Facebook vous interdit de poster gratuitement plus de deux liens extérieurs PAR MOIS

Dans le pays de l’absurde, au dernier étage de l’enshittification :

J’avais du mal à y croire, mais oui, vous avez bien lu : dorénavant, vous ne pourrez plus poster que deux liens par mois sur votre page ou profil personnel. Vous avez un blog, une page auteur·ice, une boutique indépendante de maison d’édition et vous voudriez en partager le contenu ? Il va falloir payer : cinquante balles pour huit liens, cent cinquante pour vingt. PAR MOIS. J’imagine que la destruction de l’environnement et de la démocratie avec leur IA de merde ne se finance pas toute seule.

Partout, le même schéma se reproduit : créer un produit attirant à perte, emprisonner le public à l’intérieur, puis essorer la clientèle jusqu’à la dégénérescence finale du produit. Il y a quatorze ans (ouch), je me scandalisais de l’avènement de ce qu’on appelle maintenant l’algorithme (que nous étions jeunes et innocents à l’époque). C’est marrant comme certains passages restent contemporains :

Se rendre indispensable en montrant (plus ou moins) patte blanche, puis, une fois la position dominante atteinte, dire « maintenant, pour continuer à utiliser dans des conditions normales un outil qui fait partie de votre vie, il va falloir passer à la caisse ». […] Merci, Facebook, de ce petit réveil-matin, de ce rappel qu’à s’en remettre à une entreprise tierce, on ne demande qu’à être menotté.

Près de quinze ans plus tard, comme des moutons à l’abattoir, nous1 restons collectivement otages de notre fix de dopamine et de doom scrolling, et Meta refait le coup, encore et encore, avec Instagram, et maintenant Muse. Et nous restons collectivement, parce que c’est « impossible » de se passer de ces plate-formes. Je ne sais pas que dire. À ce stade, Mark Zuckerberg peut bien se filmer en tirant une balle dans la tête d’une portée de chatons, ce sera tout à fait inacceptable, mais il faudra continuer à payer Instagram pour se promouvoir et donc vivre – et je ne sais pas, quand est-ce qu’on arrête de trouver ça normal et de subir ?

Pour mémoire, pour le droit de poster vingt liens vers chez vous en un mois sur Facebook, on peut acheter deux licences perpétuelles de Scrivener. C’est-à-dire deux fois plus qu’on en a besoin pour faire un véritable, et important, travail artistique.

2026-09-29T07:50:53+02:00mardi 29 septembre 2026|Humeurs aqueuses|0 commentaire

Dieu a grandi

On a tous besoin d’un gros Maine Coon orange polydactyle dans sa vie. Si, si, même si vous êtes allergique aux chats.

Il a tellement grandi depuis qu’il était tout piti. (Vraiment piti.) Mais il est toujours aussi adorable, en tout cas ça en a l’air. C’est juste bizarre de voir un lion gros comme une table basse miauler comme un tout petit chat.

Ce post est parfaitement inutile, mais allez, c’est aussi pour ça que vous venez, hein. Gloire à Wambus pour les siècles des siècles.

2026-09-23T10:18:50+02:00mercredi 23 septembre 2026|Juste parce que c'est cool|0 commentaire

Valkyrie police

Une coquetterie que je veux faire depuis longtemps : les esthètes que vous êtes (partisan·es des guillemets à chevrons, bien entendu – toute personne en désaccord se verra instamment blacklistée de toute l’édition française) (JE DÉCONNE HEIN, je n’ai pas ce pouvoir) (or… do I?) n’auront pas manqué de remarquer que la police de caractères du texte a céans changé. L’ancienne était la sympathique mais courante Merriweather, cependant les vraies fines bouches emploient leur propres fontes, dont ils ont acheté la licence commerciale, et dont ils font un usage personnel à travers leurs documents personnels, parce que c’est ça ou bien une passion pour l’origami, j’imagine.

L’actuelle est Valkyrie, fonte commerciale développée par l’excellent Matthew Butterick – ne peut être qu’excellent un homme qui a écrit un livre entier en ligne sur le bon goût des polices de caractères et de la typographie, assène sans détours qu’il est impossible de créer une belle typo en Arial, et surtout, se trouve en première ligne du combat légal contre l’appropriation des propriétés intellectuelles employées pour nourrir l’IA. Élégante et sortant de l’ordinaire, parfaitement lisible sur écran et papier, je m’en sers depuis longtemps dans Scrivener et pour tous mes manuscrits de manière générale. C’est un détail, mais ça assure que ça soit vraiment chez moi ici, et bien sûr, cela se reflétera dans le futur digital garden que j’envisage très sérieusement d’ouvrir.

