Des solutions de 1990 pour des défis de 2010
L’idée n’est pas nouvelle, mais sa généralisation l’est : la société Open Garden – qui propose déjà son application au téléchargement – se propose d’ouvrir à tous un accès Internet gratuit où que l’on se trouve dans le monde. Il s’agit simplement pour chaque particulier d’offrir un point d’accès à son réseau, en échange de ceux que lui offriront les autres abonnés à Open Garden, à la manière des accès sans fil dont bénéficient les abonnés à Free en échange de l’ouverture de leur propre Wi-Fi. La différence, c’est qu’ici, la solution est indépendante de l’opérateur.
Pour que cela marche, évidemment, il faut qu’assez d’utilisateurs installent Open Garden pour constituer un réseau suffisamment dense – en d’autres termes, que l’idée décolle et atteigne une masse critique qui la rende véritablement intéressante.
Indépendamment de sa viabilité, difficile de s’empêcher un rapprochement avec la verrue qui orne notre code de la propriété intellectuelle depuis juin 2009 : la loi Hadopi, bien sûr, pour laquelle j’ai un amour sans bornes. À travers une pirouette rhétorique digne du Cirque Pinder cette funeste et ubuesque loi crée le délit de non-sécurisation de l’accès à Internet, afin de s’assurer qu’il n’en soit fait que des usages conformes aux bonnes moeurs.
Mais quid si, en bon hippie aux cheveux gras, j’ouvre volontairement mon réseau aux gens qui passent, parce que – scandale – je suis un mec qui partage ce que je paie, à travers une application comme Open Garden par exemple ? Les données se délocalisent de plus en plus à travers les services du cloud. Si, demain, Internet ne devient qu’une vaste toile sans point d’accès précis, qui doit sécuriser sa ligne ? Contre quoi, comment ?
Encore une fois, la technique devance l’incompréhension du législateur face à une technique qu’il ne comprend que très partiellement, et dont il ignore les vrais usages : la loi du tomahawk et de la bombe atomique. Pendant ce temps, création et édition essaient désespérément de s’en sortir face à l’exploitation non autorisée des oeuvres, le manque à gagner démoralisant qu’il représente et l’inefficacité démagogique d’un arsenal législatif souvent aux antipodes de ses désirs (rappelons par exemple que la SACEM, souvent désignée comme grande méchante par ignorance, réclamait l’interopérabilité des mesures de protection dès la loi DADVSI et préférait que soit tout simplement prélevée une compensation financière sur les abonnements Internet plutôt que le délire psychotique Hadopi). Le consommateur voit ses droits bafoués avec des DRM abusifs. Et le contribuable verse des sommes astronomiques dans des gouffres ineptes et inefficaces.
Alors oui, je critique, mais je n’ai pas d’idée géniale, non, hélas. En revanche, je sais reconnaître une idée idiote – Hadopi – quand j’en vois une, et je sais au moins dire pourquoi. Preuve supplémentaire à l’appui.
En route pour Le Pouvoir
Auguste lectorat,
C’est aujourd’hui que je me lance pour de bon dans la rédaction de Léviathan : Le Pouvoir, suite et conclusion de la trilogie Léviathan, entamée avec La Chute et La Nuit.
Je dis bien la rédaction ; car, comme j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le dire, cette histoire était planifiée en trois actes dès le début et, avant même d’écrire la première ligne de Léviathan : La Chute, je savais comment elle se termine. J’architecture très à l’avance mes livres ; j’ai besoin de connaître ma destination finale avant d’entamer le voyage proprement dit. J’avais, dès le début, au chaud dans mon OneNote, le plan phase par phase des trois volumes.
Après, « aucun plan de bataille ne survit à sa rencontre avec l’ennemi », disait Sun Tzu, et l’écriture révèle souvent des chemins de traverse, des scènes ou des péripéties imprévues qui ajoutent au sel de l’histoire. Parfois, l’évolution des personnages suggère de légères altérations du cap, et c’est bien normal ; cela fait partie du plaisir de la découverte. (Pour l’anecdote, par exemple, dans La Volonté du Dragon, le retour en arrière entre le généralissime Vasteth et le Dragon n’était pas prévu à l’origine.)
