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Du sentiment d’être bon ou pas [Des brèves et des liens]

Toujours ça que les réseaux commerciaux n’auront pas. Tu te rappelles, auguste lectorat, l’époque où l’on faisait des compilations de liens pour nos blogs MySpace ? C’était mieux avant ? Non, clairement pas, mais avant, il n’y avait pas le diktat de l’instantané de ces réseaux qui, personnellement, m’a épuisé. Donc, expérimentation avec un retour sur une forme de compilation de brèves, d’idées aléatoires, de liens rigolos ou pas, et on va voir ce que ça donne.

Et avec ces déboires en ligne, justement, une citation pas mal dans l’air du temps pour moi :

Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver.

Albert Camus

Et dans le même genre :

You can’t be an artist and be safe.

Francis Coppola

Donc, après s’être fait rouer de coups, j’imagine qu’on est un laissé-pour-compote ?

J’avais une vidéo potentiellement rigolote à montrer mais elle n’aura pas lieu car :

NON

La France a voté une taxe visant spécialement les géants du numérique, et Donald Trump, évidemment, s’en offusque et lance une enquête sur le sujet. Je suis peut-être pessimiste, mais le résultat m’en semble couru d’avance ; il va finir par faire une guerre commerciale au monde entier. Tremble, Donald, on va taxer ton champagne en représailles.

Mais consolons-nous, car la justice américaine a décrété qu’il lui était interdit de bloquer des gens sur Twitter, ce que je trouve particulièrement satisfaisant.

Du génie : cette extension de Chrome transforme Netflix en site de visioconférence (si t’as envie d’utiliser Chrome, ce qui est moins génial)

Foutus verbes défectifs, ce serait quand même vachement plus simple si le verbe pleuvoir était en fait pleuver, non ?

Une perle d’Antidote : « chiard » est en québécois un synonyme familier d’« anarchie ». Sachant que c’est aussi un synonyme grossier d’enfant en français, y aurait-il une origine commune à ce terme quant au désordre qu’ils sont capables de répandre ?

J’ai explosé de rire en lisant que pour le PDG de Huawei, Apple est son modèle quant à la protection de la vie privée de ses utilisateurs.

D’ailleurs, si tu continues à dire dans ta tête « pomme-X » pour le raccourci-clavier de Couper au lieu de « commande », frappe dans tes mains (mais pas trop fort à cause de ton canal carpien) car félicitations, tu es vieux aussi.

J’ai reçu une kouryelle. Plein de messages électroniques, quoi.

Quand je me dis introverti, ça surprend parfois parce que j’ai l’air à l’aise en public, je donne des conférences et ateliers, etc. En fait, je suis un « introverti hautement socialisé » (terme inventé par John Scalzi) et ça donne ça (je coche toutes les cases).

Certains vivent avec la certitude de ne pas être de mauvaises personnes : ils ont de la chance. Je vis pour ma part avec la certitude que si j’avais cette certitude, je serais méchant.

2019-07-16T09:09:14+02:00mercredi 17 juillet 2019|Expériences en temps réel|4 Comments

Toujours présent en ligne, mais différemment : voici comment

D’abord.

Encore d’immenses, immenses mercis pour vos messages, emojis, GIFs, photos marines envoyées par centaines (not kidding) hier. Vous êtes juste… incroyables. Merci pour votre bonté, le temps que vous avez pris pour m’envoyer votre soutien, pour trouver des images rigolotes ou juste belles. Tout cela me remonte plus que jamais à continuer à contribuer auprès de vous, parce que vous êtes d’une gentillesse et d’un soutien simplement incroyables. Je suis vraiment, sincèrement ému (et renversé)… 

Merci. 🐳

Et maintenant, le but va être de vous proposer des belles choses !

Donc. J’ai pu lire un peu de regret et d’inquiétude sur le fait que je quittais les réseaux commerciaux : je voudrais clarifier un peu plus précisément ce qui va se passer, et ce qui va changer.

Les profils restent là où il sont et je serai toujours aussi joignable qu’avant dessus1, pour répondre aux questions, commentaires, me réjouir des photos de vos chats. Ce qui change prioritairement, c’est que je n’initierai plus de discussion sur aucune plate-forme. Afin d’arrêter de prêter le flanc aux trouble-fête.