2026-07-28T06:59:53+02:00mercredi 29 juillet 2026|Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Valkyrie police

Double citoyen

Après avoir passé mon test de citoyenneté sur les institutions de l’Australie (le 14 juillet…), je viens de recevoir la lettre suivante.

Je n’ai pas encore tout à fait la nationalité, mais toutes les étapes ont été franchies. C’est une émotion certaine – je suis réellement tombé amoureux du pays, de son approche de la vie et de ses incroyables paysages. C’est aussi un soulagement, même si tout s’est excellemment passé depuis le début. Passer l’examen sur les institutions australiennes m’a permis de reprendre un peu de foi en les splendides institutions démocratiques. C’est bon de se rappeler que la liberté d’expression, l’égalité des droits, la primauté des lois séculières fondent les idéaux d’une civilisation, au point qu’il faille passer un examen sur ces valeurs.

Et combien elles sont précieuses, tant la machine se grippe à l’échelle mondiale en ce moment.

2026-07-28T06:58:22+02:00lundi 27 juillet 2026|Journal|3 Commentaires

Du blog au réseau jusqu’au jardin numérique

Le blog est né sous la forme d’un journal intime, sauf qu’il était tout le contraire d’intime, puisqu’il était publié en ligne pour le regard du monde. Une vingtaine d’années plus tard, le streaming en imitait la forme, en rendant publique une pratique censément solitaire, le jeu vidéo. Le blogging s’enracine dans le partage de réflexions et de trajets personnels ; avec le temps, il a naturellement dérivé vers la publication de connaissances et de savoirs-faire (l’approche qui a ma prédilection, n’ayant jamais très été enclin à raconter ma life).

Nous sommes en 2026 et la pratique du blogging a une trentaine d’années. Dans l’intervalle, les réseaux commerciaux sont apparus ; l’immédiateté de leurs outils a principalement cannibalisé l’attention et le désir de partage initialement dévolus au blogging. Et avec la démocratisation d’Internet, le partage d’un savoir spécialisé s’est révélé lucratif, soit directement (monétisé par des formations), soit indirectement (en servant de produit d’appel à la fidélisation d’un public – c’est la promesse de Susbtack et ce qui motive tous les blogs à vous proposer un PDF gratuit en échange de votre adresse mail).

Que reste-t-il de nos amours du blogging aujourd’hui ? La vie quotidienne s’est déportée sur les réseaux. Le média n’a jamais été idéalement placé pour la construction d’archives aisément navigables ; ce site proposera l’année prochaine 20 ans (BORDEL) d’archives, qui forment essentiellement un trou noir impossible à consulter. Je suis passé par un paquet de phases : un seul long article fouillé par semaine, ou bien un article par jour coûte que coûte, jusqu’à la formule actuelle, avec trois publications par semaine environ. Le blog reste un excellent support pour des réflexions plus longues et construites sur une actualité, des questions sur une problématique (comme le présent article – on est méta) – mais désigne du contenu relativement transitoire, inscrit dans un contexte temporel. Quid du partage du savoir, de la construction progressive d’une base de connaissances ?

Une proposition de forme émerge depuis quelques années : les digital gardens. Ces « jardins numériques » sont des collections de notes et de réflexions personnelles plus ou moins abouties, dans l’esprit du carnet du Lumières ou du commonplace book, que l’auteur·ice met à libre disposition en ligne, et où l’on est invité·e à se perdre. L’un des pionniers est le chercheur Andy Matuschak ; la mise en forme défilante de ses notes a été reprise dans les empilements d’onglets d’Obsidian. D’autres noms emblématiques de la pratique sont par exemple l’autrice er chercheuse Eleanor Konik, ou bien Steph Ango, le CEO d’Obsidian lui-même. Chez nous, l’autrice Rozenn Iliano construit le wiki de son Grand Projet.

