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Le site a un nouvel agenda

Au cas où vous suivriez ce genre de choses : j’ai fini par passer l’éponge sur l’ancien système d’agenda du site (The Events Calendar) pour en mettre un nouveau, qui s’avère être un ancien, car c’était le système employé pendant longtemps en ce même lieu : EventON. Est-ce que c’est mieux ? Honnêtement, tout cela est un peu comparable, tous ces systèmes ont leur propres idiosyncrasies, mais The Events Calendar commençait à coincer de façons que je n’arrivais pas à débloquer commodément, et EventON est plus extensible. J’espère proposer quelques petits trucs en plus avec, du coup, rien d’indispensable, mais ça ne mange pas de pain.

Et si vous vous en fichez un peu, en vrai, vous avez certainement raison.

De manière générale, si l’envie d’acheter cet outil (ou l’un des autres présentés sur ce site) vous vient, certains liens génèrent des commissions – vous contribuez à financer le temps passé à rédiger ces articles gratuitement. Merci ! 

2021-11-01T15:27:08+01:00mardi 9 novembre 2021|Dernières nouvelles|2 Commentaires

Ce samedi, dédicace à Alfabulle (librairie toute proche de Rennes)

Mais où est-ce exactement ? Alfabulle est une librairie super chouette à Melesse, 5-7 rue de la Mézière, tout près de Rennes.

Mais quand est-ce ? Ce samedi, donc, mais en matinée seulement : rendez-vous à partir de 10h jusqu’à 13h.

Mais avec qui est-ce ? Je serai là en compagnie de l’excellent Thomas Geha alias Xavier Dollo.

Mais est-ce que ce sera bien ? Si vous venez, ce sera forcément super, et je vous invite à venir vous en rendre compte, hohoho comme je suis subtil.

À samedi !

2021-11-15T18:39:01+01:00lundi 8 novembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Ce samedi, dédicace à Alfabulle (librairie toute proche de Rennes)

La Fureur de la Terre (« Les Dieux sauvages » 3) est disponible en POCHE

Nous y sommes ! La suite de la saga « Les Dieux sauvages » continue son chemin en réédition poche chez Folio SF, et aujourd’hui le tome 3, La Fureur de la Terre, est disponible !

Couv. Georges Clarenko

La ville de Loered, le Verrou du Fleuve, ploie sous la pression des armées démoniaques, mi-chair, mi-machine, du dieu Aska. Affamée, malade, la population ne tient plus que par la foi que lui inspire Mériane, l’envoyée du dieu Wer.
Pour survivre, Mériane et les siens n’ont pas d’autre choix que de braver la colère divine. Car dans les vestiges maudits de l’Empire d’Asrethia repose peut-être une puissance capable de rivaliser avec celle d’Aska.
Tandis que le passé du monde émerge, la nature réelle du conflit qui oppose les dieux rivaux se dessine, et les Rhovelliens affrontent leurs plus terribles sacrifices. Quand la mort frappe tous les jours, il n’y a pas de héros, pas d’épopée – seulement la nécessité de survivre jusqu’au lendemain.

Je suis ravi que la suite de l’histoire soit disponible pour tous ceux et celles qui découvrent la saga dans cette collection, car je considère à plus d’un titre ce tome comme le pivot du projet : en plus de figurer mathématiquement au milieu (tome 3 sur 5), il révèle que, oui, bel et bien, la méfiance était de mise pour le lecteur·rice… 

Merci de votre enthousiasme au long cours pour cette saga et, comme toujours, faites vivre vos libraires !

2022-05-06T15:24:55+02:00jeudi 4 novembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur La Fureur de la Terre (« Les Dieux sauvages » 3) est disponible en POCHE

Silence en fa bémol Dolby lossless audio spatial à air comprimé

Initialement, j’étais mort de rire, mais à la réflexion, je ne sais pas si ça n’est pas involontairement fantastique. (Si vous ne voyez pas ce dont il s’agit, la fiche Wikipédia est prodigieusement fournie pour le morceau de musique que tout le monde sait jouer.)

On peut facilement taxer la démarche de Cage de troll, mais regardez donc cette performance de l’œuvre réalisée par l’orchestre philharmonique de Berlin apprenant la fermeture longue durée de sa salle à cause des confinements de 2020, voyez-en l’absolu sérieux et l’émotion totale, et ensuite, posez-vous plein de question sur l’existence, la nature de l’art, et ne dormez pas la nuit prochaine, de rien, c’est avec plaisir.