Photo Nareeta Marin

À la place, tout revient ici, loin a) des abrutis et b) du modèle économique des réseaux commerciaux. J’y relaierai donc bien plus souvent le contenu du site (ainsi que les chroniques et belles actualités des amis, comme je l’ai dit) pour qu’il demeure visible, et parce que c’est ici que tout va se passer. Je sais que les discussions se déroulent cependant beaucoup sur les réseaux : comme je l’ai dit, je n’en disparais pas. Mais, pour voir ce qui génère les échanges, il faudra commencer par cliquer pour voir ici ce dont il s’agit. (Ou utiliser un outil type lecteur RSS pour se tenir au jus – sujet sur lequel je veux revenir depuis longtemps en détail.) Ça devrait suffire à tenir les fâcheux à l’écart, qui ne font jamais l’effort de s’informer.

En effet, j’ai déjà fait quelques sondages informels depuis quelques années (tandis que j’étais travaillé par la possibilité de s’éloigner de ces plate-formes) et il apparaît que vous êtes en grande majorité encore présents dessus. Soyons clairs, je propose tout ce contenu aussi pour qu’il puisse servir, et peut-être aussi pour qu’un jour, vous vous disiez : « tiens, je me demande ce que ce type écrit comme fiction ? » Ça toujours été transparent, et sans obligation d’achat. Et moi, ça m’amuse à faire.

D’ailleurs, depuis que j’ai pris cette décision, je ressens à nouveau une étonnante liberté d’expression, beaucoup d’envie de partager des choses, de manière peut-être même facétieuse (ce qu’il n’est plus possible de faire chez les fous). Je prendrai grand soin que cet environnement reste civil en commentaires (comme ailleurs). Mais c’est la théorie classique de l’hydraulique : moins de canaux, plus d’énergie, c’est mécanique, c’est automatique, pas comme les antibiotiques.

Quelles évolutions à prévoir ? Je suis ravi que tu poses la question, artifice rhétorique. Donc :

  • Des articles plus fouillés, parfois plus techniques, sur les outils technologiques, la narration.
  • Des articles beaucoup plus courts également, qu’on pourrait apparenter à un long statut ou un court thread Twitter, probablement plus personnels, voire philosophico-ésotérico-débiles (ça m’avait été suggéré à l’époque de Léviathan, j’en ai toujours eu envie, je n’avais pas trouvé de forme adéquate).
  • Des commentaires idiots et aléatoires en lien avec l’imaginaire. (J’ai un article qui arrive sur le bruit des voitures électriques. DU BRUIT, ça va faire, ou pas.)
  • Des articles intitulés, genre, « ce sera toujours ça que les réseaux n’auront pas » – compilation de liens, instantanés, jeux de mots laids, bref les choses que j’aurais habituellement postées sur Twitter ou Facebook, et où l’on pourra, en plus, s’amuser de façon moins éphémère.

Depuis des années, je relayais également la revue de presse mardi et jeudi. Comme le blog est appelé à retrouver davantage de contenu, elle passera dans le flux habituel des réseaux commerciaux (ce qui voudra dire moins de retard accumulé de mon côté, aussi…)

Après avoir fait l’expérience dévorante du jeu en ligne, cela fait longtemps que je réfléchis à l’idée du web lent, à la réappropriation des outils numériques et à leur utilisation mûrie, au lieu d’en être esclave. Je pense résolument que c’est possible, mais que cela nécessite de la volonté et de l’apprentissage. C’est aussi, certainement, un thème dont je parlerai : il ne s’agit pas de vivre en ermite, mais d’arrêter d’alimenter la machine à folie. Et de se réapproprier le sens qu’on trouve dans la temporalité et la concentration.

