La photo de la semaine : Chat ridiculement photogénique
O hai.
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Les éditions 1115 aiment les objets qui existent, comme les beaux livres qu’on tient en main, et cette maison réalise autour des couvertures de leurs ouvrages un boulot artistique à la fois impressionnant et malheureusement un peu inusité de nos jours, car :
… les couvertures de leurs livres existent vraiment.
C’est-à-dire qu’une grande part de leurs compositions sont réalisées à partir de sculptures réelles, photographiées et composées, ce qui représente un boulot à la fois considérable, fascinant et bien peu connu. Du coup, j’ai tanné les éditions pour pouvoir partager un truc drôlement cool : l’histoire de la réalisation de la magnifique couverture de L’Impassible armada.
Je passe le relais à Victor Yale et Frédéric Dupuy pour ce récit en images, et qui vous permettra d’entrevoir comment ce genre de couverture se réalise :
Grand merci à Victor Yale et à Frédéric Dupuy !
Plus très longtemps à attendre pour voir le livre en vrai, puisque pour mémoire, le livre sera disponible en avant-première ces jours-ci aux Imaginales, avant sa sortie officielle le 18 octobre. Et pour seulement quelques jours, tous les exemplaires commandés avant le 15 octobre sur le site de l’éditeur seront dédicacés de ma blanche main à l’occasion du festival. Ne tardez pas !
Game of Thrones, un modèle pour la fantasy ? est un épais volume rassemblant les interventions des chercheurs et chercheuses en littérature réalisées au cours du colloque universitaire organisé par les Imaginales en 2020 :

Au printemps 2019, la diffusion de la dernière saison de la série télévisée Game of Thrones a l’effet d’un tsunami dans le paysage culturel mondial. On peut désormais, et sans doute pour longtemps encore, observer les traces laissées par son passage. L’objectif de ce livre est d’établir un premier bilan collectif sur ce que le succès de la série mais aussi des romans de George Martin ont pu apporter à la manière dont la fantasy est perçue. Dans quelle mesure le phénomène GoT a-t-il transformé la fantasy ?
Entre articles et interventions d’auteurs, ce livre vous replonge dans l’univers de cette série mythique et dans la fantasy telle qu’elle est désormais.
Contributions de Maureen Attali, Tasnime Ayed, Florian Besson, William Blanc, Yann Boudier, Marie-Lucie Bougon, Justine Breton, Florian Favard, Vivien Feasson, Marie Kergoat, Romain Mathieu, Laura Muller-Thoma, Aurélie Paci, Thierry Soulard et Anne Besson.
Le livre sera bien entendu disponible aux Imaginales dans quelques jours ; j’avais eu l’honneur d’apporter une minuscule pierre à l’édifice (une pierrette, disons) (sans pot au lait) en participant à la table ronde auteurs et autrices au sujet de l’influence de l’œuvre de Martin dans le genre (intervention disponible sur YouTube).
Le livre sort aux éditions ActuSF, et notez que pour encore 24 heures, toute commande sera dédicacée par les intervenantes et intervenants !
Ho boy, comme on dit au Québec : on l’a attendue, cette édition ! Le grand festival d’imaginaire de l’Est peut enfin se tenir, et c’est là, maintenant tout de suite ou presque, c’est-à-dire à partir de jeudi, jusqu’à dimanche, à Épinal.

Avec un très chouette programme à nouveau, une centaine d’auteurs et autrices invité·es, un immense programme de tables rondes, de rencontres, de dédicaces… à découvrir sur le site officiel. Petite modification cette année pour les habitué·es : en raison des normes sanitaires actuelles, les lieux de débat seront répartis à travers la ville et plusieurs bulles du livre plus petites seront érigées pour faciliter la circulation des personnes. Mais tout reste très accessible notamment à pied.
J’aurai le plaisir (et parfois même l’honneur et la responsabilité) d’intervenir sur les sujets suivants :
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D’autre part, pour mémoire, L’Impassible armada sort enfin et sera disponible en avant-première lors du festival :

