Il faut pouvoir créer des personnages entiers et extérieurs à soi (le Zettel de la quinzaine, 3a / 202407311136)

Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.

Idée présente dans [[Becoming a Writer, Staying a Writer]] de [[Joe Michael Straczynski]]. Le premier niveau de l’auteur consiste à créer des personnages qui sont inspirés de l’entourage ou de lui-même. Mais le niveau ultime (et, arguerais-je, la totale liberté de création) de l’écriture consiste à être capable de créer des personnages entièrement distincts de soi, et que l’on peut pourtant comprendre intimement ; dans la peau desquels on peut totalement vivre ; et que l’on peut raconter de façon totalement crédible. 

Il semble difficile d’incarner cet idéal entièrement (ne serait-ce que parce que les goûts et la personnalité vont faire pencher l’auteur vers un type de création de manière plus favorable), mais on peut le viser ; et avoir conscience de ses biais et préférences pour sortir de sa zone de confort (où l’on trouve justement des ressources insoupçonnées pour créer des choses originales). 

CC-By-SA par Kai Schreiber
2026-04-08T02:22:40+02:00jeudi 9 avril 2026|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Il faut pouvoir créer des personnages entiers et extérieurs à soi (le Zettel de la quinzaine, 3a / 202407311136)

Procrastination podcast s10e14 – Les personnages de contraste (foils)

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s10e14 – Les personnages de contraste (foils)« .

Les « foils » (personnages de contraste) sont une notion fondamentale en narratologie anglophone et semblent pourtant absents de la narratologie francophone. Il s’agit de personnages dont le comportement et la façon d’être permet opportunément à un autre de briller, ce qui ajoute un moteur de narration et de caractérisation supplémentaire à travers leurs interactions.
Lionel (qui s’excuse pour la qualité déplorable de sa prise de son sur cet épisode) développe la notion en détail, exemples à l’appui, avec les intérêts narratifs d’une telle dynamique, ainsi que ses pièges.
Estelle développe le concept comme école d’efficacité narrative par le contraste, souligne l’importance de donner une identité propre aux personnages ayant cette fonction, et expose l’intérêt et le plaisir qu’on aura à faire évoluer une telle dynamique.
Mélanie, la plus sage d’entre nous, caresse son chat.

Références citées

  • Sherlock Holmes, série de films par Guy Ritchie
  • Doctor Who, série créée par Sydney Newman, Donald Wilson et C. E. Webber
  • Star Wars, saga créée par George Lucas
  • Sherlock Holmes, série de romans par Arthur Conan Doyle
  • The X-files, série créée par Chris Carter
  • Le Seigneur des Anneaux, J. R. R. Tolkien
  • The X-Men, personnages créés par Stan Lee et Jack Kirby
  • Jerry Bruckheimer
  • Arabesque, série créée par Peter S. Fischer, Richard Levinson et William Link
  • Lucifer, série créée par Tom Kapinos
  • Bones, série créer par Hart Hanson d’après les romans de Kathy Reichs
  • Sherlock, série créée par Mark Gatiss et Steven Moffat
  • Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

Bonne écoute !

2026-04-23T06:49:25+02:00jeudi 2 avril 2026|Procrastination podcast|1 Commentaire

Découvrez le programme de la fin de la saison 10 de Procrastination

Procrastination, le podcast qui porte mal son nom, car il est toujours à l’heure, et enregistre à l’avance ! La fin de la saison 10 est dans la boîte, et nous pouvons vous dévoiler à quelle sauce vous serez mangé·es.

Apparemment, c’était journée bordeaux, sauf qu’Estelle a pas eu le mémo

Nous terminerons notre conversation au long cours avec Karima Amarouche, qui continue à nous donner de fantastiques conseils d’ergonomie pour organiser son environnement de travail, et selon le nombre d’épisodes que cela donnera au final, voici tous les sujets en attente (certains déborderont peut-être sur la saison 11) :

  • (Fin de la conversation au long cours sur l’ergonomie avec Karima Amarouche, donc)
  • Les personnages de contraste (« foils« )
  • Faut-il être connu pour publier ?
  • Les scènes de respiration et de répit
  • Négocier ses contrats
  • Pousser plus loin son style

Nous avons aussi une fantastique invitée prévue pour la saison 11. On est très heureux de la recevoir, et je suis incroyablement impatient de discuter de ce dont on a prévu de discuter. Que de mystère, mais c’est plus drôle ainsi. On en reparlera une fois l’enregistrement fait, lequel est prévu début juin.