  1. Certains, secondaires, vont disparaître, mais je n’y avais jamais été vraiment actif.
2019-07-10T08:53:55+02:00mercredi 10 juillet 2019|Dernières nouvelles|18 Comments

Mise en retrait des réseaux sociaux [annonce de service]

Or doncques, cela fait deux à trois mois environ qu’un nombre visiblement croissant de personnes sur les réseaux commerciaux1 semble fortement agacé par mon existence. À intervalles réguliers, ma timeline explose parce qu’une formulation, une approximation (nécessaire en 280 caractères) va déclencher l’ire de quelqu’un qui se sentira personnellement visé.e par un truc qui ne l’a jamais concerné.e et lancera une guerre sainte (sans parler des insultes gratuites qui déboulent un beau matin tu sais pas d’où).

Neuf fois sur dix, il ne sort rien de constructif de ces phénomènes : personne ne comprend rien ni, d’ailleurs, ne veut sincèrement écouter la personne d’en face ; tout le monde s’énerve, se chauffe, finit avec le cœur à 280 (caractères), deux ou trois personnes de plus bloquées dans sa liste et une journée de travail flinguée (en tout cas pour moi), avec en prime l’incapacité d’apprécier ce que la vie a de positif à offrir, ce qui est quand même super idiot. Et moi, j’aimerais faire plutôt dans le constructif, même quand ça signifie que j’ai tort.

XKCD, bien sûr.

Le phénomène n’est pas nouveau : j’étais sur Internet en 1997, je l’ai connu sur les forums, dans les jeux en ligne, dans les drama de guilde. J’y ai contribué quand j’avais 20 ans, moi aussi, en m’enflammant pour des conneries que je me croyais personnellement destinées parce que tu comprends, tout me concerne, vu que c’est écrit sous mon pif, et aussi, il faut que je convainque les gens, parce que comment m’attribuer une valeur personnelle si je ne prouve pas que j’ai raison ?

Monde, c’est un peu tard, mais : je te présente mes excuses sincères pour ma bêtise passée.

Tout ça est de la rhétorique de cour de récréation, et si je pouvais l’accepter à 20 ou même 30 piges parce que je n’imaginais pas que le monde pouvait fonctionner autrement (parce que j’étais moins expérimenté et aussi pas mal plus con), il me semble que, par leur constitution même, les réseaux commerciaux ont élevé la forme au rang de système. On le sait : le compte de ton « influence » (followers, likes…), la brièveté des réponses, l’instantanéité font tout pour favoriser le viscéral, l’instinct, le petit rush d’adrénaline que tu as à lancer ton SCUD dans le vide sans imaginer que, de l’autre côté, il y a un être humain probablement dans le même état de détresse (faute de meilleur terme) que toi, et à qui c’est le tour de te renvoyer un missile. Ça surenchérit sur des détails de forme oiseux, et avant que tu aies compris comment, y a un Donald Trump quelque part qui a envahi la Pologne.

Sauf que j’ai récemment fini par accepter que ces mécanismes interagissent particulièrement mal avec la manière dont je fonctionne. Les effets sur ma santé sont visibles : je veux dire, je veux bien que je ne sois pas un modèle d’athlétisme, mais une nuit d’insomnie, le cœur à 120 alors je suis assis sur mon steak en train de consulter Twitter et le bide en vrac, tout ça pour des conneries… 

Relevé Apple Watch, et avant qu’on m’accuse de fake : je suis actuellement sur un autre fuseau horaire que la France.

… la conclusion est claire : ça n’en vaut pas la peine.

J’ai en plus tellement conscience que ma situation est confortable ! Je ne parle même pas des femmes harcelées sur ces mêmes réseaux, des journalistes d’investigation qui parfois défendent leur vie, des personnes racisé.es qui prennent des volées en ligne pour que dalle. Monica Lewinski est à ce titre un monument de résilience. Les gens, vous êtes des héros et des héroïnes. Et je n’ai pas votre constitution. Je n’arrive pas à lâcher prise, à dire « fuck it » et à continuer joyeusement ma journée, sûr de mon fait. Et ça m’use d’une manière aussi disproportionnée que grotesque.

Les quelques mois passés m’ont mis dans la tronche une conclusion évidente : il faut que je fasse quelque chose, c’est-à-dire changer radicalement la manière dont j’utilise ces plate-formes, d’une manière qu’on va espérer constructive et intelligente.

