Tron : Arès est le meilleur des trois films, et il a un énorme problème nommé Jared Leto

OKAY YEAH YEAH Internet en 2025 c’est la clickbait rageline – 

Mais la clickbait rageline c’est aussi le résumé de ce qui suit, alors on développe.

L’énorme problème Jared Leto

On commence par le plus important : Jared Leto incarne un problème qu’il est quasiment impossible de dissocier de la licence en 2025. Non pas parce qu’il est supposément « maudit » au box-office (on s’en fout), mais parce que neuf femmes ont révélé son comportement dégueulasse, en particulier alors qu’elles étaient mineures. Or il est un énorme fan de la licence Tron et, sans lui, le film n’aurait sans doute pas existé.

Tout avis informé sur Tron : Arès ne peut pas faire l’abstraction des deux points sus-nommés, que j’ignorais quand je suis allé le voir à sa sortie, mais sorti du film très enthousiaste, j’ai fait mes recherches pour en parler, recherches qui se sont soldées par un « mais putain, quoi ! »

Donc voilà, on a une licence moribonde, chère à plusieurs générations (qui ont grandi avec le film de 1982 ou Legacy), qui est aujourd’hui maintenue en vie par un type accusé d’être un prédateur sexuel. Ce qui donne un gros goût de cendres parce que…

Tron : Arès est le meilleur des trois films

… dans le contexte d’une licence basé sur, soyons honnêtes, admettons-le, un prédicat crétin. Et oui, Arès est le meilleur des trois films – rangez vos fourches. J’ai revu les deux précédents juste avant d’aller voir Arès. J’ai adoré le film de 82 quand j’étais môme, je jouais à la Videopac+ (qui a connu ?), j’étais un geek de première génération, je le regardais en boucle.

Mais c’est un prédicat crétin. Ce n’est pas parce que c’est un prédicat crétin qu’on ne peut pas passer un fantastique moment. (J’ai dévoré les romans Doom quand j’étais ado. Allez-y, jugez-moi.) Le problème de Tron : Arès et donc de la licence en 2025 s’appelle Jared Leto. En termes de narration, la licence s’est coincée avec Tron : Legacy. Mais on l’a kiffé quand il est sorti, y a Daft Punk avec une BO qui tabasse et globalement, Disney n’a pas complètement chié cette remise au goût du jour près de trente ans plus tard, et c’était suffisamment un miracle pour qu’on pousse un soupir de soulagement collectif, qui s’est transformé en adulation au fil du temps.

RANGEZ VOS FOURCHES J’AI DIT. Hear me out.

Ce sont des films d’action fondés sur des effets spéciaux visuels. Faut pas en attendre du Shakespeare. Je ne crache pas sur le genre – c’est hyper cool et fun, surtout en IMAX 3D, j’ai passé un super moment avec Avatar 2 tout en reconnaissant la minceur et l’absurdité du scénario – mais il faut se mettre d’accord. Call of Duty n’est pas Outer Wilds, et il y a un moment pour chacun.

Voilà ce qui se passe : Tron 1982 parvient à être suffisamment elliptique dans sa mise en scène et ses explications pour laisser tout juste penser que la Grille est un genre de représentation métaphorique ou une projection rendue explicite à la psyché numérisée de Kevin Flynn (et à celle du spectateur). Les programmes sont représentés par des agents humains, mais ce ne sont pas des humains, ils n’ont pas de désirs humains autres que les aspirations fondamentales d’une conscience – typiquement, ne pas finir derezzed. Les lightcycles, les recognizers chers à la licence sont des transpositions directes des jeux vidéo présentés dans le film. Les programmes qui se trouvent projetés dans les jeux ont été cooptés par le MCP1 ; l’un d’eux, un programme de compta, dit d’ailleurs qu’il ne sait pas faire grand-chose à part calculer des intérêts cumulés. On étire la vraisemblance, évidemment – les programmes ont un sacré libre arbitre pour 1982 – mais si on prête attention, presque tout peut se ramener à un équivalent informatique (comme le voilier solaire figurant une antique – pour nous – connexion entre réseaux).