2021-10-24T18:52:37+02:00mercredi 3 novembre 2021|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Procrastination podcast s06e04 – L’autocensure

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s06e04 – L’autocensure« .

Un sujet qui se révèle beaucoup plus vaste qu’attendu, où il s’agit d’aborder ces moments où l’auteur ou autrice peine à aborder certains terrains, ou bien redoute d’être reconnu·e dans ses thèmes ou traitements.
Mélanie révèle avoir longtemps lutté contre cette question, en se forçant à traiter des angles ou des questions qui ne lui étaient pas aisés, conduisant peut-être à un effet d’étrangeté en représentant le réel tel qu’il est au lieu de la manière dont le lectorat peut l’attendre. Lionel soutient que le risque d’être vu·e dans ses textes est assez faible, car la fiction noie le personnel dans le récit, et seuls les plus proches de soi peuvent éventuellement deviner les vrais éléments personnels de l’auteur ou autrice. Estelle parle du paradoxe du comédien, lequel exprime d’autant mieux sa sincérité derrière un masque ; mais elle dévoile que l’autocensure est revenue d’une direction inattendue et désagréable, liée à sa place d’autrice.

Références citées

– John Dos Passos

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2021-11-15T18:39:13+01:00lundi 1 novembre 2021|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s06e04 – L’autocensure

L’originalité en fiction : grand concept et grand traitement

Dans le sillage de nos réflexions collectives dans Procrastination autour de l’originalité en fiction qui infuse à travers la personnalité de l’auteur ou autrice (sujet qu’on a notamment traité dans l’épisode 403), j’en suis parvenu à cerner potentiellement deux axes autour desquels « l’originalité », la nouveauté, peuvent s’articuler dans les littératures de l’imaginaire. Et pour tester la pertinence d’un concept, rien de tel que de s’astreindre à l’énoncer clairement et de le livrer en pâture au vaste monde. Faites-en ce que vous voulez – et voyez ce que vous pensez. Personnellement, ce que je pense aujourd’hui est plus intelligent qu’hier, et plus stupide que demain, YEAH.

L’originalité en SF&F (et le désir, louable, des jeunes auteurs et autrices de celle-ci) est presque toujours associée au poids des géants du domaine, ledit « âge d’or » où quantité de concepts se sont développés voire sont apparus : par exemple en SF, les tropes du voyage dans le temps, du voyage interstellaire, du premier contact alien et j’en passe ; en fantasy, l’essor du médiéval-fantastique, la réinvention des bestiaires, le héros maudit surpuissant, le multivers et tant d’autres. On peut avoir la sensation qu’à l’époque, par rapport à maintenant, tout restait à inventer et découvrir, et si on peut attribuer une prudente part de mérite à l’argument (plus facile d’inventer des trucs quand on est au début d’un genre) – comme nous l’avons avancé dans Procrastination, l’originalité se niche dans des dimensions plus vastes, qui viennent s’enraciner dans la personnalité même du créateur ou créatrice. (C’est même une des composantes philosophiques fondamentales du droit d’auteur, venue de Kant, à travers la théorie de la personnalité – l’œuvre est le reflet direct et unique de la personnalité de celui ou celle qui crée, déterminant donc son ascendant sur son travail.)

Mais cette conception de l’originalité – la « bonne idée » – n’est qu’une partie de l’équation, et elle n’est absolument pas indispensable pour construire une œuvre notable et majeure. Quantité de travaux d’envergure ne reposent pas sur des idées bouleversantes, mais sur une approche travaillée et réfléchie d’un environnement, de thèmes, de personnages, et c’est par la finesse narrative, la personnalité de l’auteur ou autrice, la qualité du traitement que l’œuvre ressort. Avec tout l’immense respect et le goût que j’ai pour un récit comme, par exemple, « Game of Thrones », on n’y trouve – qu’on me pardonne – aucune « grande idée ». Dragons, Marcheurs blancs (= fléau zombie), rivalités politiques, worldbuilding, tout cela sont des éléments et des tropes déjà connus ; ce qui fait la force de l’œuvre, c’est la galerie des personnages, la puissance du traitement, le souffle épique, l’inventivité narrative, bref, tout ce qu’on raconte.