Je n’ai strictement aucune envie de minimiser mon engagement et mes interactions avec toi, auguste lectorat, qui a l’intelligence de comprendre, de creuser, de réfléchir avant de dégainer ; et d’ailleurs, je remercie du fond du cœur tous ceux et celles qui m’ont envoyé leur soutien, tout spécialement à travers ces derniers jours. Vous avez été immensément nombreux – plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer, et j’ai essayé de dire, à tout le monde, combien ça m’a, de tout cœur, touché… merci – immensément nombreux à me dire que je n’avais pas viré complètement fou. Et ça compte bien plus que vous ne vous en doutez peut-être. Le problème, c’est que ce sont les plus énervés qui parlent le plus fort, et j’en ai soupé qu’ils me soufflent dans les bronches. C’est à toi, auguste lectorat – toi que j’ai toujours désigné par cette appellation facétieuse comme « les gens qui se sentent intéressés et veulent prendre un verre » – que je parle, pas à eux.

Parce que, je l’ai lu, on me l’a dit de visu (merci également aux personnes qui m’ont arrêté aux dernières Imaginales pour me le dire, d’ailleurs), il y a des gens qui ont plaisir et intérêt à lire tout ça et, vous savez quoi ? C’est parfait : je n’ai jamais prétendu m’adresser à tout le monde, je cherche juste à payer ma dette karmique et, ce faisant, peut-être apprendre aussi des trucs au passage (il paraît que l’on comprend vraiment quelque chose le jour où l’on peut l’enseigner). C’est ce que dit l’article épinglé sur mon profil Twitter (qui devrait servir de notice, mais visiblement, ça marche moyen). Je ne force personne à m’écouter et en plus, c’est gratuit, alors, c’est quoi le problème, à la fin ?

Je n’ai aucune envie de réduire mes profils de réseaux commerciaux à un enchaînement de réflexions et de liens consensuels (voici des chats, la guerre c’est mal, je trouve que le bleu est une belle couleur mais je respecte tous ceux qui préfèrent le rouge). L’expérience prouve de toute façon que quelqu’un, quelque part, sera toujours offensé par ce qu’on dit2. Je n’ai aucune envie de raconter ma vie personnelle non plus – je suis un introverti et de toute façon, j’ai toujours considéré que ma vie, on s’en tape royal. Ce qui m’intéresse est drôle, intriguant, potentiellement provocateur, et évidemment il y a tout ce qui entoure la pratique de l’art et de l’écriture (je dirais que c’est presque une définition croisée), or une discussion construite, entretenir un dialogue sur ces questions sur la longueur, comme on le fait depuis des années pour certain.e.s d’entre vous, est manifestement impossible sur un réseau commercial. Ou du moins, des meilleurs que moi s’y sont essayé. Moi, je passe l’éponge : je ne suis pas (plus) taillé pour ça.

Enfin, je me sens de plus en plus en butte envers les modèles commerciaux de ces réseaux, les innombrables atteintes à la vie privée de Facebook, et ça me scie un peu la cage thoracique de continuer à entretenir ces entreprises par une participation active (en gros, en leur fournissant des statuts).

Donc, lancer des discussions, la présence soutenue et attentive, c’est terminé. Dorénavant, mes profils sur les réseaux commerciaux ne seront plus que des têtes de pont strictes, s’organisant autour de trois axes. a) Répondre aux commentaires et aux questions, bien sûr. b) Relayer les bonnes nouvelles des amis (et les soutenir, moi aussi).

Et enfin, c) relayer des articles construits postés ici, là où je suis chez moi, où ça m’appartient, où je peux contribuer à créer et entretenir une communauté positive et respectueuse, où je modère attentivement les commentaires et où, surtout, je peux développer 3 une idée un peu plus à mon aise, si besoin. On continuera à discuter comme avant, bien sûr, même si ça rendra le contenu plus difficile à trouver, parce que les médias modernes sont ainsi faits (voir : l’Internet, l’âge d’or de l’agitprop). Mais en fait, si ça tient éloignés les fâcheux, c’est un avantage.