Depuis la fin de La Nuit, je me prépare et raffine donc mon plan de bataille en fonction de ce qui s’est réellement passé dans les deux premiers volumes, et je constate que je n’ai pas trop dévié de la direction d’origine. Je retourne avec grand plaisir à l’univers de la Voie de la Main Gauche, vers ces personnages avec qui je cohabite au long cours, Michael, Masha et Andrew, mais aussi les moins fréquentables, Julius, Alukar, Eldred Kyne, et les élements instables, Puck, Felix Mandylion, l’Ombre de Dwayne de Heldadt. Un peu d’appréhension, aussi : vais-je leur faire honneur comme le le voudrais ? Ne vais-je pas tomber sur des difficultés imprévues au fil de l’écriture ? Et surtout, la conclusion de la série – qui, je l’espère et pense pouvoir le dire, devrait comporter une certaine part d’inattendu – remplira-t-elle ses promesses narratives ?
ll n’y a qu’une seule façon de le savoir, se retrousser les manches, écrire, persister même dans les difficultés, puis relire, retravailler, jusqu’à satisfaction.
D’ici la parution – au printemps prochain si tout va bien -, une nouvelle inédite se déroulant dans l’univers de Léviathan sortira très bientôt. Comme les autres (« Regarde vers l’ouest », « La Terre comme témoin » et « La Voie du Serpent »), elle n’aura pas de lien direct avec les livres, mais offrira un point de vue complémentaire, une histoire ponctuelle tempérant la séparation binaire entre Main Gauche et Main Droite.
Et pour les lecteurs de la série qui attendent le volume 3 (merci pour votre enthousiasme et votre impatience, cela fait vraiment chaud au coeur, je n’imaginais pas que cette série pourrait susciter une telle passion !), un petit teaser… Les citations qui se trouveront en exergue dans le livre (deux, comme pour les précédents) :
« La liberté coûte cher, mais on peut en payer le prix. » – Carlos Castaneda, Histoires de pouvoir
« L’oiseau se bat contre l’œuf. L’œuf est le monde, qui veut naître doit d’abord détruire un monde. » – Hermann Hesse, Demian
Veillez sur les ténèbres.
Un éclair à 7207 images / seconde
Je ne sais pas si ça a été déjà capturé à l’image, mais c’est drôlement joli et impressionnant.
Lightning captured at 7,207 images per second from ZT Research on Vimeo.
Peut-être de dernières secondes de paix
Julien Assange, le très poursuivi et controversé rédacteur en chef de Wikileaks est actuellement au centre d’un conflit diplomatique opposant l’Équateur et la Grande-Bretagne. Les premiers lui accordent l’asile politique, ce qui n’est pas du tout du goût des seconds, qui menacent de répliquer par une intervention armée.
Évidemment, ça fâche.
Nous souhaitons être très clairs, nous ne sommes pas une colonie britannique. Le temps des colonies est terminé […] Si l’intervention mentionnée dans le communiqué officiel britannique se produit, elle sera considérée par l’Equateur comme un acte inamical, hostile et intolérable, ainsi que comme une agression contre notre souveraineté, ce qui nous obligerait à répliquer par les moyens diplomatiques les plus fermes. – Source
C’est dans l’air que les inégalités sociales, les disparités de rémunération, les répercussions de la crise économique, les horreurs générées par le capitalisme sans contrôle, la haine envers l’Occident née de la misère forment un très dangereux cocktail qui monte doucement vers l’ébullition et des paroles de « révolution » ou de « guerre » ne se trouvent plus seulement prononcées par les alarmistes.
