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La photo de la semaine : qui, moi ?

Surprised gull is surprised. (Pris à New Quay lors de mon volontariat là-bas – les goélands traînent de façon peu farouche non loin des fish’n’chips et c’était une excellente occasion d’étrenner mon zoom, alors que je découvrais tout juste la photo.)

Who, me?

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2014-07-18T10:28:57+02:00vendredi 18 juillet 2014|Photo|10 Commentaires

Jeudi teasing : date de parution de La Route de la Conquête

Couv. François Baranger

Couv. François Baranger

Auguste lectorat, le compte à rebours est lancé. Cet été – fin août – sort La Route de la Conquête, le nouveau livre relatif à l’univers d’Évanégyre, où se déroulait déjà La Volonté du Dragon sorti en 2010 et finaliste de trois prix littéraires. Ce volume est bien entendu indépendant, comme tous les ensembles narratifs de cet univers, mais les lecteurs fidèles pourront voir émerger une histoire dans l’histoire, une deuxième dimension qui découle de ce qu’ils savent déjà par les autres textes. Il n’y a pas d’ordre de lecture : tout livre permet d’entrer dans Évanégyre sans craindre d’avoir raté quelque chose.

Les différents récits qui composent La Route de la Conquête permettront également de constater cette dimension à l’échelle d’un livre : chacun fonctionne en isolation, mais leur somme esquisse des questions plus vastes qui donnent un sens très différent aux événements. Surtout, le lecteur domine la chronologie des histoires et de l’Histoire, et il est invité, par ce recul, à envisager ce monde d’un oeil autre que les personnages coincés dans le flux temporel de leur époque.

Je vous donne donc rendez-vous tous les jeudis de l’été pour du teasing sur l’univers, sur le livre, et préparer ensemble sa sortie. Et la première info d’importance à donner cette semaine, c’est la date de sortie :

Jeudi 21 août !

Pax Asreth Cayléann Vannhayr ! (La paix d’Asreth pour la protection du monde.)

2014-07-16T11:24:05+02:00jeudi 17 juillet 2014|À ne pas manquer|9 Commentaires

De vieux démons

Pour fêter la fin d’un livre, il arrive que je m’offre un péché mignon. En effet, c’est en général une période assez tendue, ce qui pousse mécaniquement l’esprit vers des échappatoires : mille autres projets semblent subitement indispensables plutôt que d’affronter la difficulté de celui en cours. Je me tiens néanmoins la dragée haute, avec une promesse cependant : si ces projets semblent toujours aussi indispensables à la fin du livre en cours, alors je me les offre en récompense une fois le livre fini.

Sauf que celui-là me colle à l’esprit depuis des années. Autrefois, quand le monde était jeune (encore au XXe siècle), parallèlement à écrire, à commencer à ordonner des briques d’univers, je tripatouillais des potentiomètres et des enveloppes de filtre en rêvant de posséder des trucs comme ça :

Ville Hyvönen, dérivé de Clusternote, CC-BY-SA-2.0

Ville Hyvönen, dérivé de Clusternote, CC-BY-SA-2.0

(C’est donc un ARP 2600, synthétiseur mythique des années 70-80 qui s’échange aujourd’hui sur le marché de l’occasion aux alentours de 7500 €…)

J’ai eu quelques synthés, j’ai même joué dans quelques groupes dans mes années étudiantes, mais sans grande compétence : globalement, je joue mal de tout (je manque de patience, et donc de pratique). Par contre, façonner du son et jeter quelque part ces centaines de lignes mélodiques qui viennent régulièrement me hanter l’esprit a toujours été une envie de longue date, sur laquelle j’avais plus ou moins fait une croix en raison du casse-tête décourageant qu’était la technique du home studio (câbler un studio avec des synthés et des expandeurs en audio et en MIDI, réussir à configurer et piloter tout ça pouvait prendre des heures à la moindre session de travail).

Avance rapide sur quinze ans : l’informatique a tellement progressé qu’aujourd’hui, on peut avoir l’équivalent de dizaines de milliers d’euros de sons et de matériel physique émulés dans un simple ordinateur à travers un studio numérique type Ableton Live.

