Blog

Procrastination podcast s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : “s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin“.

Suite de cette conversation au long cours qui accompagnera toute la saison 8 de Procrastination avec Éric Marcelin, directeur de Critic, à la fois librairie indépendante implantée à Rennes depuis plus de vingt ans et maison d’édition d’imaginaire qui compte dans le paysage français, avec au catalogue Christian Léourier, Laurent Genefort, Lou Jan, Romain Benassaya, Marine Sivan et bien d’autres. Avec cette double casquette et l’expérience des années, Éric a un regard précieux et riche d’enseignements. Suite des échanges sur le versant éditorial dans ce troisième épisode : Éric explique en détail comment se déroule le retravail des manuscrits chez Critic, le but visé, le processus, et propose quelques conseils pour réussir au mieux la soumission de son projet. Il aborde ensuite l’évolution du marché de l’imaginaire en France et ses vœux pour l’avenir.
Retrouvez la librairie et les éditions Critic en ligne et sur les réseaux :

  • https://www.librairie-critic.fr et https://editions.critic.fr
  • https://twitter.com/_CRITIC
  • https://www.facebook.com/librairie.CRITIC et https://www.facebook.com/editionscritic
  • https://www.instagram.com/librairiecritic/ et https://www.instagram.com/editionscritic/

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2024-05-03T20:25:24+02:00lundi 15 avril 2024|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s08e15 – Le travail éditorial des manuscrits chez les éditions Critic, avec Éric Marcelin

Displaperture arrondit les coins de votre écran de Mac, comme dieu l’a voulu

C’est doux. C’est beau. C’est feutré. Nous sommes en chaussons.

Avec macOS 11 (Big Sur) il y a trois ans, le système a reçu un petit coup d’harmonisation esthétique avec iOS, soit l’aération des éléments de l’interface et la généralisation des coins de fenêtres joliment arrondis (à l’opposé du brutalisme soviétiques des angles de Windows 10, c’est mon avis et je le partage).

Sauf qu’un affront graphique subsiste. Une grossièreté insoutenable à l’œil de l’utilisateur·ice appréciant l’uniformité d’une interface graphique voulue par dieu Apple.

LES COINS VOTRE ÉCRAN SONT CARRÉS ET C’EST PAS RACCORD

Vous conviendrez avec moi que c’est absolument insupportable, une incohérence outrageante propre à faire péricliter votre productivité, l’explication unique à votre incapacité à travailler convenablement.

Heureusement, l’utilitaire Displaperture (gratuit sur l’App Store) résout cette faute de goût majeure en appliquant un subtil effet d’arrondi aux angles de votre écran, rendant à toute votre interface la cohérence qui lui manquait, et l’harmonisant avec l’iPhone et l’iPad que vous ne manquez pas de posséder car vous versez votre obole à Apple dieu.

Enfin, tout est à sa place. L’interface est raffinée. L’ordre a été rétabli. Une douce joie chaleureuse vous envahit. Plus rien ne peut vous empêcher d’écrire un chef-d’œuvre. Car cela ne tient exclusivement qu’à ça.

➡️ Télécharger Displaperture (gratuit)

2024-04-07T20:10:06+02:00mercredi 10 avril 2024|Geekeries|6 Commentaires

Vous ne verrez jamais les scènes coupées

Excellente question qui revient de loin en loin, et récemment à l’annonce que j’ai tronçonné sauvagement l’équivalent en longueur de La Volonté du Dragon dans le manuscrit de La Succession des Âges : est-ce qu’on verra un jour les scènes coupées en mode bonus ?

Eh bien : mes excuses, mais non.

Deux raisons à cela : déjà, je ne coupe en réalité quasiment jamais de scènes à proprement parler, je remanie, je réécris, je condense, je réorganise, ce qui conduit parfois à dégraisser la moitié du matériel, mais les réelles coupes franches sont devenues très rares. Je n’ai pas de scènes supprimées, donc, à montrer… Il m’arrive en revanche de les réécrire de zéro quand je suis totalement passé à côté de leur angle (c’est justement le cas en ce moment où la v1 de la scène sur laquelle je travaille semblait tout droit sortie de Kaamelott – après un long moment très lourd dans l’histoire, je crois que j’avais besoin de légèreté, mais c’est totalement hors propos dans « Les Dieux sauvages »…), mais la fonction dans l’histoire reste. Je dois juste entièrement réécrire avec une mise en scène, un discours, une couleur différentes.