Attention, ça reste un blog, donc le contenu est par nature expérimental, volatil, ça n’est pas un manuel. Mais l’énergie récupérée me permettra probablement de retrouver plus de légèreté et de liberté y compris dans les articles ici, de lâcher prise pour de bon, de me concentrer sur l’écriture romanesque (mon vrai métier, hein) et surtout, d’arrêter de me coller la rate au court-bouillon. On pourra toujours me joindre par ces profils bien sûr (mais il vaut mieux préférer le mail), cependant j’y serai bien moins présent pour me recentrer sur ce qui, pour paraphraser Marie Kondo, me donne de la joie, et c’est : conserver la qualité de nos échanges, sans parasites sur la ligne.

PS d’importance : si vous avez suivi les feuilletons, je vous demande instamment de ne PAS relancer quoi que ce soit, de ne pas vous en prendre, même par une saillie oblique, à qui que ce soit. En ce qui me concerne, les affaires sont closes, ma décision est prise, je m’enlève un énorme poids psychologique, et peut-être même, au final, devrais-je remercier collectivement les responsables pour cette aide involontaire à me concentrer, professionnellement et personnellement, sur ce qui compte vraiment. Si vous voulez exprimer votre soutien, envoyez-moi juste un emoji baleine ou dauphin, ça suffira largement et je saurai ce que ça veut dire. Merci encore, ainsi que pour vos voix modérées (et pour les critiques constructives également, qui sont toujours bienvenues). Passons tous à autre chose, une seule chose compte, dans les mots de Neil Gaiman : « Make good art ».

  1. J’adopte céans l’usage d’un bon ami, qui rappelle que ces réseaux sont tout sauf sociaux puisqu’ils vivent de nos données : attendez-vous à ce que je le sorte partout.
  2. En 2016, je disais : On sait que Desproges disait « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » ; à l’heure des réseaux sociaux, où l’on s’adresse potentiellement à tout le monde, il vient qu’on ne peut plus rire de rien avec personne.
  3. Les habitués de longue date sauront qu’il m’arrive d’amender du contenu à la suite de discussions, et c’est très bien. C’est bien pour ça que dans l’introduction de chaque épisode de Procrastination, nous disons « on n’a pas la science infuse ».
2019-07-15T09:33:35+02:00mardi 9 juillet 2019|Journal|46 Comments

Une expérience et un cadeau pour les abonnés de la liste de diffusion début mars

Okay. J’avoue que ces temps-ci, je profite à fond de la caisse de résonance qu’est Facebook pour dire du mal de Facebook, NON L’IRONIE NE M’ÉCHAPPE PAS mais bon – comment mieux clamer les crimes (car à ce stade, ce sont des crimes) de cette entreprise qu’en profitant au mieux de l’outil, hein ? Parce que c’est méta, c’est XXIème siècle, plus rien n’a de sens, on va tous mourir (un jour).

Je fais campagne depuis des années, de loin en loin, pour qu’on ressuscite ce bon vieux RSS, et surtout pour vous, utilisateurs et trices, sachiez que cela existe, que c’est vachement facile à utiliser, et que ça vous garantit une information assemblée par vos soins, non filtrée, et indépendante de toute plate-forme californienne à la moralité aussi puritaine que douteuse (ce qui est un putain d’exploit quand on y pense). L’article est ici, allez-y, c’est gratuit, et ça peut vous libérer un peu plus.

Au début du mois, j’ai réalisé un petit sondage informel sur Facebook : les amis, êtes-vous toujours là ? La réponse fut oui, même si, concernant les statistiques du présent site, le réseau bleu représente une goutte d’eau par rapport aux visites : environ 500 par mois sur un total de 10 à 14000 en fonction des mois (5%, quoi). (Si vous n’êtes pas au courant, Facebook trie à votre place le contenu que vous voyiez ; les pages auxquelles vous êtes abonné.es doivent payer pour arriver à vous passer leurs infos… pour lesquelles vous avez pourtant exprimé votre intérêt.) Donc, j’y suis, j’y reste, mais j’aimerais bien, si on pouvait y arriver, essayer de décaler un peu l’audience vers d’autres moyens de com’ (en ce qui concerne mes propres infos : RSS ou lettre d’information) parce que, beh, j’aime pas être complice d’une entreprise criminelle, c’est un peu comme manger de la baleine (oui, je ne recule devant aucune image vile).