Donc voilà :

studio

Cette portion de l’espace de mon bureau est mieux occupée ainsi qu’à servir de vide-poche monumental où la stratification géologique peut parfois remonter à cinq ans d’archives. J’ai à peine reçu les joujoux (qui coûtent une fraction d’un vrai synthétiseur physique) et commencé à reprendre contact avec ces bons vieux LFO, enveloppes ADSR et arpégiateurs, mais une chose est sûre, je m’éclate. Toutes les barrières technologiques qui me décourageaient il y a quinze ans sont tombées entre temps et on ne passe plus sa vie à se battre contre les machines, mais à s’en servir.

Je n’ai strictement aucune idée de ma compétence générale dans ce domaine, et si mes petits pouic pouic buzz buzz ne sortent jamais de mon disque dur, ce n’est pas un problème. La création a pour première vocation celle de nourrir l’âme de son créateur, et c’est bien le rôle que j’entends lui faire jouer.

2014-07-15T11:00:29+02:00mercredi 16 juillet 2014|Journal|30 Commentaires

Le conseil liseuse de l’été

badamazonC’est une question qui revient fréquemment : « je voudrais m’acheter une liseuse, tu n’as pas un conseil à me donner ? » En conséquence, j’avais rédigé pour Noël 2012 un gros guide sur les questions principales à se poser : quel constructeur, quelle attitude vis-à-vis des verrous numériques, etc. Je terminais par donner – pour ce que ça valait – mon choix de l’époque : le Kindle d’Amazon en raison de mon profil d’utilisateur (beaucoup de lecture en anglais).

On m’a déjà fait remarquer à l’époque que c’était un peu malaisé, parce que cela donnait l’impression que je recommandais le Kindle et la plate-forme d’Amazon. Non. J’ai un profil et des besoins particuliers. Par contre, je suis forcé d’avouer que cela donne, malgré moi, une sorte de blanc-seing à l’entreprise. Or, je n’ai pas d’amour particulier pour celle-ci, plutôt l’inverse ; et, au fil des ans, il apparaît que cet acteur majeur du secteur culturel se comporte non seulement d’une façon hautement déloyale, prêt à toutes les bassesses pour arracher sa clientèle, mais qu’en plus, ses agissements sont délétères au milieu qu’il prétend servir, contribuant toujours davantage au morcellement des revenus, à la fragilisation de l’économie, à la rupture de la confiance entre acteurs.

La liste est trop longue, mais l’on pourrait citer

Je travaille dans le milieu littéraire, la chaîne du livre est mon alliée, de l’éditeur au libraire. Amazon dépasse le stade de la concurrence acharnée (qui est le jeu du capitalisme) pour entrer dans le foutage de gueule généralisé, de l’employé, de l’auteur, de l’éditeur, et de vous, clients, lecteurs. On le sait, s’il y a un truc qui m’agace, c’est qu’on me prenne pour un imbécile ; je ne suis pas bégueule sur les facilités de la vie moderne, mais à prouver, à répétition, qu’Amazon n’a aucune morale autre que de trouver une nouvelle façon de baiser la gueule du système (je pèse mes mots), cette entreprise nuit à mes intérêts d’écrivain et à ceux de mes alliés économiques.

Je respecte le choix de chacun d’aller chez eux, en toute connaissance de cause – c’est pourquoi je ne vais pas non plus m’opposer bec et ongles à ce que mes ouvrages soient disponibles en commande dans leurs rayons. (Je ne choisis pas, de toute manière.) J’ai toutefois toujours incité à préférer les commerces de proximité, les librairies où l’on vous offre un vrai conseil, où l’on trouve des passionnés qui connaissent vos goûts et savent vous recommander le roman qu’il vous faut, et que vous ne trouverez jamais ailleurs.

Je ne suis pas du genre à appeler publiquement au boycott ni à dire quoi faire à qui, mais j’aimerais quand même aller plus loin et te décourager très ouvertement, auguste lectorat, d’aller chez Amazon, pour toutes les raisons précitées. Fais vivre tes commerçants de proximité ! Et si tu ne les connais pas, va à leur rencontre ! Dans un système capitaliste, choisir chez qui l’on achète un acte politique. Si tu es un accro du commerce électronique, ton libraire a probablement un site (comme Critic) ! Et si tu tiens absolument aux grandes enseignes, il y en a quand même d’autres qui sont – au minimum – domiciliées en France comme la Fnac et représentent un moindre mal. Enfin, si tu es comme moi un fondu de musique numérique, je porte à ton attention les alternatives que sont Qobuz, CDBaby, Beatport, etc.