Quand je vois Assange détenu par un État souverain et qu’un autre menace ni plus ni moins d’une violation de celle-ci pour récupérer un homme qui – à tort ou à raison, c’est un autre débat – a poussé à l’extrême l’idéal de libre circulation de l’information, je frémis. Je me rappelle qu’un autre type est mort assassiné il y a presque un siècle et que, par le jeu des alliances, cet événement tragique mais relativement isolé a plongé l’Europe dans une guerre atroce. Assange symbolise un enjeu majeur du début du XXIe siècle, celui du contrôle de l’information. Car, selon les mots d’Orwell, « qui contrôle le présent contrôle le passé ; qui contrôle le passé contrôle l’avenir ». Cela va bien au-delà des questions de propriété intellectuelle ou du fantasme de geek ; il y a les colossaux enjeux économiques liés au contrôle de l’information personnelle du citoyen (qu’on constate le succès de Google et Facebook, deux régies publicitaires, pour mesurer leur poids), la tentation du contrôle et du fichage des citoyens par les États, même démocratiques, sous couvert d’épouvantails rhétoriques. Assange ne peut pas rester impuni. Sans même parler d’éthique et en constatant les faits seuls, il est la faille dans le système, l’épine dans le pied, une faille qu’il faut écraser, effacer, au risque de saper l’ensemble des édifices politiques actuels.
C’est trop gros, et pourtant. Une part de moi-même ne peut s’empêcher de souhaiter ne pas assister à un fragment d’histoire en train de s’écrire. Que le symbole controversé qu’est Assange et les actions irréfléchies des États ne forment pas le prétexte à l’explosion tant prophétisée du cocktail et déclenchent une cascade de dominos comme en 1914 avec l’assassinat du pauvre archiduc Ferdinand qui ne se serait probablement jamais douté que sa mort conduise des États prétendus civilisés à la guerre. Qu’en 2090, un gosse comme moi cent ans avant ne s’interroge sur la cause incroyablement stupide d’une boucherie, preuve de la sottise humaine – une espèce qui a manifestement besoin de se baigner dans son propre sang pour apprendre des leçons.
Des leçons pour lesquelles sa mémoire semble toujours tristement courte.
WipEout rétrospective
Juste parce que j’ai craqué pour la PS Vita en grande raison pour WipEout 2048, une jolie rétrospective d’une licence SF au feeling unique.
Rétrospective Sea Watch 2011
Hop, pendant que je me trouve en mer à bord de Silurian, peut-être à voir des animaux magnifiques et à gagner quatorze prix Pulitzer de photo animalière, peut-être à me noyer dans de la pluie et du brouillard en grelottant de froid et en me maudissant d’être parti dans une telle aventure, je vous propose – et surtout pour tous les amoureux des dauphins – une petite rétrospective sur mon expédition de l’année dernière, mon volontariat auprès de Sea Watch Foundation en 2011. Les articles du blog sont accessibles par ce lien, classés par ordre chronologique d’écriture.
La meilleure façon de faire connaissance
Attention, cette entrée comporte des scènes de ménage.
La meilleure manière de faire connaissance, c’est de se frotter. Frotter à genoux, en extension, les bras tendus, dans les recoins obscurs. Frotter du sol au plafond.
Lui, c’est Silurian. Lui, ou elle. Car les navires, en anglais, n’ont pas le genre neutre (« it ») mais féminin (« she »), ce qui constitue une entrave majeure à la grammaire de la langue (la seule du genre – lulz -, à ce que je sache), ce qui n’est pas dénué d’une certaine poésie, et contribue à personnaliser l’engin comme une maîtresse ou une compagne, depuis l’époque où la marine était principalement masculine.
Silurian va être mon abri, ma maison et mon refuge pendant dix jours, avec sept autres personnes (quatre volontaires ponctuels, et quatre membres d’équipage, dont je fais partie au titre d’assistant de recherche et de photographe). Nous partons en relevé demain à travers les Hébrides, îles habitées et rochers pelés battus par les vents et les pluies, parfois abandonnés par l’homme depuis des décennies et rendus aux oiseaux, parfois intouchés depuis toujours. Notre but consiste, comme à l’accoutumée, à guetter baleines et dauphins en milieu sauvage, à noter tout ce que nous pouvons sur leur comportement, et surtout à prendre des photos dans le but d’identifier les individus, car les motifs et cicatrices des nageoires dorsales forment une empreinte unique. Grâce à cette technique très simple, il est possible de connaître l’utilisation que les animaux font de l’habitat, d’appréhender leurs structures sociales, leur succès reproducteur, etc.
