Autour de L’Héritage de l’Empire, une semaine d’émissions à partir de ce soir

Depuis le début de « Les Dieux sauvages », Natalie R me fait l’honneur et l’immense plaisir de me recevoir dans son émission sur Fréquence 8, Il était une fois un livre, pour une semaine de discussion autour de la fantasy, des genres, de leur lien avec la littérature générale et, bien sûr, de la saga !

À partir d’aujourd’hui à 17h15 et jusqu’à vendredi commence la diffusion de ces entretiens réalisés cette fois pour la sortie de L’Héritage de l’Empire, suivis par un moment de lecture en musique réalisé par Natalie, avec sa splendide voix de conteuse.

➡️ Pour écouter Fréquence 8, rendez-vous sur 90.5 FM ou sur le site de la radio pour la diffusion par Internet.

2021-02-12T18:03:16+01:00lundi 8 février 2021|Entretiens|Commentaires fermés sur Autour de L’Héritage de l’Empire, une semaine d’émissions à partir de ce soir

Pour la première fois, une catégorie Jeu Vidéo dans les prix Hugo (mais temporaire pour l’instant)

C’est chouette, mais j’ai quand même envie de dire qu’il était temps (à vrai dire, je pensais naïvement que c’était déjà le cas) :

Pour mémoire, les prix Hugo font partie des prix les plus prestigieux de l’imaginaire mondial, décernés par vote des membres de la World Science Fiction Society (même si, comme ce sont les participants aux Worldcon qui votent, cela concerne dans l’écrasante majorité des cas des œuvres en langue anglaise, donc cela concerne surtout l’imaginaire étasunien…). DisCon III est la convention mondiale de cette année.

En revanche :

C’est donc temporaire pour cette année car :

Les prix Hugo étant pluridisciplinaires (on y trouve des catégories podcast, cinéma, télé), il me paraît incompréhensible que la catégorie jeu vidéo, en 2020, n’existe pas encore. C’est le média où l’imaginaire domine littéralement l’ensemble de la production (de Mario à Silent Hill en passant par WarCraft, EVE Online et Monkey Island), la porte d’entrée principale vers ces univers pour toutes les jeunes générations ; reconnaître cette forme comme faisant partie de la famille me semble non seulement indispensable, il y a urgence. Le jeu vidéo ne parle pas que d’imaginaire en 2020 l’année mondiale des confinements (et il le fait souvent brillamment – Gris, Journey, Hellblade: Senua’s Sacrifice…), c’est l’un de ses vecteurs majeurs depuis littéralement toujours. (Le jeu vidéo se démocratise dans les années 1980… soit il y a près de quarante ans.)

Si cette catégorie ne devient pas permanente après une délibération et un vote qui tiennent de la formalité, je ne comprends pas.

2020-12-07T18:34:58+01:00mercredi 2 décembre 2020|Le monde du livre|4 Commentaires

L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) est DISPONIBLE !

Et c’est une grande joie pour moi !

Couv. Alain Brion

Je suis pucelle, Héraut, Messagère, Mère des miséreux. Guerrière Invincible et Rédemptrice. Je suis une statue comme les effigies de Linnaÿs, et nul ne sait ce qu’il y a sous la pierre.

La guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. 

L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Eglise de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. 

Mais au fond de l’abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

C’est le plus gros roman que j’aie jamais écrit – plus d’1,7 millions de signes, près de 1000 pages – mais il fallait bien cela pour donner toute la mesure de ce qui se passe dans ce tome. J’avoue que j’ai l’impression d’avoir comprimé deux ans de travail en un, mais, hé, fallait bien occuper le confinement, pas vrai ?

Le livre est donc disponible chez tous les libraires ainsi qu’en numérique. Les 55 premières pages sont disponibles ci-dessous, mais si vous découvrez la série, il faut mieux commencer par La Messagère du Ciel… 

… livre qui, ça tombe bien, vient de ressortir chez Folio SF et se trouve en numérique à -50% jusqu’au à la fin du mois :

Je suis vraiment ravi que celui-ci soit libéré dans le monde, avec tout ce qu’il révèle sur la saga. J’ai hâte que vous l’ayez entre les mains, on se donne rendez-vous en événements dès qu’il pourra s’en tenir de nouveau et, pour ma part, j’ai déjà commencé le voyage de La Succession des Âges, cinquième et dernier tome de la série, qui paraîtra au printemps 2022.

2021-09-08T18:04:08+02:00vendredi 20 novembre 2020|À ne pas manquer|13 Commentaires

L’exposition fantasy de la BnF en ligne s’enrichit pour Halloween

On ne dirai jamais assez de bien (et on ne répercutera jamais assez) le travail titanesque accompli par la Bibliothèque nationale de France autour de la fantasy – 

Cliquez pour y aller !