Pour en revenir au sujet des liseuses : alors, quid du Kindle ?

Le Kindle, c’est comme Apple (iOS) : ça marche tout seul, ma grand-mère pourrait s’en servir, et en plus c’est pas cher (pas comme Apple). Mais toutes les données sont verrouillées, bien sûr (voir cet article). Dans le cas d’Apple, il est concevable de céder un peu d’ouverture du système en échange d’une facilité d’emploi. Amazon fournit la même facilité, certes. Mais il n’est pas le seul sur le marché, très loin de là. Si vous n’avez pas envie de vous lancer dans l’aventure d’une liseuse multi plate-formes (comme les Sony), les Kobo sont d’excellente facture, par exemple, et proposent un service tout aussi simple d’emploi (avec DRM également), joint à la Fnac.

Bon, j’ai un Kindle. Je m’en sers, je ne vais pas le balancer aux orties. Mais une chose est sûre, quand celui-là tombera en rade, je n’en rachèterai pas.

2018-07-17T14:15:35+02:00lundi 14 juillet 2014|Le monde du livre|43 Commentaires

Les Deep Ones à la télé !

Illus. Jerom

Illus. Jerom

Joie et gloire ! Pour son épisode 20 de sa saison 3, l’émission sur YouTube + ou – Geek (qui parle de jeu vidéo, de littérature, de manga, de tout ce qu’on aime) a réalisé un sujet très sympathique sur nos Deep Ones. Pour mémoire, les Deep Ones, c’est ce groupe atypique d’écrivains – lecteurs – éditeurs – musiciens, où des textes sont lus par leurs auteurs sur fond de musique semi-improvisée. Le reportage a été réalisé au moment des Imaginales 2013, lors du tout premier concert du groupe, et en explique le concept et la genèse. (Le sujet démarre à 8:14)

Pour en savoir plus sur + ou – Geek et regarder gratuitement les émissions, c’est ici.

2014-07-10T16:47:12+02:00vendredi 11 juillet 2014|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Les Deep Ones à la télé !

« L’Île close » (prix Imaginales) en diffusion libre

Couv. John Howe

Couv. John Howe

Bon sang !

Je l’avais promis depuis trois ou quatre éternités – voire une éternité d’éternités, c’est vous dire, un éternitéplex – mais je n’ai jamais pris le temps de le faire : mettre « L’Île close » en diffusion libre. Ce texte est probablement celui qui a bénéficié des plus larges retombées : lauréat du prix Imaginales, finaliste du Grand Prix de l’Imaginaire, traduit aux États-Unis, podcasté sur Utopod, sujet d’étude universitaire… Je reste éberlué et ravi de la faveur qu’a remporté cette variation hautement irrévérencieuse et référentielle sur le mythe arthurien. Merci à tou-te-s !

À l’origine, je voulais construire un mini-recueil à télécharger des nouvelles que je place en diffusion gratuite, mais j’ai largement trop attendu. Le projet n’est pas enterré, mais ce sera pour plus tard. Pour l’heure, voici donc le texte sous licence CC-By-NC-ND (diffusion libre, gratuite, sans contrepartie commerciale) :

PDF | EPUB | HTML

N’hésitez évidemment pas à faire circuler, c’est fait pour cela ; tous les textes en accès libre et gratuit sont présents sur la page correspondante.

(Et si vous avez encore faim de mythe arthurien, n’hésitez pas à jeter un oeil à l’anthologie Lancelot, où figure « Le meilleure d’entre eux » !)

2014-10-29T15:38:18+01:00lundi 7 juillet 2014|À ne pas manquer|3 Commentaires

L’étrange entretien de la convention Scorfel

Dessin Gaboo

Dessin Gaboo

C’est un peu tôt pour l’annoncer, mais je serai à la convention Scorfel, axée autour du jeu et de la littérature, les 25-26 octobre prochains à Lannion. Si je vous en parle maintenant, c’est que la présentation des invités arrive peu à peu en ligne, et que le ton est résolument rôliste. Pour ma pomme, ça se passe ici, mais vous pourrez découvrir les fiches de tous les autres invités dans la rubrique News du site de la manifestation (Mélanie Fazi, Jean Millemann, Maëlig Duval)…

2014-07-01T19:17:13+02:00vendredi 4 juillet 2014|Entretiens|3 Commentaires
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