Invité chez Dounia reçoit, autour de « Les Dieux sauvages » (et de l’âge de pierre de la culture geek)
J’ai été très honoré d’être invité par Dounia Charaf dans son émission pour parler de « Les Dieux sauvages » ; un immense merci pour cette conversation, et tout particulièrement pour les excellentes questions nées d’une lecture en profondeur de ces énormes briques dans un temps bref, ce qui n’est vraiment pas facile ! Disponible en ligne sur la chaîne des Vagabonds du Rêve ou bien ci-dessous :
Je cause aussi de geekisme de première génération, et j’ai l’air d’un vieux daron.


Quoi ? Quoi, j’ai dit « sus aux anglicismes » et « geek » dans la même phrase ? Alors d’une, je l’ai mis en italiques, ce qui explique bien que c’est un emprunt, et de deux, geek n’a pas de réel équivalent en français, vu que ça signifie en gros « mec chelou » ou « débile » en langue anglaise.
« J’ai disposé de toute l’équipe ennemie, je roxxe ! »
« Nous entrons dans un âge digital » (double combo)

Alors, qu’est-ce donc que ce Tron : l’héritage ? Un beau clip pour la superbe bande originale composée par Daft Punk ? Une galerie d’images aussi lisses et transparentes que les parois de plexiglas peuplant la capitale de la Grille ? Un blockbuster de plus servi par des wagons d’image de synthèse ?
Et, bon dieu, ça marche. Oui, les ficelles du scénario sont grosses comme des cordes d’escalade, certaines répliques sont grotesques, Tron (le programme) est sous-exploité, mais, encore une fois, on ne demande pas à Tron d’être Inception, comme on ne demandait pas au premier volume d’être Blade Runner à l’époque. C’est beau, époustouflant, c’est super cool, et on rêve. C’est ce qu’un Tron est censé faire, et celui-là le fait génialement bien.
Salué par la critique comme le héraut époustouflant d’une nouvelle conception des mondes virtuels, réalisé par des pointures (Mamoru Hosoda et le studio Madhouse aux commandes), Summer Wars est sorti sur notre territoire auréolé de gloire. À vrai dire, la simple affirmation assassine que, selon Libération, Alain Finkielkraut (