Le problème, c’est que Legacy fait de la Grille un véritable monde virtuel avec des rues, des ports, où les programmes portent du Jean-Paul Gaultier avec grandiloquence et où les jeunes programmes (dans la série animée Tron: Uprising qui se passe juste avant) se draguent et se matent comme de jeunes adultes découvrant la joie des hormones. (Mais pour quoi faire, fichtredieu ? Se désaper et inventorier leurs différences avec un diff ?) Or, ça n’est pas censé être un monde virtuel, un monde virtuel, c’est un monde virtuel, la SF en propose des tas ; c’est censé être une représentation mentale des agents et influences électriques d’un réseau numérique. La base de Legacy – que CLU déraille totalement en voulant créer un monde parfait, en agissant donc comme un programme, alors que personne, nulle part, ne se comporte effectivement comme un programme (sauf peut-être les sirènes, et encore) – est une contradiction fondamentale. Et on parle des ISOs, la forme de vie de spontanée sortie de… quoi ? Tout ça est mal foutu, mais bon, oui, d’accord, les recognizers mis à jour sont splendides et y a Daft Punk, donc on a pardonné, avoir un nouveau film et qu’il ne pue pas était miraculeux. (et c’est quand même rigolo de voir combien la Grille de l’époque est influencée par les paradigmes d’interface de l’époque, tout en verre et en transparence… même si what is old is new again)

Entre Tron: Arès. Tron: Arès prend l’état vraiment bancal du lore dans lequel Legacy l’a laissé et parvient à faire quelque chose avec. Okay, c’est super beau, les bastons sont chorégraphiées façon 2025 en mode Cirque du Soleil davantage que j’essaie de frapper efficace, mais vu qu’une partie d’entre elles se déroule dans la Grille et qu’on est déjà dans une espèce d’onirisme virtuel, ça passe.

Mais surtout, Tron: Arès (ah oui, tiens, j’ai oublié de parler de l’histoire – un programme guerrier de cybersécurité appréhende émotion et humanité – le scénario est archi-classique – tout ce qui compte c’est qu’il y a plein de néons rouges et du Nine Inch Nails) parvient à prendre l’état du lore, à l’honorer dans son intégralité, acceptant et incluant tous les éléments bancals pour en faire un truc qui tient debout (ce qui n’est pas si courant en notre époque, n’est-ce pas Star Wars – Star Trek – Doctor Who), et se paie même le luxe de balancer une petite dose de philosophie dans le mélange, ce que je n’aurais vraiment, mais alors vraiment jamais vu venir dans un film Tron. Alors attention, petite, la dose, et simple, mais quand même, elle est là, et cadre super bien avec le zen très inattendu et, soyons francs, total parachuté de Kevin Flynn dans Legacy.

Alors oui, y a pas Bruce Boxleitner (donc Tron), y a pas de lien direct avec Legacy à part une réutilisation respectueuse du lore, clairement la fin appelle un quatrième film qui devrait sans doute arriver quelque part vers 2174. Mais c’est un film à grand spectacle bien foutu sur une prémisse un peu pétée, qui arrive à la respecter et l’honorer de façon presque émouvante, et utilise intelligemment la tentative de grain de discours existentialiste qui formait plus qu’autre chose un prétexte narratif dans Legacy pour donner de la substance à l’arc très classique du personnage principal, alors c’est bienvenu, hein ? Si vous regardez les trois à suivre, vous verrez que c’est le meilleur des films.

Mais il y a dorénavant un vrai problème avec cette licence, et ce problème s’appelle Jared Leto.

  1. Vous avez capté, d’ailleurs, que le protocole fondé par Anthropic porte le même acronyme ? Haha… aaargh.
2025-10-31T06:55:52+01:00mercredi 5 novembre 2025|Fiction|Commentaires fermés sur Tron : Arès est le meilleur des trois films, et il a un énorme problème nommé Jared Leto

La série Léviathan est quasiment épuisée : dépêchez-vous de commander pour les avoir neufs

J’ai reçu un état des stocks de la trilogie Léviathan et la mer est basse : il ne reste quasiment plus d’exemplaires chez l’éditeur. Une cinquantaine de T1 en grand format, une centaine de T3, et seulement QUATRE tomes 2 neufs.

En conséquence, si vous avez envie de lire la série en neuf, je vous recommande instamment de commander maintenant tout de suite : la série va disparaître des étals, parce que, sortie il y a plus de dix ans, je peux affirmer sans doute possible qu’elle ne sera pas réimprimée.

