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Sky is the limit – nouvelles institutions et droits des créatures sentientes [table ronde aux Utopiales 2022]

J’ai été très heureux et honoré de partager cette table ronde avec Ada Palmer et Joseph Callioni ; c’était l’occasion de développer quelques idées qui me sont chères. Merci à Ugo Bellagamba pour la modération ; le débat est en ligne intégralement ci-dessous ou sur YouTube.

2022-12-12T07:51:59+01:00mardi 13 décembre 2022|Entretiens|Commentaires fermés sur Sky is the limit – nouvelles institutions et droits des créatures sentientes [table ronde aux Utopiales 2022]

Procrastination rattrape activement son retard sur YouTube

Petite annonce de service : grâce aux efforts constants de Gillossen, Procrastination est en train de rattraper le retard pris sur YouTube – merci à lui ! Le podcast a dépassé la moitié de la saison 6, ce qui signifie que l’émission ne devrait pas tarder à être à nouveau à jour sur ce canal. Merci pour votre patience, et merci de me l’avoir signalé.

➡️ La chaîne YouTube d’Elbakin.net avec Procrastination

2022-12-12T07:06:37+01:00lundi 12 décembre 2022|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Procrastination rattrape activement son retard sur YouTube

Idée reçue 1254 sur l’édition : il faut être connu.e pour publier

On pourrait espérer qu’avec Internet, les podcasts, la généralisation de la connaissance, certaines questions connaîtraient des réponses stables qu’on n’aurait plus besoin de ressasser tous les quatre matins (la rotondité de la terre, l’efficacité de la vaccination, les calibrages en signes espaces comprises – HAH), mais : non.

Donc, vu passer une nouvelle fois, comme très régulièrement, l’idée que pour publier, il faut être connu dans les maisons d’édition, que tout le métier n’est que népotisme, entregent et pistonnage mutuel pour entretenir un système croulant et poussiéreux étouffant la vraie créativité des jeunes auteurs et autrices. C’est l’autre tête de cette hydre (à deux têtes) que l’édition traditionnelle va forcément déposséder le jeune auteur de son manuscrit et de son œuvre pour la formater (idée tellement tenace qu’on a dû y réserver un épisode de Procrastination). Mais celle-ci se démonte très facilement par l’absurde :

Aucun auteur ne naît connu, donc si les maisons d’édition ne prenaient que les auteurs connus, au bout d’un moment, ils seraient tous morts, et ce système s’écroulerait sur lui-même faute de combattants. Merci, salut. Moi-même, vous savez, j’ai été jeune (je vous assure) avec des cheveux (il ne fallait pas) et j’ai commencé ma carrière de zéro, comme tout le monde.

Bon, mais soyons de bonne foi. On constate que les auteurs qui publient ont tendance à continuer à publier. Ce qui entraîne, effectivement, l’impression qu’on voit toujours les mêmes. Qu’est-ce que ça cache, HEIN ?

Il y a à cela une explication infiniment (au moins) plus simple que le népotisme ou quelque sinistre conspiration étranglant l’emploi du présent de narration et les phrases nominales, et elle tient en deux mots : compétence et professionnalisme.

Rappelons-nous ce qu’est l’édition – dans les mots minimalistes de John Scalzi, c’est « une mécanique visant la production d’écrits compétents ». (Article que tout jeune auteur présentant des penchants à l’automalédiction devrait lire, encadrer, et relire tous les trimestres.) Parvenir à franchir la barre de la publication en maison d’édition – avec tout le relativisme et la diversité que celle-ci présente – dénote la présence d’une compétence moyenne concernant la maîtrise de la langue et des codes de la narration pour présenter une histoire dont on pense qu’elle peut intéresser un lectorat prêt à l’acheter. Parce que, je suis vraiment désolé, mais tout texte n’est pas publiable, parce que tout texte n’est pas automatiquement compétent. Notons en outre que d’une, comme le dit Scalzi, compétence et qualité se recoupent, mais ne sont pas synonymes ; d’autre part, les éditeurs (les personnes) ne détiennent pas la Vérité et il arrive qu’ils se plantent, dans un sens (louper le manuscrit du siècle) comme dans l’autre (publier des trucs qui ne marchent pas). Pour revenir au sujet qui nous intéresse : une compétence tend à rester et à se développer sur la durée, donc il n’est quand même pas ahurissant de constater qu’un auteur qui a réussi à surmonter la barre une première fois arrive à le refaire par la suite. Vous avez là 75% de l’explication.