Ensuite, si ça a dégagé, c’est qu’il y a une raison. C’est que ça n’avait pas d’intérêt pour l’histoire, et, au final, c’est cela que je vise. On attribue à Bismarck que, pour continuer à respecter la loi et les saucisses, il ne faut pas voir comment on les fabrique ; je crois qu’on peut dire la même chose des romans… Si c’était pertinent, ça serait resté dans le bouquin. Comme ça ne l’est pas, je ne crois pas que ça le soit davantage en-dehors, et je trouve l’exercice, pour tout dire, un peu vain.

La seule exception que je ferais à cette règle serait pédagogique. Il pourrait y avoir de la valeur à montrer d’où l’on part et où l’on arrive, en étudiant presque phrase par phrase le raisonnement et les choix conduisant au résultat.

Mais en-dehors de ça, donc, je crains de devoir garder pour moi la scène à la Kaamelott des fromages bénis de Korig le fermier.

2024-04-07T20:09:03+02:00lundi 8 avril 2024|Journal, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Vous ne verrez jamais les scènes coupées

300 000 signes dégraissés de La Succession des Âges

De deux choses l’une : soit ce marqueur est la preuve que, ma foi, j’ai parcouru un mètre ou deux en une quinzaine d’années, soit c’est le début de la fin et il faut que j’arrête tout.

Le manuscrit de La Succession des Âges vient de franchir une étape importante dans mon retravail : j’ai dégraissé 300 000 signes espaces comprises sur 1, 5 millions en correction personnelle, soit l’équivalent… de la masse complète de mon premier roman, La Volonté du Dragon.

Comme on dit en anglais, sobering thought (pensée qui rend sobre ? l’état de base de l’anglophone étant donc l’ivresse ? de l’existence ? c’est beau). Plus sobering encore, c’est un tout petit peu moins que la moitié du volume déjà écrit (3,2 millions) et un gros tiers du volume restant à écrire (environ 800 000 signes). On avance, mais on n’est pas encore arrivé.

Ai-je fait des coupes drastiques pour en arriver là ? Fichtre, même pas. Du tout. Au contraire : j’ai rajouté deux scènes entièrement nouvelles par rapport au premier jet (dont une assez grosse), et je suis quand même largement en-deçà du volume d’origine.

L’écriture implique toujours un minimum d'”échafaudages de construction” – ces moments où tu cernes un peu toi-même les détails d’une scène, l’état d’esprit des personnages, son organisation, malgré la meilleure clarté d’esprit possible : tu racontes, mais tu découvres aussi forcément un peu. Dans un roman choral, le phénomène est multiplié par le nombre de points de vue ; dans un monstre du type de La Succession des Âges, il y a énormément de choses à suivre ; et en plus, c’est une conclusion de saga, dictant de ficeler définitivement un bon paquet d’éléments. Au final, ces échafaudages n’ont pas plus leur place dans le produit fini qu’on ne s’attend à voir les échafaudages devant un monument dévoilé un public : ça vire. Et ça vire, en large partie, dans le tissu même de la narration – je n’ai rien coupé en termes de structure, seulement dynamisé un grand coup l’ensemble en virant le gras, en ébarbant des détours narratifs sans importance, en simplifiant un certain nombre de fils ou considérations tertiaires (il y a déjà bien assez de trucs à suivre comme ça), en réécrivant plus ou moins, donc. C’est un exemple typique où l’écriture et la réflexion prolongée conduisent en définitive à faire moins, parce qu’après être parti un peu dans tous les sens, on cerne ce que l’histoire veut être, et on ne garde que ça (plus ou un deux jolis détours quand même, parce qu’on n’est pas des brutes). Certaines scènes ont perdu 20, 30, 50% de leur masse en pure élégance. Et c’est BIEN.