Donc, petite expérience, parce que, comme on dit en game design, le mieux ça reste de faire plaisir (OK, on dit pas exactement ça, mais c’est l’idée).

Début mars, j’enverrai avec ma lettre d’informations mensuelle (KWI) un petit cadeau à tous les abonné.es, sous forme d’une réduction substantielle (parrainage) sur un des outils principaux de productivité que j’utilise au quotidien dans mon boulot d’auteur et d’indépendant. Alors évidemment, le but c’est de vous inciter à vous abonner à ladite liste, hein, puisque ça ne sera envoyé que là, on ne va pas se mentir, on est entre nous, et tu sais, auguste lectorat, que j’aime pas trop les manœuvres de marketeux, mais c’est une expérience. Donc, on expérimente. Attention, la réduction ne sera envoyée qu’une fois et limitée dans le temps : une fois que c’est parti, c’est fini, et Capri aussi.

La lettre est typiquement envoyée dans la première semaine du mois, donc vous avez jusqu’à la fin février (qui est le mois plus court le plus court de l’année ! RHO LE PIÈGE DAVOUST EST VENDU AU GRAND CAPITAL) pour vous inscrire. Par exemple là :

Rejoignez les 303 abonnés à ce site : pour ne manquer aucune information, entrez votre

Vous affirmez avez pris connaissance de la politique de confidentialité du site. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment à l'aide des liens contenus dans chaque message.

Et sinon, je continue à relayer les trucs comme d’habitude sur Facebook et les autres réseaux, et je ne compte pas arrêter. Donc pas de pression. Mais une bière, si vous voulez.

2019-03-02T08:00:13+02:00lundi 25 février 2019|À ne pas manquer|2 Comments

Procrastination podcast S03E11 : « Les moyens de médiatisation à disposition des auteurs »

procrastination-logo-texte

Deux semaines ont passé, et le nouvel épisode de Procrastination, notre podcast sur l’écriture en quinze minutes, est disponible ! Au programme : « Les moyens de médiatisation à disposition des auteurs« .

Pendant de la première publication : comment porter à la connaissance du public son livre à présent disponible pour le vaste monde ? Quels sont les moyens de communication à disposition des auteurs, et dans quel but réel peut-on s’en servir ? Laurent rappelle les dispositifs intégrés à la chaîne du livre, notamment le rôle de l’attaché.e de presse. Mélanie introduit que ces opérations se font toujours dans une optique de partenariat avec l’éditeur, et sont donc en relation avec l’échelle de celui-ci. Impossible ensuite de ne pas parler d’Internet et du rôle qu’il joue aujourd’hui – et Lionel, en particulier, martèle qu’utiliser Internet comme un média strictement publicitaire est probablement voué à l’échec.

Références citées
– Stefan Wul

Procrastination est hébergé par Elbakin.net et disponible à travers tous les grands fournisseurs et agrégateurs de podcasts :

tumblr_n7wj8rqhsm1qenqjeo1_1280     soundcloud_logo-svg     youtube_logo_2013-svg     rss-feed
Bonne écoute !

2019-05-04T18:45:52+02:00vendredi 15 février 2019|Procrastination podcast, Technique d'écriture|Commentaires fermés sur Procrastination podcast S03E11 : « Les moyens de médiatisation à disposition des auteurs »

Hibernation partielle et temporaire de correspondance [annonce de service]

© Antenne 2 / RTBF

Auguste lectorat, à travers les articles de productivité de ce blog, il reste en filigrane un domaine dont je me tiens usuellement loin, car je suis chroniquement en retard dessus, et c’est la correspondance. Par là, j’entends : les mails, mais aussi tout ce qui s’y apparente (et notamment ce cavalier de l’Apocalypse qu’est Facebook Messenger – rappel, on peut s’affranchir des apps Facebook en toute impunité). J’ai (je ne plaisante pas) fait des formations pour arriver à mieux suivre l’action, et j’ai les principes théoriques ; et fugacement, tel le changement climatique, j’arrive de plus en plus en souvent à rester à jour d’année en année. Mes excuses, constantes et confuses, pour la manière dont 4/5 de mes mails débutent (« héééé, désolé de répondre aussi tard, mais j’ai été submergé… »)

