximiser l’expérience

Ne passez pas la musique trop fort. Surtout si vous êtes mélomane ou musicien-ne, vous risquez de vous intéresser davantage au son que la moyenne des utilisateurs-rices. Focus@will fonctionne au mieux quand la musique effleure votre esprit, pas quand elle y rentre de plein fouet : baissez donc le volume, potentiellement à l’excès, pour dissuader votre conscience de l’analyser.

Changez de canal. Prêtez attention à vos rythmes, à votre humeur, à votre état d’esprit et n’hésitez pas à adapter votre programmation. Par exemple, j’utilise Alpha Chill comme canal par défaut, mais, quand j’écris, j’ai besoin de choses plus texturales encore : je passe sur Ambient. J’ai souvent un petit pic de stress en milieu d’après-midi quand la journée avance, je me mets un petit coup de Up Tempo pour me calmer. Si je dois bosser le soir, bizarrement, Baroque Piano se prête bien à une atmosphère nocturne. À vous de tester et de voir.

Calquez l’énergie de la musique sur la vôtre. En gros, le réglage « énergie » va influer sur la vitesse des morceaux, mais aussi la présence des basses, et la programmation de façon générale. Petit piège contre-intuitif : ne cherchez pas à changer de force votre propre énergie avec ce réglage. Si c’est le matin et que vous avez du mal à vous réveiller, ne vous collez pas un Up Tempo en High pour vous donner un coup d’adrénaline, ça ne fonctionne pas comme ça ; calquez au contraire la programmation sur votre état, avec Alpha Chill ou Focus Spa en Low. Rappelez-vous que focus@will est fait pour vous accompagner, en s’adaptant, et suivre votre énergie du moment fonctionnera bien mieux. Vous pourrez passer à Mid un peu plus tard, une fois que le café / whisky / kérosène aura fait effet dans la matinée. Up Tempo en Mid ou en High, en revanche, est justement indiqué pour les moments de stress.

J’essaie où ?

C’est évidemment sans risque, puisqu’on peut ouvrir gratuitement un compte d’essai pour deux semaines ici. (Rappel, si vous avez aimé cet article et souhaitez soutenir le blog, n’oubliez pas de passer par mon lien, pour ces raisons.) Ensuite, focus@will demande un abonnement mensuel, ce qui peut paraître cher payé, mais essayez, et je vous assure, vous avez toutes les chances d’entrer dans la secte et de hurler à votre tour au miracle comme je le fais depuis bientôt un an.

Ouvrir un compte d’essai gratuit

2019-08-28T21:36:46+02:00mercredi 14 octobre 2015|Best Of, Technique d'écriture|39 Commentaires

Se faire un cadeau

Un pli curieusement plat arrivé au courrier en fin de semaine :

VAST-la

Il y a quelques mois, Jon Crosby, le maître d’oeuvre du groupe indépendant VAST proposait un financement participatif pour son nouvel album, avec quelques récompenses spéciales, dont l’enregistrement personnalisé acoustique d’une chanson au choix. J’ai cassé ma tirelire pour cette version de I Woke up L.A., dont la version d’origine m’a accompagné pendant une bonne part de l’écriture de la trilogie Léviathan (et qui se trouve même citée en exergue de La Nuit) – s’il devait y avoir une bande-originale, je ferais mes yeux de chat potté pour qu’elle y soit incluse :

I woke up L.A.

To sound the siren song

Everything is great

And everything is wrong

Une forme de conclusion avec retard, ou une manière de relier avec cet univers, qui commence, lentement mais sûrement à me chatouiller ; il reste beaucoup d’histoires à y raconter (mais ce ne sera pas avant quelques années, au bas mot).

La version d’origine :

2015-10-12T10:40:21+02:00mardi 13 octobre 2015|Journal|5 Commentaires
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