Couv. Alexandre Fort
Couv. service artistique Seuil Image © Bertrand Desprez / Agence VU
Couv. service artistique Seuil d’après (c) Hannah Stouffer / fstop / Corbis et (c) Bill Varie / Getty Images

La trilogie Léviathan (Chute, Nuit, Pouvoir) suit le trajet initiatique d’un biologiste marin sans histoire, Michael Petersen, qui découvre les mensonges tissant son existence au cours d’une expédition en Antarctique et la nature malléable du tissu même de la réalité. Vendue en thriller, il s’agit en réalité de fantastique qui glisse vers une fantasy urbaine totalement assumée. Ma première saga, qui est complète, et mon premier grand récit choral (deux, puis trois points de vue). Avec le recul des années, je vois évidemment des tas de choses que j’aurais faites différemment aujourd’hui (l’aventure éditoriale n’a pas été non plus exempte de désaccords), mais il y a aussi des éléments dont je reste très fier, en particulier les séquences oniriques et symboliques mélangées à l’ambiance contemporaine, l’aspect roman de voyage et ses décors, la perspective du monde des mages immortels, et les combats mêlant épées rituelles, flingues et manipulations de la gravité.

Attention, contrairement à La Volonté du Dragon épuisé en papier mais toujours disponible en numérique au long cours, Léviathan n’a pas d’édition numérique et n’en aura pas, la faute aux conditions inacceptables proposées par le Seuil à l’époque de la publication de la série (et leur refus catégorique d’en discuter). Donc, quand les livres disparaîtront, ils auront disparu pour de bon, et votre seul recours sera le marché de l’occasion. Et si vous voulez tremper l’orteil dans l’océan, le premier tome existe en poche chez Points (là aussi, il n’en reste beaucoup plus beaucoup, une grosse cinquantaine) avant de vous jeter à l’eau.

2025-12-18T03:48:59+01:00mercredi 30 octobre 2024|À ne pas manquer|2 Commentaires

Critic a 15 ans : 15 livres à 1,99€ en numérique dont La Volonté du Dragon et La Messagère du Ciel

Deuxième volet des nouvelles relatives aux 15 ans des éditions Critic : après 15 titres en papier à 15€, 15 titres en numérique à 1,99€ à partir de début novembre :

Incluant La Volonté du Dragon et La Messagère du Ciel, deux portes d’entrée idéales dans l’univers d’Évanégyre : le premier est un court roman indépendant, épuisé depuis longtemps en papier, le second est le premier tome de la saga « Les Dieux sauvages ».

Mais ça n’est pas tout. Il y a un gros truc qui devrait être annoncé ce soir sur les réseaux des éditions Critic… surveillez Facebook, par exemple, ou Instagram selon votre génération OUI BON ÇA VA HEIN.

2024-12-02T01:54:59+01:00lundi 21 octobre 2024|À ne pas manquer|2 Commentaires

Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel à présent disponible en numérique

C’est donc le mois de l’imaginaire en ce moment, et belle nouvelle, le magnifique recueil de Bruce Holland Rogers Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel (full disclosure, que j’ai eu l’honneur de traduire) est à présent disponible en numérique :

Il fait partie d’une sélection de trois titres réédités en numérique par Gephyre pour l’occasion, avec Noemy dans la brume, d’Alexandra Fresse et Ce que le destin nous refuse, de Bénédicte Coudière (finaliste prix Imaginales; sélection prix Escales littéraires Vendée).

Ces livres sont évidemment disponibles sur toutes les plate-formes (mais privilégiez si possible l’achat direct à l’éditeur !).

2023-12-20T08:34:08+01:00mercredi 4 octobre 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel à présent disponible en numérique

L’Opéra des Serrures, de Bruce Holland Rogers, est à présent disponible en numérique

Nous avons à présent deux recueils du génialissime et trop peu connu en France Bruce Holland Rogers : d’abord L’Opéra des serrures (traduction du recueil américain The Keyhole Opera), paru chez Rivière Blanche et à présent Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel (sélection originale pour la France), chez Gephyre. Bruce Holland Rogers est le maître incontesté de la forme courte – ses nouvelles sont des condensés d’émotion, de réflexion, des bijoux entre imaginaire et surréalisme, dont il ressort une grande humanité sans jamais tomber dans l’angélisme (bien au contraire). Un poète contemporain, dont j’ai eu l’honneur de traduire les textes pendant plusieurs années.

Jusqu’ici, seul Vingt-huit Façons de tomber dans le ciel était disponible en numérique – grâce aux éditions ActuSF, L’Opéra des serrures l’est également à partir d’aujourd’hui :

Ici, des trolls voient en rêve un village d’humain. Là-bas, une étoile descend explorer le monde. Par là encore, un homme meurt sans partir tout à fait.