L’originalité, donc, a pour moi deux dimensions en imaginaire qui peuvent se mêler à des degrés divers :

Le grand concept. C’est ce à quoi on pense souvent, comme exposé plus haut, quand on pense « originalité » : c’est « l’idée » peu explorée, voire totalement novatrice, sur laquelle on va faire reposer une histoire, voire un univers. Le paradoxe du grand-père. L’épée buveuse d’âmes. La Force. Je crois qu’on a un peu toutes et tous envie de trouver de grands concepts, car je pense qu’ils forment fréquemment nos premiers vertiges SF&F, et allument en nous le désir de la même inventivité. Cependant, comme dit précédemment, ce n’est nullement obligatoire. Car il existe aussi :

Le grand traitement. Cela rejoint l’idée selon laquelle la personnalité et l’originalité de chaque personne apportera, si elle est sincère, une vision unique et novatrice de thèmes parfois ancestraux (G. R. R. Martin produit, selon cette définition, un « grand traitement » avec « Game of Thrones »). Le grand traitement n’est absolument pas moins noble que le grand concept, et peut même se montrer parfois plus accessible (car il repose sur une plus vaste communauté d’expérience) : vous savez quel genre indémodable repose presque exclusivement sur du grand traitement ? Le roman sentimental. On réinvente le thème de l’amour depuis que notre espèce à se raconte des histoires et on trouve constamment de nouvelles choses pertinentes à dire sur le sujet. Et ça n’est absolument pas moins noble.

Évidemment, ça n’est pas une dichotomie, et ça ne s’oppose pas du tout. Un twist fameux d’un trope connu peut devenir un grand concept pour un point précis d’un univers à l’intérieur d’un grand traitement ; inversement, un grand concept qui n’est pas traité avec la finesse et l’intelligence d’un grand traitement tombera à plat. De la rencontre de tropes archi-connus peut éclore un fantastique grand concept (je pense par exemple à l’épisode Heaven Sent de Doctor Who, le fantastique épisode du confession dial1 qui, en mélangeant quantité de concepts classiques, crée quelque chose d’unique). J’ai récemment chroniqué Outer Wilds – grand concept impeccablement traité – et Grisgrand traitement (car en son cœur, ce n’est « que » un jeu de plate-forme, mais quel jeu de plate-forme). Ce sont tous deux des chefs-d’œuvre à mes yeux.

Si je vous raconte ça, c’est pour relativiser une fois de plus, suite à une conversation échangée aux Imaginales2, la pression de l’originalité, surtout dans nos genres, et l’angoisse de se dire « tout a déjà été écrit, que puis-je donc ajouter ? » L’originalité est bien des choses, et elle s’enracine dans la passion, la peur, les questionnements de la personne, qui seront ensuite servis par la technique littéraire. Un grand traitement, par sa puissance et son envergure, peut devenir un grand concept à part entière à travers sa seule existence – peut-être pourrait-on dire cela du Seigneur des Anneaux quand on connaît l’envergure de l’inspiration mythique de Tolkien. Et ma foi, il y a pire ascendance.

  1. Meilleur de Peter Capaldi, et chant du cygne de Steven Moffat, qui était décidément à bout de souffle sur cette saison.
  2. Salut à toi, je sais que tu traînes ici 😉
2021-10-23T15:57:33+02:00mercredi 27 octobre 2021|Best Of, Technique d'écriture|5 Commentaires

Accueillir, écouter, protéger, en finir avec le sexisme dans l’édition ! [Table ronde aux Imaginales 2021]

ActuSF a réalisé la captation de cette table ronde sur le sexisme et le harcèlement dans l’édition – dans le sillage évidemment de l’affaire Stéphane M., mais dans le contexte plus large de l’inclusivité dans l’édition professionnelle – et je vous invite fermement à la regarder, et si vous n’en avez pas la possibilité, à aller a minima lire la déclaration de Silène Edgar reproduite sur la page correspondante.

➡️ Voir la captation de la table ronde et lire la déclaration de Silène Edgar

(Article volontairement bref car, ici comme dans la table ronde, je ne veux pas accaparer la parole mais la laisser aux concernées : encore une fois, allez regarder / lire.)

2021-10-23T15:58:22+02:00lundi 25 octobre 2021|Entretiens, Le monde du livre|4 Commentaires
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