2026-03-19T06:04:42+01:00mercredi 18 mars 2026|Dernières nouvelles|Commentaires fermés sur Découvrez le programme de la fin de la saison 10 de Procrastination

Le Zettel de la quinzaine : Les personnages ne connaissent que leur présent (202310201835)

Pour mémoire, ces notes sont des extraits bruts de décoffrage de mon système de notes privé, afin d’expérimenter avec une forme différente de partage dans l’esprit des digital gardens.

Forever – is composed of Nows –

– [[Emily Dickinson]]

C’est ainsi que fonctionne la narration : on a une succession de présents qui peuvent dépeindre l’éternité, de la même façon que l’éternité reste faite de présents, et que nos vies elles-mêmes sont des successions de présents. 

C’est-à-dire que les personnages ignorent l’épaisseur du livre, ignorent le destin de l’action dans laquelle ils se trouvent, ils croient toujours à l’action qu’ils entreprennent de pleine volonté, même si l’auteur sait que c’est voué à l’échec.

Il convient donc de ne pas laisser ce savoir invisible retenir l’élan de la narration. Les personnages, comme le lectorat, sont dans l’action proprement dite, dans un perpétuel présent où réside l’ignorance du destin. Par conséquent, il convient de présenter et développer les enjeux au fur à mesure qu’ils se présentent dans le temps des personnages, c’est-à-dire celui de l’action. Qui sera celui de la lecture. 

On court sinon le risque du [[Désamorçage narratif]]. Même s’il est intéressant et épique de présenter une atmosphère de la fatalité, un aspect [[Rouleau compresseur de l’histoire]], mais trop y faire appel fait voir l’aspect artificiel de la narration et, mal dosé, prive les personnages de leur [[Agentivité]] et fait déborder la narration plutôt sur un commentaire de [[L’absurde]]. 

Notamment prégnant dans le cas d’un personnage qui choisit de se suicider héroïquement à la page 20 : on voit bien qu’il reste 300 pages et que donc il ne peut pas mourir

CC-By-SA par Kai Schreiber
2025-10-23T14:00:45+02:00jeudi 23 octobre 2025|Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Le Zettel de la quinzaine : Les personnages ne connaissent que leur présent (202310201835)

Les Inspiriales : un séminaire d’écriture virtuel avec masterclasses, mentorat et entraide

Pour la quatrième année (ça en fait un rendez-vous d’importance !), les Inspiriales de l’écriture se tiendront du 14 au 17 février. C’est un séminaire sur la narration intégralement en ligne, avec

  • Cinq masterclasses données par des pros sur des points précis du métier :
    • Les descriptions et le show, don’t tell (Aude Vivet)
    • Les corrections de manuscrit (ma pomme)
    • La profondeur des personnages (Paul Beorn)
    • L’inclusivité et la diversité (Mary Orchard)
    • Les premières pages (Estelle Faye)
  • Des tables rondes, des débats autour de la profession ;
  • L’occasion d’accéder à du mentorat ;
  • La possibilité de participer à une communauté, de se motiver et d’échanger sur ses joies et difficultés.

C’est un vrai festival littéraire et une formation couvrant des aspects cruciaux de la narration, et en plus, pas besoin de faire ça seul·e ! (Mais vous pouvez aussi faire ça seul·e.)

Plusieurs formules sont disponibles :

  • La possibilité de suivre seulement les masterclasses et tables rondes (tarif anticipé encore disponible jusqu’au 24 janvier),
  • Ajouter un pack mentoring offrant des retours sur les textes et des échanges de groupe.

Les masterclasses sont en plus disponibles à vie pour toutes les personnes inscrites !

Pour ma part, donc je causerai de correction de manuscrits (un sujet dans lequel je suis un tout petit plongé), et ça me fait bien plaisir, parce que je sais combien ça angoisse (y compris des confirmé·es). Alors que ça n’est pas nécessaire : pour ma part, j’adore les corrections, parce qu’une fois qu’on a pris le coup, c’est purement technique. Ce qui est très rassurant, par rapport au premier jet qui reste toujours aléatoire.

Et l’idée, c’est justement de donner la technique ; que vous repartiez avec une méthode précise, pratique, applicable. On parlera de :

  • La bonne attitude à adopter
  • Les trois grandes mécaniques du récit à vérifier
  • Proposition d’une méthode de correction pratique (et éprouvée)
  • Les maladresses d’écriture fréquentes, et comment y remédier

(Oui. Les gros manuscrits, oui.)

Tout le programme en détail avec les deux formules est disponible sur le site des Inspiriales ; allez y jeter un œil, ça couvre un grand territoire des difficultés les plus fréquentes !

➡️ Découvrir le programme et s’inscrire

Mention légale : les liens renvoyant vers l’événement sont affiliés.