Ensuite : le professionnalisme. Surmonter la barre de la publication est l’essentiel, mais il est bon d’avoir aussi un certain nombre de qualités humaines, de persévérance, d’aisance dans le travail en équipe (car même si l’écriture est un travail solitaire, l’édition en maison traditionnelle ne se fait pas dans un vide absolu) qui font de vous quelqu’un avec qui il est possible de travailler en confiance, tout simplement. Pour le dire plus clairement : si vous êtes un emmerdeur qui râle à la moindre virgule et qui termine bourré avec des comportements inacceptables à chaque cocktail, vous aurez beau être Mozart, si vous n’êtes pas correct, pas gérable, vous risquez de voir la porte un de ces quatre matins, parce que vous finissez par représenter un risque commercial, voire humain, pour ceux qui travaillent avec vous. C’est du bon sens.

Alors oui, effectivement, pour savoir qu’il est facile de travailler avec vous, il faut vous connaître un minimum. Aha ! C’est du piston ! Écoutez, mes chers amis, ça n’est ni pire ni meilleur qu’ailleurs : pour un poste avec deux candidats parfaitement égaux, on tend à préférer celui qu’on connaît et avec qui on a de bonnes relations, parce qu’on sait où l’on met les pieds, ça n’est pas, là non plus, complètement dingue. Et comme, quand même, il est ultra-rare d’avoir deux manuscrits identiquement positionnés et compétents au même moment, on en revient toujours au texte qui forme le juge de paix (parce qu’on vend des textes, pas des gens).

Est-ce à dire que le népotisme n’existe absolument pas dans l’édition, que l’entregent n’y a aucune place ? Soyons clairs : l’édition est un milieu humain, donc évidemment que tous les travers propres à l’humanité s’y retrouvent. Bien sûr qu’il y a du piston, aussi, parfois. Parfois aussi, vous avez fait un énorme carton commercial et on vous ouvre d’un coup toutes les portes parce que vous êtes « bankable » (mais rien n’indique que vous pourrez rééditer votre premier exploit : attention donc à la chute). Cependant, souvent, c’est surtout davantage une question d’un éditeur qui adore le travail d’un auteur donné et persiste à vouloir le faire connaître, parfois en dépit du bon sens commercial (et parfois, la postérité leur donne même raison). J’arguerais en outre que l’édition est probablement un des milieux qui pardonne le moins ces manigances : un livre invendable édité et promu à tour de bras reste un livre invendable, et produire un livre, c’est CHER. Les « carrières » bâties sur ces fondations ne durent pas (je ne citerai évidemment personne, mais disons que depuis une vingtaine d’années, j’en ai vues – notez spécialement l’emploi du passé). L’édition est un métier déjà assez difficile, où les marges sont très étroites, pour continuer à financer à perte quelqu’un en qui on ne croit autrement que parce que « c’est un pote ». Au bout d’un moment, c’est plus facile et ça coûte moins cher d’inviter le dit pote toutes les semaines à la Closerie des Lilas, vous voyez.

Bref de manière générale, encore une fois, il est toujours beaucoup plus facile de répondre à ces questions quand les transcrit à, par exemple, la musique, où la technicité ne fait guère de doute. Est-ce qu’on s’interroge sur le fait que « Quand même, est-ce qu’on n’entend pas un peu tout le temps les mêmes groupes ? » Si on se pose cette question, on peut y trouver des explications sensées et plus immédiates qu’une Grande Conspiration Mondiale™. La littérature ne fait pas exception.

2022-12-05T02:28:12+01:00mercredi 7 décembre 2022|Best Of, Le monde du livre|Commentaires fermés sur Idée reçue 1254 sur l’édition : il faut être connu.e pour publier

Répondez seul.e à vos questions sur la littérature avec cette technique simple

Ça envoie du rêve, hein ? Beaucoup de questions animent les jeunes auteurs inquiets de bien faire sur les pratiques, les conventions, les manières justes ; un certain nombre d’idées reçues circulent aussi, souvent. La littérature impressionne pour des tas de raisons – pour n’en citer qu’une, l’aura dont on l’orne en cours de français contribuer fortement à la sacraliser au-delà du raisonnable.

Il existe pourtant une manière très simple de prendre du recul : transposez la question à la pratique de la musique. La réponse est souvent évidente. Littérature et musique sont deux arts, et il y a un certain nombre de constantes dans la pratique d’un art (voire de toute activité, j’aurais pu dire « transcrivez ça au deltaplane », et à la réflexion J’AURAIS DÛ).

Les repères sont un peu plus confus en littérature parce que tout le monde maîtrise suffisamment le langage pour s’exprimer oralement, hélas, cela n’entraîne pas automatiquement une compétence littéraire immédiate. Il faut parfois un peu de boulot. En revanche, la musique implique intuitivement pratique, constance et compétence pour arriver à ne serait-ce qu’amuser ses potes sur la plage le soir.