– exposition virtuelle qui est maintenant disponible en anglais, pour mémoire.

À l’occasion d’Halloween, l’exposition enrichit son contenu autour des sorcières, des monstres, des sorciers : tous les albums sont disponibles ici, et pour tout visiter, une seule adresse :

➡️ https://fantasy.bnf.fr/

2020-10-25T10:38:24+01:00mardi 27 octobre 2020|Le monde du livre|Commentaires fermés sur L’exposition fantasy de la BnF en ligne s’enrichit pour Halloween

L’Héritage de l’Empire (« Les Dieux sauvages » 4) sortira le 20 novembre ! Couverture et précommandes !

Le site a changé de couleur, vous avez vu ? Ne tergiversons pas.

Couv. Alain Brion

BAAAAAAM

Cela fait un moment que je l’ai vue et que je trépignais qu’elle sorte : c’est chose faite ! Vous pensez que ça ne rigolait pas dans La Fureur de la Terre ? Ahaha. Cette couverture est parfaite à plus d’un titre (et merci, encore, à Alain Brion). Pour savoir pourquoi… 

… il faudra attendre le 20 novembre, date de sortie dans l’univers entier du roman, tome 4 de la saga « Les Dieux sauvages » et avant-dernier, donc !

J’ai l’impression de dire cela à chaque fois, mais : c’est le livre le plus ambitieux que j’aie jamais écrit. (Ce qui était une merveilleuse idée pendant une pandémie mondiale, un accident à la main et des projets personnels d’envergure, bien sûr.) Il dépasse les 900 pages (1,7 millions de signes, sachant que j’en ai bien écrit 2 millions au premier jet). Il passe la Rhovelle et les personnages au presse-purée de la guerre et des manipulations divines. Le dernier tiers est littéralement un roman dans le roman. Et la vraie nature du conflit entre les dieux sauvages, ainsi que celle de certains alliés, éclate au grand jour.

Bref, j’en suis content comme rarement, et je trépigne de l’avoir entre les mains, et que vous aussi.

Pour information, les précommandes sont d’ores et déjà possibles. N’hésitez pas à le demander à votre libraire (aux seules et uniques éditions Critic !), sinon toutes les plate-formes de livres électroniques (sauf Google) offrent déjà la possibilité du pré-achat, voir par exemple ici.

La quatrième de couverture

La guerre entre les dieux sauvages fait rage. La forteresse de Rhovelle, Loered, est isolée ; Mériane, la Messagère du Ciel, l’espoir du peuple, dispose d’une armée qu’elle ne peut déployer. Ganner fait route librement vers Ker Vasthrion, où gît un pouvoir qui offrira à Aska la domination totale. Wer est en train de perdre, et dans les hautes sphères du pouvoir, les hommes se raccrochent à l’espoir insensé que la vertu les sauvera. 

L’union des provinces et l’ultime résistance contre l’envahisseur démoniaque doit venir d’un symbole fort. Face à la main-mise du clergé sur le pouvoir, il faut un nouveau roi à la Rhovelle. Parallèlement, l’étau se resserre autour de Mériane : quitte à tout perdre, l’Eglise de Wer ne saurait accepter qu’une femme la sauve. Trahie par ses alliés, rongée par l’usage prolongé de son armure de l’Ancien Temps, la Messagère du Ciel se voit glisser inexorablement dans les ténèbres. 

Mais au fond de l’abysse l’attend la clé pour mettre un terme définitif à la guerre. La vraie nature de Dieu.

2020-11-20T17:38:46+01:00lundi 19 octobre 2020|À ne pas manquer|2 Commentaires

La Messagère du Ciel en poche : couverture, date de parution !

Nous y sommes ! J’ai dit tout mon plaisir de voir La Messagère du Ciel réédité chez Folio SF… Les informations ont éte annoncées sur le site officiel, alors cessons de battre autour du buisson, comme on dit outre-Atlantique.

Est-ce que ça ne tue un peu, ça ? 👇

Couv. Georges Clarenko

Un immense merci à Georges Clarenko pour sa vision de la guerre askalite, terriblement fatale et symbolique !

La Messagère du Ciel est le premier volume de la série « Les Dieux sauvages », dont le tome 4 (sur 5), L’Héritage de l’Empire, sortira cet automne. J’ai eu le grand honneur de voir le livre couronné par le prix Elbakin.net du roman de fantasy francophone en 2017 et le prix Imaginaire découverte des Petits mots des libraires en 2018. C’est une vaste saga chorale, qui mêle les codes de la fantasy, du post-apocalyptique, qui s’inspire de la Guerre de cent ans… et qui part là où on ne l’attend pas. « Les Dieux sauvages » fait partie de l’univers plus vaste d’Évanégyre, mais il n’est absolument pas nécessaire d’avoir lu les autres récits pour apprécier la saga – elle forme au contraire une excellente porte d’entrée.

Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

La date de sortie provisoire annoncée par Folio sur le site est le 1e octobre 2020, pour le doux prix de 8,50 €.

J’espère avoir l’occasion de pouvoir sortir dans le vaste monde pour vous (re)présenter cette saga qui représente mon projet le plus ambitieux à ce jour – peu avant, donc, la sortie de L’Héritage de l’Empire !

2020-10-05T20:25:27+02:00lundi 20 juillet 2020|À ne pas manquer|2 Commentaires

La Route de la Conquête GRATUIT en numérique pour tenir pendant le confinement ! [72 heures]

Avec des MAJUSCULES parce que c’est IMPORTANT auguste LECTORAT :

Couv. François Baranger

Les éditions Critic et moi sommes heureux de nous associer à l’opération Bol d’Air, qui offre un livre électronique par jour pour aider à tenir pendant le confinement.

Pendant 72 heures, La Route de la Conquête est donc disponible gratuitement au téléchargement en vous rendant sur le site dédié. Pas de fil à la patte, pas d’inscription à une liste de diffusion cachée, juste la possibilité de télécharger le bouquin et plein d’autres extrêmement chouettes pour… ne pas devenir chèvre, comme cette bannière que j’adore le propose.

En espérant que le livre vous fera voyager ! (Petit bonus si vous connaissez « Les Dieux sauvages » ou Port d’Âmes : certains textes de La Route de la Conquête s’y relient subtilement…)

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.

Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.

> L’opération Bol d’Air <

2020-04-18T08:53:12+02:00mardi 14 avril 2020|À ne pas manquer|6 Commentaires

La fantasy : un site événement chez la Bibliothèque nationale de France

Attention, énorme travail : la Bibliothèque nationale de France vient de mettre en ligne un site splendide, à la fois jeu, exposition virtuelle et essai sur le genre de la fantasy, depuis ses sources jusqu’à son essor contemporain. Avec une immense équipe où l’on retrouve bien sûr Anne Besson (autorité en France, directrice du Dictionnaire de la Fantasy), un splendide habillage graphique et un contenu à la fois fouillé et accessible, c’est une magnifique célébration du genre (et l’idéal pour une entrée en matière, et expliquer à ta grand-mère en quoi, oui « Harry Potter » c’est de la vraie littérature).

Et notons également une belle place réservée à la fantasy française (qui des choses à faire valoir !), un retour sur son historique et des entretiens brefs avec des auteurs, traducteurs, membres du milieu associatif (comme Elbakin.net) (dont j’ai eu l’honneur de faire partie).

Merci à la BnF pour cette splendide réalisation et à toute l’équipe, et pour le focus effectué sur notre genre depuis plusieurs mois (rappelons le dossier de la revue, l’année dernière, portant sur la construction de mondes imaginaires). Une saison entière réservée à la fantasy est en cours, avec expositions et conférences.

2020-02-10T01:09:11+01:00mardi 21 janvier 2020|Entretiens, Le monde du livre|1 Commentaire

Tolkien est-il indépassable ?

La semaine dernière, une enquête de Lloyd Chéry et Phalène de La Valette à signaler dans Le Point Pop sur ce sujet, à lire gratuitement en ligne : Tolkien est-il indépassable ?

Star d’une formidable exposition qui ouvre ce mardi à la BNF, l’auteur du « Seigneur des Anneaux » est-il encore l’alpha et l’oméga de la fantasy ?

Avec nombre de points de vue de critiques, universitaires, et auteurs de fantasy contemporains dont ton serviteur, auguste lectorat : c’est à découvrir ici.

Merci à Lloyd Chéry de m’avoir invité à donner mon avis sur le sujet ! Comme j’ai une opinion du Maître qui n’est pas exclusivement laudative, « dans l’intérêt de la raison » et pour futur archivage, voici l’intégralité de nos échanges sur la question de Tolkien comme référent(ce) :

Je voulais en savoir plus sur ta vision critique de Tolkien, et comment tu te positionnais en tant qu’auteur face à ce monstre sacré ? 

Les monstres sacrés, pour moi, sont là pour être questionnés, interrogés, malmenés même – toujours avec respect, et en les remerciant de la voie qu’ils ont ouverte, mais dans le but d’aller au-delà. C’est la dynamique même de la création. Et Tolkien a ouvert d’un seul coup tout un domaine qu’on entrevoyait à peine avant lui, ce genre qu’on a baptisé fantasy, et sans lui, très clairement, je ne serais pas là – voilà pour la dette, immense ! Cependant, la vénération qu’on lui porte, comme s’il était l’alpha mais aussi l’omega du genre, une sorte d’idéal indépassable, me semble erronée, et même dommageable. 