2025-02-19T22:39:33+01:00lundi 20 janvier 2025|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Les Inspiriales : un séminaire d’écriture virtuel avec masterclasses, mentorat et entraide

Procrastination podcast s08e17 – Du jeu de rôle à l’écriture (et inversement)

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s08e17 – Du jeu de rôle à l’écriture (et inversement)« .

Le jeu de rôle et l’écriture romanesque sont proches voisins, et ceux et celles qui pratiquent l’un viennent souvent à l’autre ! En quoi les deux activités se nourrissent-elles, mais aussi, quelles sont les différences de pratique à conserver en mémoire ?
Mélanie n’est pas rôliste, mais elle connaît et situe l’activité et son poids dans l’imaginaire, alors que pour Estelle, c’était sa première école d’écriture ; elle en propose les forces majeures pour le romanesque, en particulier la connaissance d’univers et la plasticité intellectuelle. Lionel liste davantage de différences (notamment la visée ludique du jeu n’est pas celle de la fiction), mais rappelle que l’esprit de cocréation peut être vu comme identique dans les deux activités.

Références citées

  • Fabrice Colin
  • Jean-Philippe Jaworski
  • Mathieu Gaborit
  • Laurent Genefort
  • trpuver le podcast (Altaride?) ou on était interview
  • World of Warcraft
  • Laurent Kloetzer
  • L’Œil noir, jeu de rôle créé par Ulrich Kiesow
  • JRTM (Le jeu de rôle des Terres du Milieu), crée par Coleman Charlton
  • Son lointain successeur, L’Anneau Unique, créé par Francesco Nepitello et Marco Maggi
  • Rolemaster, jeu de rôle créé par Peter Fenlon, Kurt Fischer et Coleman Charlton
  • JRFR (Le jeu de rôle de Fontenay-aux-Roses)

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2024-06-06T03:50:25+02:00mercredi 15 mai 2024|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s08e17 – Du jeu de rôle à l’écriture (et inversement)

Procrastination podcast s07e12 – Faire monter la pression

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « s07e12 – Faire monter la pression« .

Comment faire monter la pression sur les personnages ? Comment faire de leur vie un enfer, jusqu’à peut-être les pousser à dérailler – et ce faisant, stimuler la peur du lectorat pour elles et eux ?
Estelle dévoile deux volets cruciaux : d’une part une progression dramatique logique et cohérente, de l’autre des points de non-retour dans l’action avec leurs conséquences.
Mélanie renchérit sur la résonance dans le fantastique entre les événements et les éventuels traumatismes ou craintes du personnage. Toutes d’eux s’accordent sur l’empathie à placer au centre de la narration.
Lionel propose une grille de lecture recouvrant les mêmes notions mais avec une approche différente, selon la proximité avec le personnage et la difficulté de traitement des grandes catégories d’enjeux humains.

Références citées

  • Crazy Kung-Fu, film de Stephen Chow
  • Marcel Proust
  • Thelma et Louise, film de Ridley Scott
  • Dark Water, film de Hideo Nakata
  • Darkness, fim de Jaume Balagueró
  • Les Lions d’Al-Rassan, Guy Gavriel Kay
  • Elizabeth George, Mes secrets d’écrivain

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2023-03-15T00:10:16+01:00mercredi 1 mars 2023|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast s07e12 – Faire monter la pression

Procrastination podcast S06e17 – Insuffler de l’incarnation

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Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « S06e17 – Insuffler de l’incarnation« .

Donner à son lectorat des personnages de chair et de sang prenant vie sur la page et dont l’on ressent viscéralement les aventures, joies et peines : c’est potentiellement le Saint Graal de la narration. Peut-on parvenir à travailler cet effet ? Comment nos trois auteurs y parviennent-il et elles ?
Estelle place effectivement l’incarnation comme valeur suprême d’un récit, peut-être même devant la cohérence ; et elle propose de travailler d’une part la matérialité physique, corporelle mais pas seulement, et de l’autre les intériorisations et constructions mentales qui en découlent. Pour Mélanie, les personnages arrivent formés avec une histoire à raconter ; parvenir à les concevoir est une impression très viscérale, qu’elle affine d’abord avec le visuel. Lionel, qui est un grand malade, conduit avec eux un travail d’interrogation quasi-psychanalytique – et c’est en cela que les célèbres fiches de personnage lui semblent utiles : comme axes de réflexion et de développement davantage que comme des formulaires à remplir.