Donc, la prochaine fois que vous vous demandez si l’on peut faire x ou comment faire y : mettez-vous à la place d’un·e musicien•ne et voyez ce qu’il en sort. C’est comme cela qu’on voit aussi si c’est une question solo de guitare.

(OH ÇA VA HEIN on rigole et puis avec lui c’est d’actualité)

2022-12-05T02:15:01+01:00lundi 5 décembre 2022|Best Of, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Répondez seul.e à vos questions sur la littérature avec cette technique simple

Procrastination podcast s07e06 – L’impératif d’intertextualité

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e06 – L’impératif d’intertextualité« .

L’intertextualité concerne la façon dont des œuvres construisent les unes sur les autres au fil du temps, et parfois même se répondent. Notion importante dans l’imaginaire car elle s’étend à la « quincaillerie », les motifs et artifices courants qu’ils se mis à employer au fil de leur évolution, ce qui peut poser un problème d’accessibilité des œuvres au lectorat.
Mélanie pense davantage aux motifs qu’aux œuvres elles-mêmes ; dans son écriture, elle se soucie toujours de ceux et celles qui peuvent ne pas connaître les genres.
Estelle pense aussi à l’accessibilité, mais ne l’oppose pas à un possible enrichissement d’une œuvre né d’une réflexion sur les façons dont le passé a pu traiter les grands motifs. Cela conduit à plusieurs niveaux de lecture.
Lionel place toujours l’histoire au-dessus de toute autre considération, mettant l’accent sur l’accessibilité au détriment de la référence, sauf si le projet en question se veut bien sûr métanarratif.

Références citées

  • Gérard Genette
  • Dracula, Bram Stoker
  • Howard Phillips Lovecraft
  • Histoires des vampires : Autopsie d’un mythe, Claude Lecouteux
  • Dans les veines, Morgane Caussarieu
  • Poppy Z. Brite
  • Aux frontières de l’aube, film de Kathryn Bigelow
  • 22/11/63, Stephen King
  • La Quête onirique de Vellitt Boe, Kij Johnson
  • The Unspeakable Vault of Doom, webcomic, http://www.goominet.com/unspeakable-vault/
  • François Baranger
  • Guillermo del Toro
  • Lovecraft Country, série de Misha Green
  • Kaamelott, série d’Alexandre Astier
  • Stranger Things, série des Duffer Brothers

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2022-12-14T07:14:13+01:00jeudi 1 décembre 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e06 – L’impératif d’intertextualité

« Vox populi, vox dei » signifie l’inverse de ce qu’on croit (n’est-ce pas, Elon Musk ?)

Elon Musk, impressionnant dans son actuel cosplay du capitaine du Titanic, justifie ses caprices sur Twitter de la manière la plus biaisée qui soit : décider de réintégrer Donald Trump ? On fait un sondage auprès de ses propres abonnés. Amnistier les comptes bannis jusqu’ici (tant qu’ils n’ont pas violé la loi) ? La même.

L’ex-statisticien de canapé que je suis grince des dents avec le volume sonore d’une scie sauteuse devant tous les biais liés à une telle procédure, mais une seule migraine par jour. Une autre paraît d’intérêt encore plus public : Musk justifie son approche par

Puisque malheureusement, l’expression risque de revenir à la mode (comme votre marque de chewing-gum préférée), il est intéressant de noter qu’elle signifie exactement l’inverse de l’usage qu’en fait Musk et la… heh… majorité des gens. Du moins à l’origine, la citation complète est :

Et ces gens qui continuent à dire que la voix du peuple est la voix de Dieu ne devraient pas être écoutés, car la nature turbulente de la foule est toujours très proche de la folie.

Alcuin à Charlemagne (798)

De là à penser que la folie est donc, du propre aveu du patron, à la barre, il n’y a qu’un pas qu’on contemplera avec un seau de pop-corn à la main et dans l’âme cette anesthésie nihiliste tellement chic en 2022.

(Je veux dire, si même Forbes s’y met…)

2022-11-28T01:23:07+01:00mercredi 30 novembre 2022|Humeurs aqueuses|2 Commentaires

Les deux bases techniques minimales pour écrire de la fiction : point de vue et temps de narration

Et croyez bien que je suis circonspect en écrivant ça, mais après un certain nombre d’ateliers d’écriture, force m’est de constater qu’il est important d’en parler.

Je suis circonspect là-dessus parce que j’ai un souvenir gravé au fer rouge dans ma mémoire. Je devais avoir dix-sept ans, en route pour des études scientifiques, et nous traînions entre copains et copines dans un bar à boire des cocktails de fruits. (J’aimerais bien vous dire que c’est un prude euphémisme pour cacher quelque chose de beaucoup plus rock’n’roll, mais non : nous buvions vraiment des cocktails de fruits. Sans alcool.) Alors que du haut de nos vingt ans à venir nos études nous contemplaient, nous nous sommes évidemment mis à causer rêves et futures hautes responsabilités gouvernementales, et j’ai avoué mon envie d’écrire, et peut-être de faire carrière, si cela pouvait se présenter.