Franchement, ce n’est pas que je ne veux pas, je suis joie de recevoir des messages et d’entretenir le contact – si je pouvais, tel un écrivain rentier du XIXe, je passerais ma vie à écrire des mails et un paragraphe de roman chaque jour. Hélas, les dates de rendu sont ainsi faites qu’en ce moment, j’ai un peu le feu au lac, et plutôt de me dire que haha, oui, je vais réussir à tout faire dans le temps (bref) qui me reste, je vais m’efforcer d’être un peu plus sage, et admettre ma défaite temporaire (Mais ! Ce n’est ! Que ! Partie remise ! Spartaaaaaa). Ladite sagesse est probablement une conséquence positive du time-blocking : tu vois qu’il n’y a que 24h dans la journée, tu constates que tu dois en dormir 7 pour rester vaguement éveillé, manger pendant 2, etc… Eh bien, tu constates ce que tu peux faire, de manière réaliste. Et vu le rapport volume / temps / ambition (c’est un rapport à trois, ouais) d’écriture qu’il me reste, je dois, hélas, faire des choix.

Et c’est donc la mort dans l’âme et avec toutes mes excuses les plus navrées que je dois, en toute honnêteté, déclarer une banqueroute temporaire sur ma correspondance et une entrée partielle en hibernation. Je tiens absolument à terminer La Fureur de la Terre convenablement, à laisser suffisamment de temps en amont à ma directrice d’ouvrage et mon éditeur pour faire leur travail, et cela veut donc dire que je dois me lancer dans une dernière course de fond vers la ligne d’arrivée, avant de pouvoir refaire un peu mieux surface en 2019, tel Le Bateau. Et que donc, je dois choisir entre le four et le moulin, si possible sans me cramer dans l’un ni me faire broyer par l’autre.

En conséquence, voici ce que je vais assurer sans faute jusqu’à (à la louche) fin janvier : 

  • Assurer écriture et corrections La Fureur de la Terre, avant toute chose ;
  • Assurer bien entendu la production de Procrastination qui, moi vivant, ne sera jamais retardée, fichtre ;
  • Faire vivre le blog (du moins jusqu’à la déconnexion annuelle pendant les fêtes) ;
  • Faire coucou sur Facebook et Twitter ;
  • Surveiller ma correspondance pour répondre aux urgences (notamment professionnelles). Je ne disparais pas, hein. 

En revanche, voici ce que, à mon grand regret, je doute de pouvoir assurer fidèlement (enfin, ça va être encore pire que d’hab, arghhh) : 

  • Toute autre forme de correspondance. Notamment Facebook Messenger (probablement le pire moyen pour me joindre, d’ailleurs. Je pense qu’un pigeon voyageur avec une clé USB autour du cou a plus de chances de me trouver) et les demandes d’amis Facebook (je ne suis plus actif sur mon compte personnel depuis deux ans, uniquement sur la page, mais c’est bel et bien moins derrière. En même temps, vu le nombre d’idioties qui y sont postées, ce serait difficile d’en douter).

Si, donc, vous ne recevez pas de réponse de ma part, ce n’est vraiment pas que je vous snobe, c’est que je suis submergé, et plutôt que de vous le dire piteusement dans deux mois, je préfère vous le dire piteusement tout de suite, et avec un peu de chance, vous m’en voudrez moins. Toutes mes excuses, par avance, et mes immenses remerciements pour votre compréhension que, j’ai l’outrecuidance de le supposer, parce que vous êtes des gens bien, vous m’accorderez, enfin, je crois, sinon, j’ai encore plus de problèmes que prévu.

Désolé. Et merci. Pour me faire pardonner, un chat TROP MEUGNON (un peu une allégorie de moi en-dedans, en ce moment, d’ailleurs).