Quasiment dès sa création, Obsidian a proposé Publish, une solution pour mettre ses notes en ligne avec la simple bascule d’un bouton. Alors que ce site de perdition approche donc son vingtième anniversaire (j’étais là, Gandalf, au Crétacé), que je sens depuis longtemps que la forme du blog ne sert plus entièrement ce que j’aimerais en faire, et que la tentative de partager un Zettel par quinzaine a rencontré de l’intérêt, je me dis qu’il est peut-être temps de renouveler la forme de mes partages.

Ce qui pourrait prendre la forme suivante :

  • Un digital garden, propulsé par Obsidian Publish, compilant à la fois une sélection de mes notes personnelles contemporaines sur la création, ainsi que les articles du présent blog méritant toilettage et sauvetage, et des archives consultables de Procrastination. Une sorte de base de connaissances intemporelle, quoique pas forcément pérenne ; des réflexions sont toujours appelées à évoluer (ce qu’elles feront). Par ailleurs, des notes personnelles sont nécessairement parfois obscures ou lapidaires ; mais mieux vaut le proposer dans une forme inachevée avec l’espoir que quelqu’un en retire quelque chose. L’avantage est double : tout est plus facile à trouver et naviguer, et moi, ça me pousse à proposer des articles de qualitay, qui ne seront pas perdus dans des tréfonds d’archives quinze jours plus tard.
  • Le blog demeure, mais s’orienterait alors plus clairement, comme dit plus haut, sur le contenu transitoire, inscrit dans un contexte temporel. Réflexions sur l’actualité, le monde du livre, progrès des projets en cours, nouvelles publications – livres, podcasts, Zettels. Le centre de la galaxie, renvoyant à tout le reste.
  • Bluesky demeure la tête de pont. C’est le seul réseau que j’utilise (avec un plaisir qui demeure). Mais j’ai été suffisamment échaudé par les confiscations successives des plate-formes pour tenir à conserver mes posts indépendants, hébergés ici.
  • La newsletter mensuelle conserve son rôle, avec un récapitulatif un peu plus personnel et intime sur le mois qui vient de s’écouler.

Voilà l’état des réflexions. Ah, et, euh, oui.

Ça veut évidemment dire que je suis repassé sous Obsidian.

Auguste lectorat, je suis preneur de ton avis, si la chose ne t’est pas totalement indifférente.

2026-07-22T07:08:46+02:00mercredi 22 juillet 2026|Expériences en temps réel|6 Commentaires

Futur Australien

Certaine émotion. Ça n’est pas tous les jours qu’on fait un truc pareil.

Il n’y a plus qu’à attendre, en espérant que je ne me sois pas fait des nœuds avec le calendrier de mes voyages. (Comme on m’a posé la question : ce sera une double nationalité, l’Australie comme la France acceptant la chose.) Prochaines étapes :

  • Passer le test de nationalité (concernant les institutions de l’Australie)
  • Recevoir une date pour la cérémonie, durant laquelle il me faudra prêter fidélité aux valeurs du pays, lesquelles sont on ne peut plus républicaines.

Délai moyen : 6 à 8 mois.

2026-06-19T13:46:26+02:00mercredi 10 juin 2026|Expériences en temps réel|2 Commentaires

Un bon principe : « de quoi cette situation a besoin ? » (le Zettel de la quinzaine, 202401021853)

Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.

Leçon enseignée notamment par Terraforming Mars, où aucune stratégie préétablie n’est forcément gagnante ; le jeu présente une énorme variété de possibilités et de configurations, qui dépendent non seulement de son propre jeu mais aussi de l’adversaire, et en plus, les situations évoluent en cours de partie, nécessitant potentiellement de changer d’approche ou de réévaluer les décisions de tour en tour. 

Eh bien, la vie est semblable… les situations changent constamment, et ce qui a marché hier n’est en rien garanti de marcher demain, tout particulièrement dans le domaine de l’humain. Il est bon, à chaque instant, de regarder le monde, et de prendre de la hauteur pour se demander : 

« De quoi ce moment a besoin ? »

Puis d’être disponible à la réponse, et d’accepter notamment que même si les apparences sont identiques, le cheminement qui a conduit à la situation peut être radicalement différent et donc que la réponse qui a réussi précédemment peut totalement échouer cette fois. 

J’écris par ailleurs de quoi ce moment « a besoin » et non « nécessite », car cette approche nécessite d’être disponible à la réponse, et donc de pouvoir constater qu’elle peut sortir des a-priori, du confort, des attentes ou des souhaits. 

