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« Fragments d’une fantasy antique » dans la Tête en l’Ere

« Lionel Davoust (mon chouchou !) « Faisabilité et intérêt zootechnique de la métamorphose de masse » aborde avec le coté scientifique qu’on lui connait le problème de faim dans le monde. […] Humour, précision scientifique sont les moteurs de cette très belle courte nouvelle. […] Un recueil de nouvelles à ne pas rater empreint d’érudition abordable par tous […] Merci donc à David K. Nouvel et sa bande de doux dingues pour cet exercice extrêmement divertissant et enrichissant. »

Une très belle chronique de Tyrannosaurus Imperium sur cette anthologie, où figure « Intérêts et faisabilité zootechniques de la métamorphose de masse » (merci pour l’avis enthousiaste !), à lire dans La Tête en l’Ere n°21, téléchargeable gratuitement en PDF ici.

 

2012-12-05T17:01:00+01:00mercredi 5 décembre 2012|Revue de presse|Commentaires fermés sur « Fragments d’une fantasy antique » dans la Tête en l’Ere

À Bordeaux jeudi : intervention écriture et cinéma

Salut à toi, Bordeaux ! L’orque débarque boire ton vin pour une rencontre jeudi 7 décembre (ce jeudi-là, oui oui) autour de l’écriture et du cinéma, principalement à travers « L’Île close » (et les réécritures du mythe arthurien) et Léviathan (son lien avec l’écriture cinématographique américaine). C’est à 15h30 à l’auditorium de la maison des étudiants (plan).

J’avais eu le plaisir de faire déjà un déplacement là-bas en début d’année et j’en garde un excellent souvenir malgré quelques malédictions de la SNCF. Le débat sera animé par les étudiants, alors ne les laissez pas seuls face à moi, venez nombreux ! Plus d’infos ici.

2012-12-04T10:06:00+01:00mardi 4 décembre 2012|À ne pas manquer|4 Commentaires

Annonce de service : je ne chronique pas de littérature de fiction

Par Bob Staake

Recevant de plus en plus de mails semi-automatisés, plutôt bien intentionnés d’ailleurs – je ne m’en plains pas, c’est sympa de recevoir des propositions, tant que c’est fait intelligemment -, il me faut continuer d’établir quelques petites lignes directrices restées tacites jusqu’ici, mais que je devrais probablement noter quelque part, dans le but de faire gagner du temps à tout le monde, à commencer par moi, qui, très franchement et avec regret, n’arrive vraiment pas à suivre avec le flot de mes courriers électroniques.

Donc, pour commencer, en deux mots (version rapide), et ensuite, le pourquoi du comment, pour ceux que ça intéresse (polémique inside).

En deux mots

Je ne chronique pas de littérature de fiction, ni sur ce blog, ni ailleurs (même si je l’ai longtemps fait), pas d’exceptions. 

Je suis heureux et honoré de recevoir des propositions de services de presse, et je suis toujours ravi de recevoir des livres, car les livres, c’est le bien. Mais en général, surtout en cette ère de blogging débridé, le but d’un service de presse est d’obtenir un article en retour, et c’est normal. Un livre, un article. Donc, si le but de votre SP est de faire chroniquer le livre, je ne suis pas l’interlocuteur qu’il vous faut, parce que vous n’aurez pas d’article. 

Par contre, si vous voulez m’envoyer votre livre parce que vous trouvez ça cool, que vous voulez m’aider à remplir ma bibliothèque, ou juste parce vous voulez me faire plaisir (et ça me fait plaisir), hey, bien sûr que je serais ravi de l’avoir entre les mains. Mais n’attendez pas de chronique ni de presse. (Honnêtement, je ne suis malheureusement même pas sûr de pouvoir le lire avant l’an 2102.)

Il m’arrive en revanche (assez fréquemment) de parler de livres sur l’écriture ou d’essais (même de films, de séries, de jeux vidéo, de musique). Là, pour les SP et les chroniques, oui, pourquoi pas. 

Pourquoi donc ?

Là encore, très simplement : parce que je suis écrivain et que je ne suis pas capable d’être juge et partie. J’ai également pas mal de copains dans le milieu, et j’éprouve un net conflit d’intérêt à pouvoir parler librement (donc potentiellement en mal) d’un livre d’un éditeur avec qui je peux avoir travaillé / travailler un jour, d’un ami, et même ; si je connais l’auteur, ne vais-je pas être inconsciemment influencé par ce que je sais de lui / elle ? Si je connais le projet artistique / les intentions de l’auteur, donc si je sais lire entre les lignes, suis-je un bon critique ? Je ne peux en jurer, et si je ne peux en jurer, je m’abstiens.