L’influence de Tolkien a été si vaste et son approche si novatrice que son œuvre a eu aussi pour moi deux influences délétères (même s’il n’y est pour rien !). D’une part, Le Seigneur des Anneaux a été un succès si fracassant que, pendant des décennies, l’édition américaine cherchait à s’inscrire dans son sillage, parfois à la limite de la redite, éclipsant des usages plus novateurs du merveilleux et du mythe dans les littératures de l’imaginaire (je pense à Roger Zelazny, qui pendant très longtemps, n’était même pas identifié comme écrivant de la fantasy – alors que « Les Princes d’Ambre »…). D’autre part, son travail de création de monde était si impressionnant que la majorité des exégèses et des études mettent l’accent sur cet aspect-là ; c’est passionnant, mais à mon sens, c’est un peu fallacieux. Je pense résolument qu’il faut une bonne histoire pour amener le public à un univers fouillé, ce que Bilbo et Le Seigneur des Anneaux ont apporté, mais que sans cela, un monde, aussi détaillé soit-il, reste lettre morte. Mettre un tel accent sur le travail de création de monde (prodigieux, je le répète) contribue à créer l’impression (y compris chez quantité de jeunes auteurs) qu’une histoire de fantasy, c’est avant tout un monde. Or, je suis fermement en désaccord, et l’histoire de la publication du Silmarillion elle-même le montre : c’est avant tout une histoire… dans un monde intéressant. Mais on vient au monde à travers l’histoire – jamais l’inverse. 

J’ai eu l’honneur il y a quelques années de partager une table ronde aux Utopiales avec Brandon Sanderson, et il avait eu cette phrase qui me semble éminemment juste, je cite de mémoire : « Ce qui est intéressant avec la fantasy d’aujourd’hui, c’est que les auteurs actuels se sont nourris d’auteurs qui, à leur époque, s’étaient eux-mêmes nourris de Tolkien. » En d’autres termes : nous sommes à une troisième, peut-être une quatrième génération d’auteurs de fantasy. Par conséquent, le genre s’est développé, ramifié, diversifié, ses codes ont été critiqués, remis en cause, bref : il s’est libéré de l’influence écrasante de Tolkien et a évolué très au-delà. Toute œuvre, surtout si elle est fondatrice, est faite pour être prolongée, et au bout du compte, dépassée. En résumé, Tolkien, pour moi, est Victor Hugo : un classique que je respecte et remercie pour son influence et son héritage. Mais le genre, et la littérature elle-même, sont allés, depuis, beaucoup plus loin. Et c’est tant mieux. 

2019-10-28T01:26:23+01:00lundi 28 octobre 2019|Entretiens|3 Commentaires

La Revue de la BnF n°59 : Dossier création de mondes imaginaires [entretien]

Anne Besson et Frédéric Manfrin ont dirigé le dossier du numéro 59 de la prestigieuse Revue de la Bibliothèque nationale de France, et ce mois-ci, elle ouvre ses portes à la notion de worldbuilding, la création de mondes imaginaires contemporains, avec un prodigieux Cthulhu de François Baranger (si je ne me trompe pas) en couverture :

À l’heure où la fantasy séduit de plus en plus (Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones…), plaçant les « mondes inventés » au cœur de la culture populaire, ce dossier s’interroge sur leurs formes et leurs usages en confrontant le regard des historiens du genre à celui des spécialistes des médias et des créateurs, qu’ils soient écrivains ou concepteurs de jeux.

Bravo, et un immense merci à Anne Besson (professeure agrégée de littérature générale et comparée, spécialiste de la fantasy, directrice du Dictionnaire de la fantasy chez Vendémiaire, prix Imaginales 2019) et Frédéric Manfrin (chef du service Histoire au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme de la BnF) pour ce numéro événement qui invite en grand l’imaginaire, les genres et tout particulièrement la fantasy dans ses pages, et pour cette exploration de tout ce processus créatif.

Il y sera question de Tolkien, bien sûr, de cartes, mais aussi de fantasy française, de jeu de rôle, de films et séries, de jouets… Au sommaire :

C’est pour moi un merveilleux honneur de faire partie des trois entretiens du dossier (avec Karoline Georges et Jean-Philippe Jaworski). Nous parlons d’Évanégyre avec Anne Besson, la genèse de l’univers, son évolution et surtout comment ménager cohérence et fraîcheur dans une narration au (très) long cours.

La revue est disponible en librairie, sur commande éventuellement, ou bien directement sur le site des éditions de la BnF.

2019-11-14T23:36:37+01:00mercredi 16 octobre 2019|À ne pas manquer, Entretiens|5 Commentaires
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