À très vite en personne, pour profiter à nouveau d’une des plus grandes et belles fêtes de l’imaginaire de l’année !
Aeon Timeline, application recommandée pour gérer des frises chronologiques, vient de sortir sa version 3, et les changements paraissent d’envergure. La v2 du logiciel laissait affleurer la base de données sous-jacente (une chronologie n’est jamais qu’une base de données ordonnée selon le temps), mais cette v3 semble d’être approfondie en système relationnel complexe, permettant de visualiser ses informations de manière extrêmement poussée et inventive. Et le logiciel se synchronise apparemment de façon transparente à Scrivener, dans les deux sens en plus.
Ce que je trouve très alléchant, c’est que cette approche permet comme toujours de construire non seulement la chronologie des événements d’un récit, mais qu’elle semble permettre de planifier carrément celui-ci dans l’application, du chapitre jusqu’à, peut-être, le temps de la scène.
Aeon Timeline est un logiciel simple à prendre en main (n’importe qui peut faire une chronologie avec) mais dont la puissance nécessite un investissement certain (pour prendre en main ce moteur sous-jacent de base de données et le plier à ses besoins). J’avoue que cela fait une éternité que je veux réaliser cet investissement, mais… le temps et les bouquins à rendre, vous voyez ? Mais là, cette nouvelle version semble offrir ce qu’on n’avait pas forcément demandé, mais qu’il serait drôlement cool d’avoir : d’outil spécialisé dans un rôle bien précis, Aeon Timeline est peut-être devenu un outil surpuissant dans un domaine où on ne l’attendait pas, et qui, en plus, se trouve faire des frises chronologiques en passant.
➡️ Le site d’Aeon Timeline (disponible sur Mac, Windows et iOS avec un achat unique pour un an de mises à jour).
Et je vais vous dire un truc : c’est génial qu’une revue comme Historia, un vrai monument avec plus d’un siècle d’existence à elle seule, tende avec enthousiasme la main au genre pour accueillir et célébrer ses contributions à la grande conversation de l’histoire, surtout pour le mois de l’imaginaire.
24 pages, donc, qui s’adressent au grand public pour découvrir les forces et les spécificités du genre et replacer les grandes œuvres qui ont marqué à l’image les consciences dans leur contexte : avec une proposition de bibliothèque idéale, des chroniques récentes (merci à Véronique Dumas, d’ailleurs, pour sa chronique élogieuse de « Les Dieux sauvages » que j’ai découvert avec enchantement à la réception du numéro) et des articles couvrant la substance du genre. Je me suis pour ma part humblement chargé d’une tentative de définition et d’historique de la fantasy – en 6000 signes, c’est un tour d’horizon nécessairement global, mais qui espère poser clairement les jalons pour les néophytes.
Si vous avez dans votre entourage des personnes qui s’interrogent sur le sujet et peinent à comprendre ces histoires bizarres d’elfes de de dragons, c’est une porte d’entrée idéale.
Merci à toute l’équipe de la revue d’avoir fait une place à la fantasy pour ce numéro d’octobre et d’avoir mis en avant ses liens avec le patrimoine de l’humanité, tout spécialement à Victor Battaggion, rédacteur en chef adjoint (qui sera présent aux Imaginales, et dirige des débats d’une grande richesse avec son goût pour l’imaginaire et sa culture d’historien).
➡️ Plus d’infos sur le numéro d’octobre d’Historia et commander

Lire en Poche, c’est un très grand salon à Gradignan (sud de Bordeaux) autour du livre de poche (comme le nom pouvait le laisser deviner, tu es malin, auguste lectorat) : tous les genres y sont présents, et c’est très chouette. En imaginaire seront présent·es par exemple Paul Beorn, Clément Bouhélier, Fabrice Colin, Catherine Dufour, Victor Fleury, Loïc Henry, Christian Léourier et Aurélie Wellenstein, sans parler d’acteurs et actrices de la région qui seront là aussi.
Pour ma part, j’y serai samedi et dimanche jusqu’en milieu – fin d’après-midi grâce aux belles équipes de Folio SF (rendez-vous sur le stand Gallimard), et j’aurai le plaisir de partager une table ronde avec monsieur Christian Léourier, animée par Laurent Queyssi :
Samedi 9 octobre – 15h – Les dieux de la fantasy, Restau littéraire. La spiritualité n’est pas absente des univers de fantasy, bien au contraire, mais le divin, dans un système monothéiste ou panthéiste, possède toujours des parts lumineuses comme des versants plus obscurs. Ainsi dans le monde créé par Christian Léourier avec La Lyre et le glaive, qui voit s’opposer les adeptes d’anciens dieux aux partisans d’une divinité Unique, et au
milieu de cette crise religieuse qui ébranle toute la société, le destin d’un homme aux pouvoirs de prédication, Kelt le diseur de mots. Ainsi chez Lionel Davoust, et sa saga de fantasy épique et foisonnante « Les Dieux sauvages », où dans un monde bouleversé par la chute de l’Empire en place, des zones de chaos naissent et ravagent la planète, provoquant des mutations, mais aussi l’arrivée de nouvelles croyances et d’un système féodal qui prône une religion masculiniste et austère. C’est là qu’une femme, Mériane, va se retrouver projetée, au cœur d’un combat où les hommes contrarient les dieux et en payent le prix.
Noter que l’entrée est entièrement gratuite !

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s06e02 – La narration au présent« .
Un épisode peut-être encore plus axé sur la subjectivité et la perception que d’habitude, tandis qu’il est temps (heh) de discuter du présent de l’indicatif dans la narration. Quelles en sont les forces et les faiblesses ? Doit-on le réserver à certains types de récits uniquement ou bien est-il plus riche qu’on ne pense ? Est-ce la lutte des classiques contre les modernes ?
Pour Estelle, il transmet une oralité, mais surtout une immédiateté qui en font les forces. On l’imagine souvent réservé à la littérature jeunesse, mais absolument pas !
Lionel (définitivement dans le camp classique cette quinzaine) met en garde contre la sécheresse qu’il peut induire et questionne le bien-fondé de la perte de la voix du conte, disputant l’immersion que le présent procure.
Mélanie attire l’attention sur certaines situations peu maniables avec les temps classiques (notamment la narration à première personne du singulier au passé simple), que le présent résout élégamment, et expose son usage intuitif de la forme.Références citées
– Jean Genêt, Notre-Dame des Fleurs
– Virginie Despentes, Les Jolies choses
– Francis Berthelot, Rivage des intouchables
Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :
Bonne écoute !
À La Réunion, au jardin volcanique.