Le rythme va ralentir un peu pendant mon séjour en France, forcément (hé ! on se voit à Grésimaginaire ce week-end, hein), mais j’ai le plus gros Acte du livre avec moi qui doit dégraisser d’autant plus.

Onwards.

Dédicace de House of Hades de Rick Riordan :
“À mes merveilleux lecteurs,
désolé pour le cliffhanger précédent.
Enfin, non, pas vraiment. HAHAHAHA.
Mais, sérieusement, je vous aime.”
2024-03-31T16:02:11+02:00jeudi 4 avril 2024|Journal|Commentaires fermés sur 300 000 signes dégraissés de La Succession des Âges

Procrastination podcast s08e14 – Les déclencheurs d’écriture

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : “s08e14 – Les déclencheurs d’écriture“.

Les déclencheurs d’écriture diffèrent des consignes en ce qu’ils n’imposent rien, mais proposent : photos, personnages, situations, ils invitent l’auteur·ice à se les approprier pour construire l’histoire de ses vœux sans contrainte. Quelle utilité peuvent-ils avoir au long cours ?
Lionel s’en sert surtout en atelier pour lancer l’imaginaire des participant·es quand le temps de création est court, et il leur trouve une grande vertu, celle de former une habitude créative d’observation à long terme. Estelle va au-delà : ils apportent le bénéfice de former l’auteur·ice à interroger constamment le monde et à chercher ce qui résonne en soi. Mélanie note aussi que la collision d’éléments, apportée par les déclencheurs, est toujours féconde pour la création. Aucun de trois, cependant, ne s’en sert dorénavant au long cours dans son travail.

Références citées

  • Oblique Strategies, https://en.wikipedia.org/wiki/Oblique_Strategies
  • Fabien Legeron, https://fabienlegeron.fr/

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2024-04-17T11:19:24+02:00mardi 2 avril 2024|Procrastination podcast|2 Commentaires

Le bingo / jeu à boire de Procrastination

Depuis le temps qu’on en parle, ça devait arriver.

Les règles du jeu sont très simples : munissez-vous d’amis qui écrivent et de quoi écrire (attention : ce sont deux choses distinctes). Chaque fois qu’une occurrence du bingo sort, vous devez mettre le podcast sur pause et écrire 500 signes. Alors OK, vous pouvez aussi vous boire un shot de tequila et vous pinter petit à petit le dé à vingt faces (variante dite du Bukowski), mais on vous informe quand même que cette technique créative ne fonctionne plus depuis les années 1960.

Le premier·e à tracer une ligne complète sur sa grille doit beugler, non pas “bingo” mais “j’ai fini mon premier jet !” Il doit lire ensuite son écriture à ses camarades, qui la commentent en retour, et marque un point. Puis le jeu reprend. Le gagnant est celui qui a le plus de signes écrits quand celui qui a voulu jouer en variante Bukowsi roule sous la table.

Émergence organiqueÉlisabeth VonarburgZettelkastenL’épisode dit autre chose que promis dans l’intro
Je vais vous laisser parlerJe suis tout à fait d’accord avec vousLionel commence trois phrases et n’en finit aucuneNon mais là on est trop d’accord, ça ne va pas du tout
Tiens, le son a encore changéPopcornNotre-Dame des FleursLa Maison des feuilles
Écrivez tous les joursN’écrivez pas tous les joursFaites le projet dont vous avez envieUne subtile coupure au montage de quelqu’un qui s’est perdu 😁

Points bonus :

  • Un demi-point accordé à celui qui répond le plus vite possible “pas comme Davoust” à la mention “j’ai fini mon premier jet”,
  • Un demi-point accordé à celui qui peut réciter le plus vite possible et de façon PARFAITEMENT INTELLIGIBLE après la lecture de la production d’un des participants “navré, mais après une lecture attentive, votre manuscrit ne nous a pas semblé correspondre à notre ligne éditoriale”, SAUF si la personne qui lisait son texte réplique IMMÉDIATEMENT “je m’en fous, je fais de mon mieux et c’est ce qui compte”
  • Cent douze mille sept-cent quatre-vingt-trois points accordés à celui ou celle qui note que les points n’ont au final aucune importance dans le décompte de la victoire.
2024-03-31T16:00:29+02:00lundi 1 avril 2024|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Le bingo / jeu à boire de Procrastination

Les 6 et 7 avril, rendez-vous à Grésimaginaire (Grenoble) !