Maintenant, le complément grinçage de dents : ajoutons le fait que le milieu littéraire manque parfois singulièrement de maturité. Certains éditeurs, auteurs, communicants sont d’une grâce admirable ; même après un papier négatif sur leur travail, ils vous serrent la main avec la profonde conviction que vous avez bien fait votre travail et rempilent sans hésiter. Je leur rends mille fois hommage, ils sont ceux qui impriment à la culture leur grandeur. Hélas, tout le monde n’est pas ainsi et c’est un peu moche, mais le conflit d’intérêt, on le prend aussi parfois en plein dans les dents. Il est arrivé à des camarades, ayant la double casquette, de se faire étriller par des contacts / auteurs / éditeurs après avoir proposé un avis pas entièrement dithyrambique sur des livres, parce qu’ils avaient le malheur d’avoir été sincères. Il m’est déjà arrivé de me faire descendre ou insulter à cause de mes chroniques musicales (là où l’on pense de façon assez drôle que je ne vois rien), ce qui m’amuse plus qu’autre chose (car insulter l’auteur d’une chronique tiède est un flagrant manque de professionalisme), mais la littérature est l’une de mes familles, c’est mon métier, et c’est aussi ma vocation, et là, je ne suis pas sûr d’être tellement amusé que ça. J’élimine donc autant que possible de mon existence les combats qui n’en valent pas la chandelle, et c’en est un.

2012-12-03T10:46:26+01:00lundi 3 décembre 2012|Journal|9 Commentaires

Utopiales 2012 : entretien chez Traqueur Stellaire

Affiche Nicolas Fructus

Je répète que la communication ne fait pas tout, mais baisser artificiellement le prix en espérant se rattraper sur le volume des ventes et en imaginant que la communication est accessible à tous est pour moi un miroir aux alouettes – le temps des gens n’est pas extensible et diviser le prix par 10 ne promet pas 10 fois plus de ventes -, et je ne crois pas que ça aide les petits auteurs. Je crois que nous revivons ce qui s’est passé en musique. Il va y avoir une espèce de sédimentation avec les plus grosses productions tirées vers le haut, qui écrasent les autres artistes généralistes qui n’ont pas été starifiés. Seules les niches artistiques vivant sur une communauté indépendante s’en sortent encore.

Alors que les Utopiales 2012 se sont terminées il y a deux semaines, les compte-rendus et articles commencent à apparaître sur la toile et les blogs ; à vous signaler, un très long entretien réalisé avec Guillaume du blog Traqueur Stellaire, bien connu des amateurs de SF. Nous y discutons de mon parcours, d’intentions d’écriture dans La Volonté du Dragon et Léviathan, et surtout, d’Internet, d’HADOPI et des problématiques de communication autour de l’e-book.

À lire sur cette page

2012-11-29T10:12:17+01:00jeudi 29 novembre 2012|Entretiens|2 Commentaires

Ce week-end en région vannetaise

Affiche Jeam Tag

Dimanche, au lieu de vous promener sous la pluie (je ne risque pas grand-chose, c’est la saison), pourquoi ne pas faire un truc sympa ? (Dit comme ça, j’ai vendu le truc, c’est sûr.) Ce week-end, à Elven, soit près de Vannes, se tiendra le 13e Salon du Roman Populaire, qui a pour thème le vampire cette année. J’y serai dimanche, pour des rencontres et des dédicaces. 

Pour tout savoir  sur l’événement, rendez-vous sur le site : http://www.srp-elven.fr/. C’est à la salle des fêtes d’Elven, et l’entrée du salon est gratuite.

 

2012-11-28T11:31:31+01:00mercredi 28 novembre 2012|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Ce week-end en région vannetaise

Entretien avec L’autre Monde Radio aux Utopiales

L’Autre Monde Radio s’est déplacée avec ses micros, ses caméras et ses appareils photos pour un reportage sur l’un des festivals majeurs de l’imaginaire en France, les Utopiales.

L’équipe en a tiré un long reportage audio – vidéo – textuel très fourni, où j’ai le plaisir d’apparaître pour un entretien sur le futur de Léviathan, son écriture et la musiqueC’est ici. 

2012-11-27T10:24:30+01:00mardi 27 novembre 2012|Entretiens|2 Commentaires

Créer du lien : du fond sur l’ebook, Despentes dit vrai, zap la nuke, awaywaywayway, dark water watches you, et al.

Hey, je crois que cette formule, avec cette compilation de trucs intéressants ou étranges trouvés ici et là dans teh intertubes semble être une bonne maniière de passer de l’info. Dans un monde idéal, auguste lectorat, j’aurais un temps infini pour faire des articles sur tout, tu aurais un temps infini pour les lire, nous aurions un temps infini pour en débattre, mais nous sommes des êtres finis, et faut bien se démerder avec (Lao-Tseu, apocryphe, un soir où un garçon de salle facétieux avait épicé son thé au jasmin d’une lichette d’alcool de riz).