L’Opéra des Serrures est une galerie d’univers et de personnages. C’est un recueil de nouvelles dans lequel le monde est peint en quelques coups de pinceaux précis. Morceaux de vie ou poèmes de légende, récits à la première ou à la troisième personne du singulier, racontés à la façon des contes ou des recettes de cuisine, les textes rassemblés ici forment une fresque complexe, des bribes d’histoire tissant une tapisserie plus grande.

Bruce Holland Rogers démontre à la fois son talent pour la forme courte et la forme très courte (les shorts shorts), flirtant avec le réalisme magique et les nouvelles fantastiques, et déployant toute la versatilité de sa plume en quelques pages. Prenez le temps d’en piocher une ou deux, ou laissez-vous porter par le flot de ses nouvelles : même le temps de quelques pages, vous ne regretterez pas le voyage. 
Ce recueil, traduit par Lionel Davoust, est accompagné de préfaces de Jeff VaderMeer et Michael Bishop, ainsi que d’un entretien entre l’auteur et son traducteur.

Les textes de Bruce sont des bijoux méconnus dont la lecture apporte toujours une émotion, du rire, de la compassion, de la réflexion. Je suis ravi qu’ils soient toujours plus disponibles en France, car c’est un grand maître que je vous incite ardemment à découvrir.

➡️ Commander L’Opéra des serrures en numérique

2023-10-09T09:11:56+02:00mercredi 19 avril 2023|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur L’Opéra des Serrures, de Bruce Holland Rogers, est à présent disponible en numérique

Recevez Comment écrire de la fiction ? dédicacé jusqu’au 12 décembre + grosse promo numérique sur tout le mois

Les éditions Argyll ne vous proposent pas que des pubs improbables, elles joignent le geste à la parole, et notamment pour l’un d’eux, dépêchez-vous car l’opération est très limitée dans le temps (jusqu’à dimanche) : pour toute commande de Comment écrire de la fiction ? passée sur le site d’Argyll, les exemplaires seront dédicacés, juste à temps pour l’offrir à cette personne de votre entourage qui écrit, qui peut être vous, car si vous écrivez, vous êtes plusieurs à l’intérieur de toute façon. C’est également le cas pour Le Chien du forgeron de Camille Leboulanger.

Et d’autre part, cette fois sur tout le mois de décembre, Comment écrire de la fiction ? est à prix cassé en numérique (3,99€ au lieu de 7) :

Là, c’est un peu moins limité dans le temps. Mais un peu quand même. Donc ne tardez pas, des fois que la presse à imprimer des caractères numériques tombe en panne avant Noël.

2022-01-18T18:42:32+01:00mercredi 8 décembre 2021|À ne pas manquer|Commentaires fermés sur Recevez Comment écrire de la fiction ? dédicacé jusqu’au 12 décembre + grosse promo numérique sur tout le mois

L’Impassible armada redux est disponible en numérique

… dans le sillage (heh) de la version papier.

Le livre est maintenant disponible au prix tellement doux qu’on lui ferait de câlins de 1,49 € seulement. Sur toutes les plate-formes si vous y tenez, mais surtout en direct chez l’éditeur, au même prix et sans DRM, et surtout direct de la production à la consommation, ça c’est du circuit court m’sieur-dame.

« L’impassible armada » ne se range pas aisément dans une catégorie, si ce n’est dans celle des bons récits qui possèdent un supplément d’âme, propre à séduire le lecteur.

La Yozone

➡️ La page du livre chez les éditions 1115

Couv. Victor Yale
2021-12-09T19:10:39+01:00mercredi 24 novembre 2021|À ne pas manquer|2 Commentaires

Si vous dites « digital » dans le domaine tech, vous êtes officiellement un·e naze

Parfois, dans cette vallée de larmes, on se lève le matin et l’on découvre une nouvelle qui nous fait tendre un poing rageur vers les cieux en hurlant du sommet d’une falaise battue par les embruns sous un ciel de tumulte : « Je l’avais annoncé ! C’était la Vérité, et ces fous ne savaient l’entendre ! Que tous ces nazes des réseaux qui se regorgeaient dans leur ignorance soient foudroyés sur le champ par la honte et que leurs lamentations montent vers les cieux comme la musique des ennemis du Seigneur au jour de la Révélation ! Je me ferai un petit thé Oolong dans le calice de leurs larmes. »

Car oui, c’est acté, c’est validé par le Journal Officiel : on ne dit pas digital, mais numérique, bordel. (Il est possible que le « bordel » ne figure pas dans le communiqué légal d’origine. Mais j’aime à croire que c’est là une judicieuse illustration de la différence entre la lettre et l’esprit de la loi.) Digital, en français, c’est ce qui a rapport aux doigts, ou bien à la rigueur au poison de la plante du même nom. Alors certes, une tablette peut être numérique et digitale. Mais elle est numérique d’abord. Capice?