2018-11-22T18:10:22+02:00lundi 26 novembre 2018|Journal|Commentaires fermés sur Hibernation partielle et temporaire de correspondance [annonce de service]

Accéder à Facebook en mobilité… sans l’app Facebook (qui est le Mal)

Facebook, c’est probablement ce qui s’approche le plus d’un des cavaliers de l’Apocalypse, un autre étant Donald Trump, et… non, en fait, plus j’y réfléchis et plus a) c’est pas cool pour les cavaliers de l’Apocalypse et b) ils ne sont que quatre et y a largement trop de candidats aux postes par les temps qui courent.

Donc : parmi les comportements déloyaux et insupportables du réseau bleu, il y a celui de son application. L’application Facebook bouffe ta batterie (et tes enfants), pourrait bien écouter ton smartphone pour te « rendre service » (probablement le même raisonnement qui consiste à dire que la pub est « utile »), a longtemps joué un son inaudible en fond pour que l’app reste active (et donc collecte des données)… Facebook, c’est vraiment le mal, on a tout intérêt à revenir au bon vieux RSS pour organiser sa veille, mais bon, on n’a pas forcément le choix d’être dessus, pour diverses raisons. Prenons moi, par exemple, parce que je trouve que c’est un bon exemple, je ne suis pas du tout partial : s’il ne tenait qu’à moi, j’aurais #deletefacebook depuis au moins trois baux (pluriel d’un bail, on est d’accord) MAIS, auguste lectorat, tu t’y trouves, et je ne veux pas te laisser tout seul (ou, plus sérieusement, me couper de cet important canal d’échange où les conversations – chouettes par ailleurs ! – ont lieu).

Mais alors ? Comment s’affranchir, tel un beau timbre, de cette application démoniaque ? J’en parle, parce que c’est une astuce finalement assez mal connue, constaté-je, et donc, faisons-la connaître.

La version la plus simple : Facebook offre un site web mobile qui présente quasiment toutes les fonctionnalités de l’app… sans l’app. Il est donc entièrement possible de virer manu militari l’app de son téléphone, et d’accéder uniquement au réseau via son navigateur. (On peut, dans la foulée, virer cet étron de Messenger avec, dès lors qu’on ne veut pas avoir les notifications – et vous devriez les avoir désactivées depuis toujours, donc ça n’a pas d’importance – parce que le site mobile offre aussi accès à Messenger.) Pour un raffinement d’esthète, tous les navigateurs mobiles dignes de ce nom proposent d’ajouter un lien direct vers le site en page d’accueil : ça simule l’apparence d’une app, sauf que ! Non ! Haha ! Sous Safari, c’est dans la feuille de partage (capture d’écran par ici ou par là).

Raffinement supplémentaire : pour éviter les manipulations agaçantes et ajouter quelques fonctionnalités pratiques, il existe des apps qui se proposent d’encapsuler le site mobile de Facebook dans une app à part entière… mais qui n’est pas Facebook non plus. Sur iOS, j’utilise Friendly (lien d’affiliation) qui existe en version gratuite financée par la pub, ou sans contre un achat intégré modique (aussitôt acheté, parce que le but, c’est justement de s’affranchir de la pub). Pour info, Friendly propose aussi la même chose pour Twitter, ce qui permet de tout rassembler au même endroit. J’ai moins de griefs contre l’application mobile de Twitter, mais si jamais ça vient, je saurai quoi faire. Je suis sûr qu’il existe des tas d’autres applications similaires tout aussi bonnes, ainsi que sur Android, à vous de voir.

Un mot d’avertissement quand même : le générateur de code Facebook est associé à l’application mobile. Plus d’app, plus de générateur de code, ce qui peut compliquer votre connexion à de nouveaux appareils quand le réseau voudra bien s’assurer que vous êtes bien vous et pas un hacker qui dira à tout le monde comment il a gagné un Samsung Galaxy S-trente-douze en envoyant POUTINE au 7 20 20. En gros, il faudra demander tous ses codes de validation par SMS et non plus avec le générateur. Mais pour moi, ce petit désagrément (présent uniquement à la première connexion sur un nouvel appareil) en vaut très, très largement la chandelle.

2019-06-01T14:36:15+02:00mardi 20 novembre 2018|Best Of, Lifehacking|6 Comments