On reste toujours capable, bien sûr, de choisir ou non de répondre à ce que l’on perçoit de la situation, si cela va à l’encontre de convictions, de souhaits ou de limites. Être à l’écoute d’une situation n’implique pas nécessairement que l’on va répondre à ce qu’elle présente, juste que l’on accepte de se mettre suffisamment de côté le temps de le distinguer. 

CC-By-SA par Kai Schreiber
2026-05-06T21:55:30+02:00jeudi 7 mai 2026|Humeurs aqueuses|Commentaires fermés sur Un bon principe : « de quoi cette situation a besoin ? » (le Zettel de la quinzaine, 202401021853)

L’obligation fantôme (et Current Reader)

Getting Things Done a révolutionné la productivité personnelle mais, comme à peu près tout en notre ère de standardisation, le concept de boîte de réception / triage / tâche à accomplir a débordé du domaine professionnel pour envahir tous les domaines de l’existence, des emails (inbox zero!) au doomscrolling des réseaux, en passant par la liste de lecture Netflix.

You know who you are.

Partout, les informations arrivent, s’entassent, et parce qu’on dispose de la possibilité et de la méthode pour les traiter, on imagine que le temps est extensible et qu’on peut tout gérer. Ce qui est évidemment illusoire, et génère une « obligation fantôme » (phantom obligation) dans les excellents mots de Terry Godier, à travers un article qui a circulé assez largement.

Partout, les notifications et les badges rouges accaparent (et monétisent) l’attention, générant une culpabilité radioactive de fond qui n’a pas lieu d’être : oui, vérifier vos mails professionnels et les suivre est important, mais pas autant que vos flux sociaux ni que les articles mis de côté pour le plaisir. Qui se dit : « il faut que j’arrive à bibliothèque zéro » ?

Il convient, avance Godier, de questionner les paradigmes des interfaces de nos applications ; un lecteur de flux doit-il vraiment ressembler à une application d’emails? Non. Et puisque les flux RSS, c’est le bien, il est l’auteur d’une application de lecture résolument différente, Current Reader, qui traite les articles non pas comme une liste de choses à faire, mais comme une rivière de contenu où les actualités, les essais et les opinions passent et se dépassent, et où il s’agit de lire pour le plaisir de lire et non pour l’obligation fantôme de réduire la pile à zéro, tout ça pour la voir remonter dans l’heure qui suit, supplice de Sisyphe moderne. Current ne présente, et c’est un choix, aucun compteur.

Hades to Sisyphus landing in Tartarus: FEAR AND LEARN THY PUNISHMENT, MORTAL! Here thou go. That's an iPhone. Sisyphus: Oh… Okay. That's… cool, I guess? Hadès: Thou shalt reach inbox zeroSisyphus: NOOOOOO

— 𝙻𝚒𝚘𝚗𝚎𝚕 𝙳𝚊𝚟𝚘𝚞𝚜𝚝 / Wildphinn (@lioneldavoust.com) 2026-04-07T05:12:21.211Z

De manière annexe, une lecture vivement recommandée : The Last Days of Social Media, qui expose en détail comment les réseaux que nous avons connu dans les années 2010 sont morts (ou agonisent) et que nous sommes déjà passé·es à autre chose, et que nous avons besoin d’autre chose.

2026-04-07T07:21:35+02:00mardi 7 avril 2026|Geekeries, Humeurs aqueuses|Commentaires fermés sur L’obligation fantôme (et Current Reader)

Annonce d’un projet radical et collaborativo-social : l’École des Vents

Parce que le monde va mal – il va mâle, car les hommes sont fous –, j’ai décidé, dans le for intérieur de moi-même, de prendre une décision radicale. Parce que je suis auteur, et donc, foncièrement plus intelligent que tout le monde, puisque j’ai compris des trucs et que j’écris dessus, j’ai décidé de fonder une école de formation scholastique universelle, baptisée l’École des Vents – car nous sommes tous Dust in the Wind, et que les zéphyrs et les aquilons, par la puissance de la convection que l’on retrouve également – cyberespace ! – dans les entrenoeuds et interchanges de l’Internet multimédia – le XXIe siècle est idées, fluidité, conceptualisations indépendantes antifragiles ultralocalisées en résistance décisive. 