Plus que jamais, le mot « digital » est un indicateur sûr que votre interlocuteur cherche à vous jeter de la poudre aux yeux et n’y connaît probablement en réalité que dalle.

2021-03-15T11:55:56+01:00mercredi 17 mars 2021|Juste parce que c'est cool|7 Commentaires

L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) est DISPONIBLE !

Et c’est une grande joie pour moi !

Couv. Alain Brion

Je suis pucelle, Héraut, Messagère, Mère des miséreux. Guerrière Invincible et Rédemptrice. Je suis une statue comme les effigies de Linnaÿs, et nul ne sait ce qu’il y a sous la pierre.

La guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. 

L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Eglise de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. 

Mais au fond de l’abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

C’est le plus gros roman que j’aie jamais écrit – plus d’1,7 millions de signes, près de 1000 pages – mais il fallait bien cela pour donner toute la mesure de ce qui se passe dans ce tome. J’avoue que j’ai l’impression d’avoir comprimé deux ans de travail en un, mais, hé, fallait bien occuper le confinement, pas vrai ?

Le livre est donc disponible chez tous les libraires ainsi qu’en numérique. Les 55 premières pages sont disponibles ci-dessous, mais si vous découvrez la série, il faut mieux commencer par La Messagère du Ciel… 

… livre qui, ça tombe bien, vient de ressortir chez Folio SF et se trouve en numérique à -50% jusqu’au à la fin du mois :

Je suis vraiment ravi que celui-ci soit libéré dans le monde, avec tout ce qu’il révèle sur la saga. J’ai hâte que vous l’ayez entre les mains, on se donne rendez-vous en événements dès qu’il pourra s’en tenir de nouveau et, pour ma part, j’ai déjà commencé le voyage de La Succession des Âges, cinquième et dernier tome de la série, qui paraîtra au printemps 2022.

2021-09-08T18:04:08+02:00vendredi 20 novembre 2020|À ne pas manquer|13 Commentaires

-50% sur toutes les portes d’entrée à Évanégyre en novembre

Le saviez-vous ? Non, et vous avez bien raison, mais novembre c’est mon anniversaire, et donc, cadeau de la part de Critic !

Non, en fait il n’y évidemment aucun rapport : c’est à l’occasion de la sortie de L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » IV) le 20 novembre, et donc : quasiment tous les livres pouvant servir de porte d’entrée à l’univers d’Évanégyre – rappelons que les ensembles narratifs sont indépendants les uns des autres – sont à -50% en numérique jusqu’au 30 novembre.

Plus en détail :

La Route de la Conquête

Couv. François Baranger

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.

Lauréat du prix Exégète 2015

Finaliste du prix Elbakin 2015 / Finaliste du prix Imaginales 2015 / Finaliste du prix Mythologica 2016

➡️ Plus d’informations et commander

Port d’Âmes

Couv. François Baranger

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.

Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.

Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Finaliste du prix Imaginales du roman / Finaliste du prix Imaginales des lycéens / Finaliste du prix Elbakin.net

➡️ Plus d’informations et commander

La Messagère du Ciel (« Les Dieux sauvages » I)

Couv. Alain Brion

(Si vous voulez vous mettre à la série, c’est évidemment celui-là qu’il vous faut)

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

Prix Elbakin 2017 du meilleur roman de fantasy français

Prix Imaginaire Découverte 2018 des Petits mots des libraires

Présélection du prix littéraire de l’imaginaire Booktubersapp

➡️ Plus d’informations et commander

Comment choisir ?

En prenant les trois, bien entendu ! Quoi, comment ? Davantage de précisions ? Okay. Faisons extrêmement simple, en mode TL;DR. Vous voulez :

  • Une saga, épique, restant globalement dans les codes de la fantasy : La Messagère du Ciel.
  • De l’épique, mais en tome indépendant, à la frontière entre fantasy et SF, dans les territoires du planet opera : La Route de la Conquête.
  • Un roman indépendant, plus intimiste et initiatique, dans une ambiance pré-révolution industrielle : Port d’Âmes.
2020-11-30T18:33:04+01:00mercredi 11 novembre 2020|À ne pas manquer|2 Commentaires
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