I iz bak in ur country, signin ur boox –

Je suis donc ravi d’attaquer la tournée printanière des festivals par Grésimaginaire, dans la région de Grenoble, les 6 et 7 avril. Au programme : expos, cosplay, conte, livres, initiation à l’épée, et plein d’autres choses ! Je serai là tout le week-end et ça me fait bien plaisir, parce que j’ai assez peu l’occasion de descendre dans le sud (c’est-à-dire, au-delà de Nantes, c’est ma vision de la géographie et je suis d’accord avec moi-même).

On s’y retrouve !

➡️ Toutes les informations sur le site du festival

2024-04-14T17:20:51+02:00mercredi 27 mars 2024|À ne pas manquer|2 Commentaires

Des nouvelles du Studyoze

Auguste lectorat, j’ai l’honneur et l’avantage de t’annoncer la livraison du Starship, qui présente deux énormes avantages sur les engins de Phony Stark du même nom : d’une, il n’explose pas, et de deux, on peut créer des trucs avec.

Je dispose à Melbourne d’un grand espace de travail (sans fenêtres, mais on ne peut pas tout avoir) et, après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, je me suis dit qu’il était temps de mettre à la retraite mon ancien meuble pour me concevoir un tout nouvel espace.

Sauf que : le sais-tu ? Il est rigoureusement impossible de trouver dans le commerce un bureau qui soit à la fois entièrement adapté pour l’écriture intensive (une tablette à clavier confortable coulissante pour garder ses notes au-dessus, de l’espace pour étaler et stocker celles-ci) et la prod musicale (de la place pour installer un clavier maître et un contrôleur mais les écarter du chemin quand ils ne servent pas). C’est soit l’un, soit l’autre (regardez StudioDesk comme c’est classe, mais là-dessus, tu ne peux produire que Dark Side of the Moon et pas écrire des pentalogies).

Donc, comme je finis par être un grand garçon, j’ai pris mon bâton de pèlerin à Melbourne et contacté des artisans pour me faire construire l’engin de mes rêves à ma spécificité, sachant exactement ce que je veux pouvoir faire (c’est-à-dire tout, parce que POURQUOI PAS). Ce qui a donné le Starship après des semaines d’échanges et conversations avec un designer, avec l’incroyable qualité de production, la passion et le soin de Like Butter (j’imagine que vous serez peu ici à envisager de vous commander un bureau en Australie, mais bon, je vous le dis : ils sont incroyables).

L’engin a été livré, monté, et je tape en ce moment dessus (enfin !). L’espace d’écriture est opérationnel et j’ai une place comme je n’en ai jamais eu pour étaler mes notes d’écriture, mon manuscrit en cours de correction, attraper une impression au passage, planquer mes trombones (important de planquer les trombones) et j’en passe.

Bonus incroyable : je n’ai pas un câble par terre, parce que Like Butter a compris qu’un mec comme moi était bordélique au possible, et m’a placé des panier, des trous dans tous les sens pour que je sois encore capable de passer l’aspirateur dans six mois.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Absolument, je ne peux plus blâmer le matériel dans ma vitesse de production. Sans rire, depuis une semaine, je me découvre une productivité renouvelée. Le fait que j’aie enfin fait changer les spots blafards de ma pièce sans fenêtres par de bonnes grosses LEDs bien éclatantes doit peut-être aussi aider.

2024-03-25T00:03:51+01:00lundi 25 mars 2024|Ceci n'est pas un blog|4 Commentaires

Titre