Notez bien : je faisais des études scientifiques. (De garçon.) Il y avait avec nous des filles. (Qui faisaient des études littéraires.) (C’était le siècle dernier. À l’époque, on n’avait pas Internet et nos téléphones portables fonctionnaient avec des antennes télescopiques dans un rayon de 10m autour de leur base. Nous étions des sauvages.) L’une d’elles, promise à une vraie carrière de lettres, elle, a répondu ce qui suit à ma visiblement tragique candeur : « Quoi ? Tu ne peux évidemment pas faire ça, et tu ne peux pas décemment l’imaginer ! Tu n’as pas lu tout ce qu’il y a à lire pour pouvoir t’octroyer le droit d’écrire, et évidemment, tu ne pourras jamais espérer rattraper et acquérir tout ce bagage. »

(On en sait, des trucs, à dix-sept ans.)

Heureusement, la Providence (et un léger esprit revanchard de ma part) en ont décidé autrement. (Surtout le fait qu’écrire de la fiction recouvre un métier différent que celui d’essayiste.) Oui, il est indispensable de lire pour écrire, peut-être avant toute chose parce qu’il est étrange de ne pas avoir le goût de la forme littéraire que l’on entend pratiquer, mais il n’arrive jamais un moment où l’on peut dire « j’ai lu 32678 bouquins, j’ai fini le game, je vais maintenant écrire Germinal » – on peut écrire n’importe quand, mais il faut lire en parallèle.

Donc. Les bases techniques minimales pour écrire de la fiction : c’est avec grande circonspection que je vous le dis. Mais si la fiction littéraire passe par le langage, elle est nécessairement empreinte de codes fondamentaux qu’il est indispensable de posséder avant d’espérer construire davantage. Non, ce n’est pas l’orthographe, ce n’est pas la typographie, ni même (tout au contraire) la mise en page de votre livre électronique. Oubliez la tension narrative, les dialogues, les descriptions, la gestion du rythme, les conflits complexes, la construction de monde imaginaire, si vous ne possédez pas deux choses :

  • La gestion du point de vue,
  • Les temps de narration.

La gestion du point de vue concerne les règles fondamentales par lesquelles le récit va transmettre son information, or dans la fiction, qui passe donc par le langage écrit, il n’y a rien qui ne soit pas information. Un auteur qui ne fait pas l’effort de se familiariser avec ce code (quitte à s’en affranchir ensuite, mais pour s’affranchir de quelque chose, il faut le maîtriser) est condamné à produire des textes flottants, incapables de concentrer l’attention du lecteur et de la guider subtilement pour produire les effets souhaités. Un choix de point de vue n’est jamais neutre (même s’il peut être inconscient, et même si le point de vue lui-même peut être neutre, mais c’est déjà un choix de narration). Donc : autant choisir, puis garder la main, sur la forme narrative qui servira le projet.

Les temps de narration (que vous écriviez au présent ou au passé simple / imparfait) représentent l’autre versant de la gestion de l’information : ils sont directement liés au rythme, au ton et à l’enchaînement relatif des événements. Il y a ce qui se passe avec la narration, la vitesse à laquelle cela se passe, ainsi que ce qui s’est passé avant, voire après relativement à l’action. Être flottant là-dessus, c’est potentiellement détruire la logique même des événements de l’histoire au niveau le plus fondamental : le temps.

Couv. Xavier Collette

La bonne nouvelle, c’est que cela s’acquiert très facilement. Vous avez la quasi-assurance de voir ces codes correctement employés dans n’importe quel livre publié de façon respectable. Si vous voulez écrire, vous avez des livres chez vous (et si vous n’en avez pas, commencez par acquérir le goût de lire, voir plus haut). Ouvrez-les, regardez comment c’est fait. Des pages web et des résumés sur ces notions, on en trouve partout sur Internet (à commencer par ici). Le Comment écrire des histoires d’Elisabeth Vonarburg propose un excellent panorama du point de vue. Dans mon propre Comment écrire de la fiction ?, même si je voulais traiter le moins possible de la langue elle-même pour me concentrer sur la scénarisation, j’en parle aussi, aussi concisément que possible, mais je ne pouvais pas faire l’impasse dessus.

Ces deux notions sont loin d’être suffisantes, et si l’on aime creuser la technique littéraire, on peut l’étudier toute sa vie. Mais : si vous cherchez un point de départ technique dans votre parcours d’auteur•rice, ce sont ceux-là.

2022-11-21T06:00:53+01:00lundi 28 novembre 2022|Best Of, Technique d'écriture|2 Commentaires

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