J’ai approché Silurian pour la première fois la semaine dernière avec révérence : cette belle dame de 16 mètres – car je préfère l’emploi du féminin au masculin « neutre » français, et c’est ainsi qu’on me l’a présentée -, qui a beaucoup navigué, arbore sa coque blanche et ses deux mâts avec une tranquillité à la fois rustique et benoîte.
La meilleure manière de faire connaissance avec un navire, c’est de le briquer.
Et nous l’avons briqué, oh oui. Non sans mal, dans l’espace exigu que représente l’entrepont mais, en ce qui me concerne, avec révérence et amitié, comme si je soulageais un éléphant placide de ses tiques et démangeaisons. Évacuer poussière, terre, boue récupérée pendant les expéditions précédentes ; faire l’inventaire des provisions et jeter tout ce qui est périmé ou paraît suspect – un navire est, bien sûr, un environnement suprêmement humide et tout pourrit très vite ; passer tous les plafonds à l’eau chaude et savonneuse pour combattre l’apparition des moisissures dans la charpente ; débarquer ce qui est hors d’usage, inutile, trop usé ; aérer et préparer la literie des quartiers ; frotter le pont ; remonter des dizaines de seaux d’eau de mer et rincer.
Cela semble une liste de corvées mais, pour moi au moins, cette contribution à préparer l’expédition me donne plutôt l’impression de présenter mes hommages à celui, ou celle, qui sera notre plus important ami de ces dix jours et dont nous dépendrons entièrement. À New Quay l’année dernière, un opérateur de whale watching m’avait expliqué que le nettoyage constant d’un navire va au-delà de la fierté ou de la maniaquerie : c’est une tâche de maintenance, qui permet, par l’attention prêtée aux détails, de remarquer au plus tôt ses faiblesses, de noter ce qui a besoin d’être renforcé, et ainsi de prévenir les avaries. Toutefois, en ce qui me concerne, au-delà de cette nécessité, plus que mon travail à terre ou lors des excursions en mer où j’ai pu participer (et dont deux mille photos prises pendant quatre semaines attendent déjà un traitement…), c’est là que j’ai l’impression de gagner ma place à bord – dans l’attente de mon travail en mer.
Plus prosaïquement, cela signifie que je pars dans des endroits de plus en plus difficiles à trouver : ceux qui n’ont pas de couverture 3G ni même GSM, ce qui implique une absence totale des réseaux et du mail. Cependant, je compte tenir pendant ce temps un journal quotidien que je publierai ici même à mon retour. Univers, entends-moi : c’est le moment de me donner le prix Nobel, de me relancer pour mes factures, de m’apprendre que mon chat imaginaire est mort, de déclencher des invasions de zombies ou de conclure la paix mondiale parce que, quoi qu’il arrive, je n’en saurai strictement rien. La maison reste cependant ouverte, j’ai quelques articles en actus en réserve qui se posteront automatiquement pendant les jours à venir, n’en profitez pas disparaître – et n’en profitez pas non plus pour glander sur les déclencheurs, parce que je vais rentrer un jour, et ça va barder si je découvre que vous n’avez pas pris votre écriture au sérieux.
Soyez sages ! (ou pas)
Highland games
La semaine dernière se sont déroulés les Highland Games à Tobermory, l’occasion pour le HWDT de tenir un stand pour proposer au public quelques animations et découvertes sur le thème de la faune marine, et pour nous volontaires de donner un coup de main – mais surtout de découvrir la tradition de ces jeux typiques d’Écosse. On entend parler de ces sports d’hommes forts, comme le lancer de tronc, et cela existe : il faut le voir pour le croire.
Des Highland games, c’est évidemment beaucoup de musique, et cela commence par une parade. Les aînés du village le traversent en costume traditionnel, suivis par un bataillon entier de lycéens et lycéennes armés de cornemuse, qui gravissent les collines suivis par la foule jusqu’au terrain où se dérouleront les jeux. Lequel est un golf. On est loin de l’élitisme supposé, des voiturettes ombragées, de l’herbe impeccable et des médecins libidineux accompagnés d’infirmières à blouses courtes, et tant mieux.