À l’École des Vents, point de diktat, point d’enseignement vertical d’une vérité déposée ; non, l’école est en autogérance totale, car l’élève lui-même, le stagiaire – stage-hier – entre en scène dans l’espace commun opérationnalisé par les psychés présentes, et dès lors, enseigne à lui-même ce qu’il reçoit de tous. C’est davantage une dramatisation de l’actualisation qu’un curriculum unidirectionnel ; c’est une co-concrétisation collaborative, une autorité répartie et non-locale, un champ quantique globalisant et globalisateur par lequel la profonde authenticité de nos vérités somatiques influe et incarne le changement de paradigme nécessaire à un âge à la fois cyberspatial et techno-ancestral. Ah, et puis Gilles Deleuze. 

J’ai monté l’École des Vents avec tout un assortiment de talents techno-pagans, d’empiristes de l’âme, de sages fous réunissant le meilleur des courants contraires de l’humanité en ce seuil de quête holistique. Parmi les premiers talents qui ont accepté de me rejoindre dans ce projet insensé et pourtant le seul à faire sens alors que le monde vacille sur son point d’équilibre, des slammeurs, des illustrateurs-charcutiers, des sculpteurs-CEO, des musiciens-oracles, que j’ai l’honneur et le plaisir d’organiser de façon horizontale et collaborative autour de moi-même en ma persona d’auteur-musicoélectronicien, et surtout de codeur de la réalité.

Le lieu où l’école se construira, sous forme d’un village circulaire et durable intégralement composé de yourtes en fibre de fullerène et bouse de zébu, alliant la contemporanéité technologique au savoir ancestral des peuples premiers. Il y aura aussi de petits fanions colorés.

Le programme complet du premier stage, pour les stage-hiers, sera annoncé bientôt, mais DJ Raspoutine, artiste bruitiste dont Autechre a dit « on lui a tout piqué » et Camila Varda Balaklava Moussaka Camélia Rada Popova Mitsubishi-Hilton, plasticienne russo-nippone spécialisée dans les boîtes à fromage, m’épaulent déjà pour la production d’ateliers radicaux et transformateurs, comme : 

  • Vaincre le capitalisme par la thalassothérapie
  • Entre botanique éveillée et transcendance tantrique par l’ivresse : à l’écoute de la mousse
  • Pont ou bien frontière ? Chercher son archétype jungien par une méditation psychotropique sur le viaduc de Millau
  • Ces liens qui nous (dés)unissent : purger les blocages des lignes temporelles akashiques par la transe du macramé
  • Ce que Super Mario nous enseigne sur la croissance du Soi
  • Does it bring joy? Purger les traumas intergénérationnels par la méthode Marie Kondo

De manière à démocratiser au maximum ce programme de survivance écopsychique aux disruptions systémielles et à garantir son inclusivité maximale dans sa radicalisation anticlassiste, j’ai décidé de le placer au tarif early bird préférentiel et tout à fait raisonnable de 10 000 € les trois jours. Et de manière à positionner résolument la démarche en-dehors du capitalisme bourgeois et d’en faire un véritable acte de révolution culturelle permanente de l’individu invertissant son réseau matriciel de connexions tendues, les frais d’inscription sont uniquement payables en cryptomonnaies et NFT. 

2026-03-25T05:17:13+01:00mercredi 1 avril 2026|Humeurs aqueuses|3 Commentaires

Le Zettel de la quinzaine : Tous les événements à l’image ne doivent surtout pas être soulignés exactement (« Mickey Mousing ») (202603170815)

Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.

Le « Mickey Mousing » désigne une bande musicale dont chaque effet, chaque son vient exactement souligner l’action, ce qui donne un côté cartoon et très enfantin (Jean Cocteau : « la technique la plus vulgaire »). 

Non seulement il n’est pas nécessaire de le faire, c’est donc contre-indiqué. Une bande son plus mûre et évoluée n’aura pas peur de marquer l’évolution globale de l’émotion sans craindre de décaler sa rythmique avec l’enchaînement strict des plans et des actions de l’image, créant un sous-texte d’émotion plutôt qu’un marquage mécanique de l’action. 

CC-By-SA par Kai Schreiber
2026-03-25T03:32:07+01:00mercredi 25 mars 2026|Alias Wildphinn, Best Of, Juste parce que c'est cool|Commentaires fermés sur Le Zettel de la quinzaine : Tous les événements à l’image ne doivent surtout pas être soulignés exactement (« Mickey Mousing ») (202603170815)
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