Ça parle beaucoup de numérique, toujours, et l’Atalante a lancé son offre fort intéressante avec un article à la fois drôle et fort bien construit sur les contraintes financières que cela comporte. À lire absolument pour commencer à comprendre, ici. Sur le même sujet, une contribution très technique mais exhaustive sur le sujet des contrats numériques, à s’archiver quelque part, sur le blog de l’avocat Pascal Raynaud.

Sujets d’actualité toujours, pour boucler la question des souris empoisonnées par les OGM, le Nouvel Obs fait un tour d’horizon plutôt réfléchi des critiques et bénéfices de l’étude. Sur le mariage homosexuel, Virginie Despentes colle quelques mandales bien placées en répondant à Lionel Jospin et autres adversaires de la loi. À lire et faire tourner. Morceau choisi :

Les enfants de divorcés se fadent des beaux parents par pelletées, alors chez eux ce n’est plus un papa et une maman, c’est tout de suite la collectivité. On sait que les hétérosexuels divorcent plus facilement qu’ils ne changent de voiture. On sait que l’adultère est un sport courant […] Mais pourquoi tant de souplesse morale quand ce sont les hétéros qui se torchent le cul avec le serment du mariage, et cette rigidité indignée quand il s’agit des homosexuels? On salirait l’institution? On la dévoierait? Mais les gars, même en y mettant tout le destroy du monde, on ne la dévoiera jamais d’avantage que ce que vous avez déjà fait, c’est perdu d’avance… dans l’état où on le trouve, le mariage, ce qui est exceptionnel c’est qu’on accepte de s’en servir.

Voilà. Ippon, la cause est entendue, dossier suivant s’il vous plaît.

Alors quelques perspectives joyeuses. L’Europe construirait un laser géant pour désintégrer les déchets nucléaires. L’idée du Bhoutan – mesurer le bien-être des citoyens au lieu de l’économie d’un pays – fait un timide chemin, mais quand même. Et un peu de poésie stellaire pour les utilisateurs du navigateur Chrome.

Pour le lol and cute, un bélouga imite la voix humaine (et il a l’air bourré), Rebel cat est un gros punk.

Et pour le weird. Pour le weird… La façon la plus humaine et funky d’euthanasier quelqu’un. Et sinon, n’allez pas jouer près des lacs, les enfants. Il vous guette.

2012-11-22T10:21:03+01:00lundi 26 novembre 2012|Juste parce que c'est cool|2 Commentaires

Interview on Euradionantes about urban fantasy during Utopiales 2012

Well, so this is an English-speaking post because the interview, conducted by Richard O’Brien of Euradionantes, was in English. We spent around 15 minutes, during the last Utopiales festival – one of the biggest SF&F events in France, where Neil Gaiman and Michael Moorcock appeared this year -, speaking about urban fantasy, city atmospheres, the role of the Internet in the life of current writers and gaming.

Although the genre of fantasy is often associated with fictional worlds that reconstruct a pre-industrial, rural society, Lionel Davoust is one of many authors working within the alternative tradition of urban fantasy. In discussion with Richard, he explains how the specific character of each metropolis affects the type of magic that can take place within it; he also reflects upon the place of the Internet in the working habits of the modern writer, and on the relationship between literature and role-playing games.

You can listen to the interview below :

2012-11-21T15:59:37+01:00vendredi 23 novembre 2012|Entretiens|15 Commentaires

Congrès à Bordeaux sur la SF et la métaphysique

Hop, une petite info qui mérite qu’on la fasse tourner : du 21 au 23 novembre se tiendra à Bordeaux un colloque universitaire intitulé « Les dieux cachés de la science-fiction française et francophone : métaphysique, religion et politique ? (1950-2010) ».

Plusieurs spécialistes interrogeront les multiples inspirations d’un genre littéraire qui questionne autant les champs du réel qu’il explore les possibles de l’au-delà.

A l’occasion de ce colloque, la bibliothèque Mériadeck mettra en valeur, par des présentations d’ouvrages, le foisonnement de la littérature de science-fiction.

Le programme promet d’être riche d’interventions pointues et éclairées sur ce confluent de thèmes qui sous-tend une part importante des littératures de l’imaginaire, mais qui est pourtant rarement évoqué.

Toutes les informations pratiques sont sur cette page.

2012-11-26T22:33:05+01:00jeudi 22 novembre 2012|Le monde du livre|2 Commentaires
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