Références citées

– Élisabeth Vonarburg

– Hellblade, Senua’s Sacrifice, jeu vidéo de Ninja Theory

– Clive Barker

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2022-06-02T18:41:07+02:00lundi 16 mai 2022|Procrastination podcast|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S06e17 – Insuffler de l’incarnation

Un jeu de personnages (merci à Rozenn Illiano)

Rozenn Illiano (Le Phare au corbeau chez Critic, et plein d’autres histoires et des bijoux splendides) a fait un beaucoup trop beau cadeau à la tweetsphère littéraire en ressortant ce mème, parce qu’on aime tous beaucoup trop parler de nos personnages, en effet. Donc, amusons-nous (fil Twitter d’origine).

1. On prenant les publiés, probablement Dwayne de Heldadt dans Léviathan. Qui… apparaît finalement assez peu. A la base, j’étais censé revenir dessus (un jour, peut-être !)

2. Bruz dans « Les Dieux sauvages » (L’Héritage de l’Empire). Un personnage d’arrière-plan, mais qui s’est un petit peu posé quand même. Quand c’est comme ça, faut laisser faire.

3. Dur, ça change souvent. Mais je pense que… Chunsène (« Les Dieux sauvages »). Sa façon de n’avoir failli jamais exister et de s’être imposée comme jamais un personnage auparavant me dit qu’il se passe quand même des trucs étranges dans l’écriture. (Et puis elle n’en a rien à foutre des conventions, est tragiquement sombre et solaire à la fois, elle est très futée et voit clair sur le monde, bref… et elle s’écrit toute seule.)

4. Hmmm difficile à dire aussi parce que je pense les personnages en mots plus qu’en images, mais Ganner, probablement.

5. Parce que y a une histoire derrière, ou parce qu’il y a une occasion narrative qui mérite quelqu’un pour la porter et lui donner de la chair et du sang (et s’en emparer et partir avec la caisse en courant)

6. « D’où viens-tu, et où veux-tu aller ? »

7. Pas du tout, j’avoue. Ce sont les personnages qui me disent qui les attire, et ça reste toujours dans leur propre environnement, nécessairement.

8. Peux pas dire. C’est dans le tome 4 de « Les Dieux sauvages ».

9. Darén, sans aucun doute.

10. Voui, plein. Même chez les gentils, des fois.

11. Absolument pas. Je les passe à l’essoreuse et parfois ils ne sont sauvés de la mort que pour pouvoir être essorés davantage et lâcher tout ce qu’ils ont à dire. (Je crains que Chunsène ne l’ait compris, d’ailleurs.)

12. Hu, j’en ai tué plein, surtout dans « Les Dieux sauvages ». Difficile d’en mentionner un sans spoil, mais l’assassinat sordide dans la ruelle de La Messagère du Ciel reste pour moi aussi vain que juste.

13. Yep, le personnage principal se mangeant le plus dans la face la difficulté de la chose étant Izara de Rhovelle.

14. Au premier jet, ça arrive toujours. Mais j’essaie de comprendre pourquoi, et si c’est parce que le personnage en question n’a finalement rien de spécial à faire ce moment-là, je l’intègre dans l’histoire. Ça arrive, dans la vie.

15. Guil Redel, j’en parlais récemment. C’est un véritable monstre et il faut que j’aille très, très loin pour aller puiser de quoi il est fait.

16. Alors, on enlève les exosquelettes, on est d’accord ? Le plus grand : peut-être bien Darén ? Le plus petit (adulte) : peut-être bien Andrew León dans Léviathan. Avec exosquelette : Jared Valne, mais il triche, il pilote une mekana grande comme un immeuble.

17. Le plus vieux : Mordranth (l’oracle-dragon de l’Empire d’Asreth/ia). Le plus jeune : la princesse Carila de Rhovelle dans « Les Dieux sauvages ».

18. Ça dépend de quelle manière : les limites de l’humanité me fascinent et c’est pour ça que j’écris des monstres, ils sont souvent douloureux à écrire (Guil Redel, aussi Ganner et Daphn).

19. Au sens classique du « self-insert / Mary Sue », jamais, en tout cas pas que je sache. De façon plus vaste : toujours, parce que c’est moi qui écris, forcément.

20. Je regrette de ne pas avoir davantage montré les aventures de Chunsène et Nehyr dans Le Verrou du Fleuve. C’était un choix volontaire et assumé à l’époque, mais avec le recul, je pense que j’aurais dû.

21. Leopol. Je n’aurais jamais imaginé qu’il soit aussi populaire, et certainement pas auprès des lectrices.

22. Leopol. Je n’aurais jamais imaginé qu’il se révèle aussi tragiquement et humainement riche.

2020-05-17T20:22:18+02:00lundi 18 mai 2020|Entretiens, Journal|2 Commentaires
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