Toute la journée se déroulent des épreuves classiques d’athlétisme, course, saut, en catégorie « Open » pour tous ceux qui sont prêts à tenter leur chance – où l’on voit avec grand plaisir toutes les classes d’âge se mêler – ou « Local », pour les vrais de vrais. En parallèle, les concours de danse traditionnelle voient s’échiner les filles sur des chorégraphies très précises et ardues (tandis que le vent plaisante avec leur jupon, ce qui réveille chez l’assistance masculine quelques regards égrillards et ataviques remontant à l’époque où, sans nul doute, elles dansaient ansi sur les tables, et eux assis sur les bancs profitaient d’une parfaite contre-plongée).
Mais les choses dangereuses viennent ensuite.
C’est marrant, parce que, vus de loin, ces Écossais semblent de taille normale. Sauf que non. Quand on s’approche, on se rend compte que, pour faire un sport pareil, il faut mesurer 2m10 minimum, peser un quintal de muscles et être capable de décapiter à mains nues un écrivain un peu impertinent, alors du coup on dit bonjour, on sourit, et on propose une pinte d’une toute petite voix, parce que, merde, ces mecs lancent des troncs.
Il ne s’agit absolument pas d’un jeu de force brute mais de finesse (à partir du moment où l’on a les reins assez solides pour déménager tout seul un buffle sur sept étages dans un escalier en colimaçon parisien, s’entend). Il ne faut pas du tout lancer le tronc le plus loin possible, mais le lancer droit. C’est-à-dire lui faire effectuer une rotation complète en l’air (minimum pour valider l’essai) ; la ligne qu’il forme alors une fois à terre doit être la plus proche possible de l’axe initial. Un bon lancer est droit, pas de traviole. Sachant qu’un tronc « standard » mesure dans les 6m de long (deux étages) et pèse près de 80 kg. Mais bien sûr.
Je ne suis même pas sûr d’être assez adroit pour y arriver avec un cure-dents.
La journée s’est close sur le lancer de poids, un truc bien standard et simple en comparaison qui pâlit un peu, je…
Le poids (« marteau écossais ») pèse la bagatelle de 28 kg. Et le jeu consiste à le lancer par-dessus la barre. D’un solide coup de rein. Incidemment, on court fortement le risque de reprendre ledit marteau sur le coin de la bouille – et que les athlètes restent tranquillement en place à évaluer la qualité de leur lancer sans redouter le truc retors qui menace de leur réduire l’encéphale à zéro. Pendant que des Écossaises à la langue bien pendue sifflent sans vergogne les concurrents en leur donnant d’affectueux surnoms (ici, on ne se qualifie pas d’armoire à glace mais de fridge ) et en leur demandant de lever le kilt un peu plus haut, mon mignon, allez quoi. (Les locaux m’ont confirmé qu’on ne porte rien sous un kilt. Il fallait que je demande. Mais pas que je vérifie.)
Une ambiance évidemment très chaleureuse pour une journée bon enfant, ensoleillée – ce qui n’est pas si fréquent – et très détendante.
Pourtant, il y avait de bout en bout, une réflexion qui me tournait dans la tête : je m’imaginais des siècles plus tôt, confronté à une charge de telles forces de la nature, décrivant de grands moulinets avec leurs claymores.
Il n’y a vraiment pas de quoi faire le malin, et c’est là qu’on commence à mesurer ce que devait être la légendaire valeur des guerriers highlanders
Péché obligatoire
Préambule :
Non, ce n’est pas son nom (encore que, j’en sais rien). Ce sympathique chat orange est un habitué de Tobermory qu’on croise en permanence, en général dans cette position, c’est-à-dire dormant sur le toit d’une voiture garée dans la rue.
Et pourquoi le chat orange ?
Parce que ce n’est pas un chat errant. Il appartient bien à quelqu’un, et ce quelqu’un, ce n’est ni plus ni moins que la distillerie de whisky de Tobermory.
Bon, je ne peux pas être en Écosse, amateur et passer à côté de certaines choses.
J’ai intérêt à faire durer, parce que 48h de voyage, je ne me réapprovisionnerai pas de sitôt…






